Transport

Un réseau de bus assez important qui continue constamment de se développer, de nouvelles lignes ouvrant régulièrement au fil des autorisations et du développement touristique.

Qualité aléatoire qui va de paire avec le prix. De bonnes ou de mauvaises surprises. Du bus très bien équipé et confortable, bouteille d’eau à l’appui au vieux routard d’il y a quelques dizaines d’années sur de petites sections.

Possibilité de choisir entre des bus de 2 rangées de 2 (2+2) ou les vip proposant une rangée de 2 et une rangée de un siège qui, de ce fait, sont plus larges, plus confortables (2+1).

Nous avons toujours privilégié les 2+2, même de nuit, et c’est tout à fait acceptable.
Notez que les bus de nuit arrivent souvent tôt dans la nuit voire régulièrement en avance. Prévoir donc d’arriver à l’hôtel en pleine nuit qui souvent, habitué, propose de vous héberger quelques heures en attendant que votre chambre se libère.

Pour construire votre itinéraire, un conseil, si vous ne trouvez pas d’information assez précise sur les différentes liaisons de bus, demandez à votre auberge d’appeler le motel/hôtel réservé de la ville de départ du bus concerné, ils sont souvent bien renseignés, surtout entre le nord et le sud où il semble que l’information ne transite pas.

Nous avons longuement cherché le bus Hpa An/Kalaw que nous savions disponible depuis 2 mois, personne dans le sud ni même à Rangoon n’était au courant. Un simple coup de fil au motel de Hpa An nous a confirmé qu’il existait, la manager s’est même chargée de le réserver pour nous. Le ticket nous attendait lors de notre arrivée quelques jours plus tard.

Achat des billets

Si vous demandez à votre hôtel d’acheter pour vous les billets, demandez toujours avant le prix car la commission peut parfois augmenter considérablement le prix du billet.

Exemple : 8000 kyats pour Rangoon-Kyaikito si l’hôtel se charge de vous l’acheter, 5000 kyats si vous l’achetez vous-mêmes.

Pour autant certains hôtels ne prennent pas de commission et cela peut s’avérer pratique.

Prix très différents selon le type de bus choisi, 2+2 ou vip, et de la compagnie.

L’avion semble être un moyen de transport sollicité par nombre de touristes en circuit court se rendant d’un point touristique à un autre. Un autre budget mais une grande practicité pour qui ne veut pas passer de longues heures sur des routes parfois en état précaire. Nous ne l’avons néanmoins pas testé.

Les transports en km :
1. Rangoon – Kinpun : 180 km
2. Kinpun – Hpa An : 132 km
3. Hpa An – Kalaw : 700 km
4. Lac Inlé – Bagan : 360 km
5. Bagan – Hsipaw : 370 km
6. Hsipaw – Pyin U Lwin : 140 km
7. Pyin U Lwin – Mandalay : 70 km
Plus de 1950 km en transport donc. C’est beaucoup moins qu’en Chine mais normal vu la taille du pays.

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Hsipaw


 

Nourriture

Comparaison oblige, on s’est moins éclatées en Birmanie qu’en Chine. Beaucoup moins de restaurants ou de cantines, peu de nourriture de rue ou parfois juste pas tentées entre la température extérieure et les conditions d’hygiène.

Le plus de ce pays ce sont les petits-déjeuners inclus dans le prix de la chambre. Un vrai plus qui nous a permis de partir quasiment tous les matins le ventre bien plein changeant ainsi nos habitudes. Un petit-déjeuner copieux plutôt qu’un déjeuner.
Le vrai moins c’est le manque de petits pains qui permettaient des pique-niques et compensaient un peu le manque de baguette. Mais preparez-vous à une légère saturation de riz sauté aux œufs au petit déjeuner.

Parmi nos découvertes culinaires, à noter :
– glace au pain de mie,
– samoussas,
– salade de feuilles de thé,
– lassi, une vraie révélation pour Géna,
– plats indiens dont le fameux curry, en tout genre, on en a bien profité,
– beaucoup de légumes variés pour accompagner le riz,
– et en guise de noodles, les pâtes shan birmanes. A toutes les sauces.

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Hébergement

Absence d’auberges de jeunesse, mais beaucoup de motels ou guesthouses qui dans l’ensemble sont très propres avec un personnel serviable et parlant anglais (parfois quelques mots de français).

Comme en Chine, la douche se trouve au-dessus des WC, bain de pieds assuré.

A part au Golden Rock où le ménage était très limite et le confort spartiate, l’ensemble de nos nuitées s’est fait dans des conditions tout à fait convenables.

La plupart des guesthouses propose un service de réservation de bus et train. Ce sont également de formidables sources d’informations concernant les visites à effectuer, quand ils ne proposent pas leurs propres sorties ou locations de scooter/vélo.

Petit bémol pour la connexion internet assez fluctuante mais en réelle voie d’amélioration car il y a encore peu de temps elle était souvent inexistante.

A part à Kalaw où l’hôtel ne disposait pas de wifi du tout, il nous a toujours été possible d’envoyer des mails et d’utiliser Whatsapp. Pour la mise à jour du site internet, c’est une autre histoire. Rarement assez de débit pour. Mais on s’en est quand même sorties.

 

Les birmans

Souriants, généreux, accessibles, souvent d’une aide précieuse, ils s’avèrent être un peuple encore peu pollué par le tourisme. En espérant qu’ils préservent ce sourire dans les années à venir… Car cela fait chaud au cœur de les voir venir spontanément proposer leur aide. Un grand merci à tous ceux qui nous ont aidées.

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Hsipaw

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Hsipaw

 

Bilan

Une bouffée d’air en gentillesse. Et une plus importante possibilité de communiquer avec l’autochtone de par leur capacité à parler anglais. Cela rend la vie au quotidien plus facile.

On sent que le tourisme se développe très rapidement. Bagan ou Inle sont deux sites très touristiques aux infrastructures déjà bien développées. Néanmoins cela reste très supportable car les sites sont suffisamment grands pour ne pas se marcher dessus.
La météo, élément très important, soleil oblige, a joué un rôle prépondérant dans notre séjour. Après avoir essuyé pas mal de pluie en Chine, la météo birmane nous a donné un avant goût de ce qui nous attendait ensuite dans les îles. La chaleur reste néanmoins très supportable.

 

Conclusion

Leviers pour faciliter le séjour :
1. Ne pas hésiter à appeler les hôtels des villes où vous souhaitez vous rendre pour savoir comment y aller. Ils sont souvent plus au courant que les hôtels et agences des villes que vous souhaitez quitter.
2. Se renseigner sur les zones accessibles à visiter ainsi que les frontières terrestres à passer. Le pays est en mutation. Cela change beaucoup et rapidement.
3. Vérifier à deux fois quand on vous dit qu’une zone n’est plus accessible pour cause de conflit. C’est souvent faux.

La Birmanie en quelques chiffres :
– 10 hôtels
– 1 train, 5 bus dont 2 de nuit,
– 3 jours malade pour Géna dont une nuit en bus et 2 jours de trek (bonheur),
– 390 kilomètres parcourus à pieds,
– 2 monts grimpés et 2 treks effectués,
– 11 moyens de transport différents (bus, car, train, vélo, scooter électrique, scooter, tuk-tuk, taxi, pirogue, pick-up, pieds),
– mille souvenirs de sourires,
– plein de belles rencontres.

 

Après 2 mois de TDM ?

La birmanie est un bain de soleil après la Chine. Le climat, la convivialité. Une autre expérience que ces trois semaines qui sont passées à la vitesse de la lumière.
De belles rencontres aussi, de voyageurs d’ici ou d’ailleurs. Le terrain d’échanges et d’ouverture.
Nous gardons un très beau souvenir des cette virée birmane que nous recommandons. Rapidement. Le pays risque d’être défiguré par le tourisme et d’altérer la beauté humaine qui s’y trouve.
2 mois c’est aussi un cinquième du voyage. Une première étape. La fin d’année approche et l’appel des cocotiers se fait plus fort. Nous entamons avec les Philippines la deuxième partie de notre séjour asiatique qui s’annonce bien différente.

 

? Quizz ¿

Nos meilleurs souvenirs
Nos BFF à Hpa An car elles ont changé leur parcours pour pouvoir nous déposer à notre auberge.
Les trajets en train à Rangoon et entre Hsipaw et Ping U Lwin car cela permet d’être au plus proche des locaux.

Nos pires souvenirs
La nuit dans le bus entre Hpa An et Kalaw car Géna était malade.

Nos meilleures auberges
Lily guesthouse à Hsipaw car les chambres sont très bien et le petit déjeuner à tomber.

Notre pire auberge
Shwe Hinn Thar hotel à Kinpun (Golden Rock).

Notre meilleur repas
Durant les treks car les repas étaient faits maison.

Notre pire repas
Pas de pire repas juste l’excès de gras.

Notre pire site visité
Le Golden rock. Surtout que les femmes n’ont pas le droit d’aller toucher le rocher.

Notre meilleure rencontre
Nos BFF et les occidentaux avec qui nous avons fait le trek de Hsipaw.

Nos pires rencontres
Un salarié de l’auberge Yee Shin Gesthouse à Hsipaw car il a changé le prix de la chambre entre notre arrivée nocture et notre départ matinal.

Et si c’était à refaire ?
Le même trajet mais en prenant quelques jours de plus pour en profiter pleinement et pousser la découverte jusqu’à Moulmein.

Publié le 26/12/2016