Parce qu’il n’y a pas que l’argent dans la vie, il y a aussi notre avis !
Petit retour sur ce qui a fait notre voyage pendant plus d’un mois.

 

Transports

Compte tenu de la taille de la Chine et donc des grandes distances à parcourir pour ralier 2 régions, nous avons passé pas mal de temps dans les transports. Plus de 82 heures de bus, train, vol !
Privilégiant les nuits pour nous déplacer, nous avons aussi pu profiter des paysages lors de nos trajets de jour. Deux vols intérieurs ont été pris pour gagner 24h de trajet. Et de fatigue.
D’autre part nous n’avons quasiment jamais pris les transports en commun dans les villes. C’est pourquoi au delà des randonnées et autres escapades montagneuses, nous avons parcouru 700km à pieds en 37 jours. Soit 19km en moyenne par jour. L’usure des chaussures, ça compte !
Le réseau de transport chinois est suffisamment dense pour toujours trouver une solution ou tout du moins un compromis. Une seule randonnée a du être annulée faute de temps et de courage pour affronter 2 jours de transports pour 2 jours sur place. Les Gorges du Saut du tigre, ça sera pour une prochaine fois !

PS : néanmoins si quelqu’un pouvait se dévouer pour faire une application  non chinoise pour les réservations de bus, cela faciliterait tellement la vie et il aurait notre reconnaissance éternelle !

700km à pieds soit un « Paris-Toulon » à vol d’oiseau !

Les transports en km :
1. Pékin – Xi’an : 1200 km
2. Xi’an – Zhangjiajie : 930 km
3. Zhangjiajie – Chengdu : 1130 km
4. Chengdu – Kangding : 400 km
5. Kangding – Tagong : 220 km
6. Tagong – Kangding : 220 km
7. Kangding – Emei : 300 km
8. Emei – Kangding : 300 km
9. Kangding – Chengdu : 325 km
10. Chengdu – Kunming : 900 km
11. Kunming – Xinjie : 550 km
12. Xinjie – Kunming : 550 km
Plus de 7000 km en transport donc. Un grand pays n’est-ce pas ?

+ d’info pratiques sur transports en Chine

Acolytes de choc. Moment de solitude pour Géna

Acolytes de choc

Train couchette chinois

Train couchette chinois

 

Nourriture

Vous avez pu vous en rendre compte, nous nous sommes bien éclatées sur ce sujet. Mille choses à goûter dans ce pays, tant à tester que nous repartons avec encore quelques découvertes non effectuées. Tant pis, ça sera pour une prochaine fois également !
Des noodles en veux-tu en voilà, à toutes les sauces. Du riz, assez peu finalement, peut-être 6 ou 7 fois. C’est un mythe car on en trouve essentiellement qu’en montagne. A la ville c’est noodles noodles noodles.
Des raviolis, des soupes, des brochettes, des pains fourrés, des pique-niques aux crackers/pti pains/brioches et saucisses ainsi que des pommes, clémentines, graines de tournesol et thé par barils. Également des gelées aux fruits, du lait à la cacahuète ou à la coco, du tofu grillé, de la couenne sautée, des mytho Oreo, et des petits beurres locaux accompagnant nos thés post dîner.
Il est assez simple de varier les plaisirs et ce quelque soit le budget.
Aimer le piquant a été un vrai atout
car c’est un axe majeur de leur cuisine, surtout dans le Sishuan où nous avons passé pas mal de temps. Même si souvent ils demandent si l’on en veut ou pas. Tout reste donc possible avec un peu de communication. Gestuelle la communication.

Noodles au Yak

Noodles au Yak

Meilleurs raviolis du monde à Chengdu

Meilleurs raviolis du monde à Chengdu

 

Hébergement

On s’attendait à pire dans l’ensemble n’ayant pas privilégié des catégories haut de gamme. Donc nous sommes plutôt agréablement surprises. Pas le Ritz mais pas non plus la fin du monde loin de là. Et propres dans l’ensemble.
On bloque toujours un peu sur leur concept de « salle de bain ». 2 mètres carré, un WC, un lavabo, une douche. Donc après une douche c’est 24h les pieds dans l’eau. Ça patauge, ça gadoue. On n’aime pas du tout ! Mais nous pensons qu’on le regrettera quand on se lavera à la bassine d’eau froide en pleine cambrousse lors de nos prochains périples.
Ha et aussi. Ils sont super radins en pq. Obligées de réclamer. Tous les jours. Les rouleaux sont minuscules et livrés au compte goutte. On a du faire des réserves en secret !
Point noir de certaines auberges, il ne fait souvent pas chaud car les couloirs d’hôtels n’ont pour la plupart pas de cloisons et donnent sur l’extérieur. Heureusement certaines chambres sont pourvues de matelas chauffants. Malheureusement pas toutes. Le bonheur de se faufiler sous la couette chaude alors qu’il fait 12 degrés dans la pièce ! Idée à importer en France pour les soirs d’hiver.
Les lits une personne sont souvent très larges, tellement qu’on pourrait presque monter une colocation pour réduire les frais et dormir à 4 dans une chambre !
Clairement l’aspect auberge hôtel est plutôt positif même s’il est dommage que nous soyons arrivées en fin de saison et que l’ensemble manque un peu de vie dans les espaces communs. Çela ne nous a pas empêché de faire des rencontres et de papoter mais il nous est aussi arrivé plusieurs fois d’être les seules à avoir réservé…

 Sunny guesthouse

Sunny guesthouse

Les chinois

Les chinois les chinois les chinois.
Que dire. Comme partout. Du bon et du moins bon. On ne va pas se le cacher, vous l’avez lu entre nos lignes ou en gras surligné dans nos articles, cela n’a pas toujours été facile.
Certains comportements sont carrément insupportables. Mais nous sommes chez eux, nous nous adaptons avec le sourire, semaine après semaine. Même si crachats, bousculades, vociférations, bruits en tout genre ne vont pas nous manquer une seconde.
Le chinois a souvent été source de longues discussions entre nous 2 et entre les voyageurs rencontrés. Souvent offusquées, nous avons vraiment essayé de comprendre certaines attitudes que nous jugeons inacceptables. Le poids de l’Histoire disent les gens. Nous ne croyons pas que cela puisse tout excuser. Et il faut qu’à un moment une génération rompe le cercle vicieux.
L’auto suffisance dont ils font souvent preuve est difficile à vivre. Difficile d’en faire abstraction parfois. Même si la bienveillance de certains venaient presque toujours mettre de côté l’antipathie des autres.
On nous demande souvent si nous avons fait des rencontres ici avec des chinois.
Pas à proprement parler. Mauvaise méthode, mauvaise attitude ? Il semblerait que la technique utilisée soit inefficace. Souvent rabrouées, cela ne nous a pas poussé à davantage d’ouverture. Des échanges cordiaux oui, des vraies rencontres source d’échanges, à part une exception, non.
Nous repartons très nuancées sur le sujet « être humain chinois » et serions ravies de pousser cette réflexion à l’occasion avec quiconque cela intéresserait.
Dans l’attente de sourires et de courtoisie dans d’autres contrées.

BFF chinois au Mont Emei

BFF chinois au Mont Emei

BFF à Kunming

BFF à Kunming

 

La vie chinoise

Le chinois c’est une chose, la vie en Chine au quotidien avec les chinois en est une autre.
Quelques remarques à ce sujet :
le piéton n’existe pas en Chine, la voiture est reine, le scooter son bouffon. Sur les trottoirs, sur la route, sur vos pieds…
– ils n’ont pas la même façon d’exprimer les chiffres avec leurs mains que nous. Ils expriment 1 comme 100, ils font un 2 avec leur doigts pour dire 8, bref beau bazar. Cela donne régulièrement lieu à un jeu de mimez c’est gagné.
toutes les indications sont en chinois, rares sont les prix indiqués en chiffres occidentaux, les plans en caractères chinois, les menus on en parle pas. Cela complique tout au quotidien. Surtout quand on est pas bonne au mimez c’est gagné.
– ici, Whatsapp n’existe pas, ils utilisent Wechat, son équivalent. Cela permet de contacter facilement les auberges, des contacts trouvés sur le web. Cela simplifie parfois grandement les choses !
le chinois fixe. Il ne doit pas voir souvent d’occidentaux. En tout cas il bloque sur nous et sur Fred particulièrement. Si l’on a nos énormes sacs sur le dos, ce sont des yeux interloqués qui nous suivent sur plusieurs mètres. C’est parfois pénible, les séances photos c’est drôle une ou deux fois. Encore nous ne sommes pas noires de peau. Une soirée avec Angélique et Quentin, nos bruxellois rencontrés à Kangding, nous a permis d’assister à pire. Et ça a duré 3 semaines comme ça pour eux !
le chinois fume. Tout le temps. Partout. Restaurants, bus, train, avec ou sans enfant. On a plus l’habitude et ça ne nous manquait pas.
la Chine se construit. Partout. Tout le temps. Villes, campagnes, immeubles, ponts, autoroutes. Des travaux à chaque kilomètre.
– à l’hypermarché Carrefour immense où l’on peut facilement passer 1h à visiter ou simplement chercher quelque chose aux bouis-bouis de quartiers et aux vendeurs de rue, la Chine propose bon nombre de moyens de faire ses emplettes. Les Carrefour on a testé pour les produits d’hygiène et pour certaines choses difficiles à trouver en supérettes. On a beaucoup ri, émis nombre d’hypothèses sur certains sachets au contenu douteux, halluciné sur les disparités de prix. Bref on y a passé du temps.
les chinois entre eux ne sont pas super cool. Même s’ils se parlent facilement dans un taxi, un bus, ils ne se font pas de cadeau, ne sont pas forcément plus avenants entre eux qu’avec nous. Rassurés ?
les chinois squattent les trottoirs. Devant leur boutique pour attendre le client, en mode terrasse improvisée pour déjeuner, en plantant une chaise juste pour traîner. Le trottoir, quand il n’est pas aux scooters, est le prolongement d’une habitation, d’un magasin.
– pour finir, le chinois te parle chinois comme si tu étais bilingue chinois. Ce n’est hélas pas le cas, et cela prête à des situations cocasses. Le chinois, nouvel anglais international ?!

Rayon soupe de Carrefour

Rayon soupe de Carrefour

Trottoir pékinois

Trottoir pékinois

 

Le site web

Il a pas mal évolué ces dernières semaines. On fait avec les moyens du bord et on tente de faire coïncider envies avec réalité. Pas toujours si évident. Mais au fil du temps on adapte, on trouve de nouveaux axes. Fred la geekette se prend pas mal la tête sur sa tablette (remarquez cette triple rime) mais dans l’ensemble ça nous ressemble un peu plus chaque jour. Step by step.

En 37 jours :
– Nombre d’articles publiés : 29
– Nombre d’heures passées à vous raconter nos aventures : une centaine 

Des remarques, des envies, des suggestions ? Envoyez-nous un mail !

Site web

Site web

Coucher de soleil studieux

Coucher de soleil studieux

 

Bilan

Si c’était à refaire ? Oui bien sûr. Dans le cadre d’un tour du monde. Pas dans le cadre de vacances lambda.
Cela n’engage que nous mais nous ne serions pas prêtes à « sacrifier » nos 3 semaines de congés payés annuels pour venir ici. Pas assez reposant.
Dans le cadre de ce voyage autour de la planète cela restera une très belle expérience. Nous repartons avec des images plein la tête. Néanmoins ce fut un challenge quotidien. La barrière de la langue venant compliquer tout déplacement, toute activité, tout rapport humain. Le langage des signes n’a pas suffi.
Nous pensons également que l’aspect météo peut avoir un réel impact sur notre perception des choses. Le manque de soleil et certaines conditions climatiques éprouvantes ont peut-être tendu à rendre notre vision moins positive. Nous repartons aguerries, beaucoup plus qu’à notre arrivée, prêtes à nous confronter à la suite de ce voyage. La Chine est un très beau pays et nous sommes heureuses d’avoir pu le vérifier par nous-mêmes.

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Parc Zhangjiajie

Papier magique qui nous sauva mille fois !

Papier magique

 

Quelques leviers pour faciliter le séjour :
1. parler quelques rudiments de chinois,
2. arriver avec une ouverture d’esprit grande comme le gouffre de Padirac,
3. être au fait d’une partie des us et coutumes locales pour éviter un trop grand décalage en arrivant,
4. envisager une expérience de woofing et ou de couchsurfing pour vraiment partager le quotidien de chinois,
5. privilégier des saisons ensoleillées,

 

Et après 1 mois de tour du monde, ça dit quoi ?!

Après une première étape pas des plus aisées, nos premières impressions sont plutôt bonnes quant à ce projet. Voire très bonnes ! L’impression d’avoir fait le bon choix, d’être dans la bonne direction.
Au fil des semaines on a pu prendre nos marques, trouver notre rythme, apprendre de nos erreurs.
Le site évolue, au gré de nos envies, du temps que l’on y consacre.
Une certaine rigueur est de mise et cela occupe grandement nos soirées de vous raconter nos péripéties !

A l’avenir nous espérons juste davantage d’échanges (un simple sourire sera déjà un grand pas) avec la population locale, plus de contacts pour en apprendre davantage sur chaque pays.

Après 1 mois on peut aussi dire que l’on boirait bien un blanc bien frais en terrasse ! Plus sérieusement, le concept de convivialité à table est assez absent et les terrasses inexistantes ici. Les gens ne vont pas au restaurant, ils s’y nourrissent simplement, rapidement, sortent parfois le week-end mais sinon c’est nouilles à 18h. Et y’a pas de terrasse où flâner.
Un peu ce qui fait le parisien quoi ! Donc on est un peu frustrées sur ce point.
Cuisiner aussi. C’est frustrant de ne pas pouvoir. D’être toujours en quête de nourriture dehors alors qu’un wok et quelques légumes sautés (accompagné d’un blanc genre Cheverny ou Pouey) seraient un régal de repas à la maison.

Vous l’aurez compris. Ce TDM ne fait que commencer mais on en a déjà pris plein les mirettes. Pourvu que ça dure ! Prochaine étape, Birmanie ! A très vite pour de nouvelles aventures.

Pensée française

Pensée francaise

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Notre cuisine

 

? Quizz ¿

Nos meilleurs souvenirs
Pique-nique en haut des rizières, le lever du jour sur la muraille de Chine, les plateaux tibétains et Terracotta

Nos pires souvenirs
Mépris et l’autosuffisance d’un trop grand nombre de chinois, les milliers de marches.

Nos meilleures auberges
Celles de Xi’an et de Chengdu.

Notre pire auberge
Le monastère au mont Emei. Froid, humide le tout accompagné de la bienveillance de Sœur Sourire.

Notre meilleur repas
Les pâtes à 5 yuans au coin d’une rue de Xi’an. Gargote ambulante tenue par un couple adorable.

Notre pire repas
Et le plus cher par la même occasion à Wuligyuan (Zhangjiajie parc Avatar) du gras du gras et encore du gras pour 4 fois notre budget habituel.

Notre pire site visité
La Cité interdite. Trop tôt dans notre programme (la première visite chinoise). Trop de TC, de bousculades et de bruit pour les deux parisiennes que nous sommes.

Notre meilleure rencontre
Vendeur de pain à la figue de Chengdu, de soupes à Kangding, le couple de vendeurs de raviolis à Chengdu, le monsieur coriandre gratuite de Chengdu.
Ha parce qu’il n’en faillait qu’une et que ça devait pas forcément parler nourriture ! N’oublions pas patate, notre petit chiot chinois adoptif des rizières.

Nos pires rencontres
Madame SNCF de la gare de Kangding qui a refusé de nous vendre 2 billets de train.
Madame TAXI du Yunnan qui a tenté (mais pas réussi) de nous escroquer en voulant nous déposer à 20km de notre auberge pour une somme non négligeable.

Et si c’était à refaire ?
On ferait la cité interdite plus tard dans le programme.
Géna n’oublierait pas son passeport, le shampooing et le savon.
Géna ne se casserait pas la figure 1 fois par semaine.
On commanderait du soleil pour Zhangjiajie.
On passerait plus de temps sur les plateaux tibétains et les rizières.
On mangerait les mêmes choses sauf le gras !

Publié le 16/11/2016