Project Description

#Golden Rock#Mingalarbar#35km

Après le confort, un peu d'effort !

Depuis les rizières, nous n'avions pas de nouveau mis nos mollets à rude épreuve. C'est qu'on commençait presque à se ramollir ! Ni une ni deux, Fred trouve le remède à cela, les fessiers de cheval, ça s'entretient ! Programme du jour : le Golden Rock ! Nouveau lieu de pèlerinage incontournable pour tout bouddhiste qui se respecte.

Après avoir quitté Rangoon la veille pour la petite ville touristique de Kinpun qui n'a d'intérêt que sa position géographique stratégique, réveil à 6h, départ à 7h une fois le riz sauté avalé. Nous voilà parties pour 4h de montée minimum. (Sinon il y a aussi des pick-up qui montent en 45 min. Vous pensez bien que nous ne nous mélangeons pas aux hordes de touristes, privilégiant le chemin des écoliers). L'intérêt de monter à pied, en Chine comme ailleurs, c'est que l'on ne croise quasiment personne. Des heures sans touristes, sans téléphone, sans bruit...

Bref nous commençons l'aventure grimpette Birmane. La première d'une série de 3. Sur le chemin, des villages, une école, une piscine naturelle, des vendeurs de nourriture et d'eau, des habitations sur pilotis, des enfants, leurs parents, des chiens, des chats, des poules. Rien qui ne ressemble à quelque chose que nous n'aimons pas. Parfait.

 

Hello, Mingalarbar!

Notre bus de 16h en tête, nous maintenons un rythme soutenu et nous mettons finalement 3h30 à arriver au sommet. Le trajet est rythmé de "Mingalarbar" et de "Hello". Tout du long. Des locaux. Des enfants. Par dizaines. Des high five avec les plus petits, des sourires avec les plus grands, les touristes se font rares sur ce chemin. Nous en croiserons 6 en montée. Notre présence ne semble pas dérangeante, les regards bienveillants ponctuent inlassablement les moments difficiles de l'ascension. Des forces pour avancer. Le chemin est en majeure partie ombragé, cela reste donc réalisable, mais à 11h au sommet, le soleil cogne sérieusement. Les températures oscillent entre 25 et 35 degrés. Entre courants d'air, nuages, zone d'ombre. C'est presque supportable malgré l'effort.

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C'est enduites de crème solaire que nous pénétrons dans l'enceinte sacrée, délestées de 6 dollars par personne pour renflouer les caisses dictatoriales et nus pieds et pantalon comme le veut la tradition bouddhique.

 

Le machisme bouddhique

Le fameux rocher. Que des hommes recouvrent inlassablement de feuilles d'or. Oui car les femmes n'ont pas le droit de s'en approcher. Personne ne sait expliquer pourquoi. C'est comme ça. Un vigile garde même l'entrée au passage sacré, les femmes restant derrière la barrière à prier. Donc 3h30 pour voir des bouddhistes masculins jouer à coller c'est gagner et ne jamais pouvoir s'approcher autant qu'eux du rocher qui ne tient que par 3 cheveux de bouddha. Conceptuel.

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Une heure là-haut suffira largement pour ingurgiter notre pique-nique, admirer la vue, voir le caillou jaune et repartir. L'atmosphère n'est pas la même qu'à la pagode Shwedagon, on a moins envie d'y rester et l'on garde en tête l'impératif bus.

 

Option A, option B

Deux options pour descendre, prendre le bus collectif ou à pieds. Si on ne traîne pas, à pieds semble jouable et avec peu d'entrain nous aurons même le temps d'une douche.

Même topo qu'à l'aller, du soleil à foison, des sourires, des gamins qui nous courent après ou nous saluent. Bon enfant. Jamais dérangeant. 2h30 plus tard nous sommes au pied du rocher en or. La douche froide offerte par l'hôtel avant de sauter dans notre bus est l'une des meilleures du monde.

Il ne nous reste qu'à retrouver Huggy les bons tuyaux, le seul local qui a su nous trouver un bus après 14h et nous permettre l'ascension et la descente à pied. Il nous attend pour nous faire monter dans un pick-up "climatisé plein air", sacs à dos sur le toit. Dans la chariotte, 12 humains, 1 conducteur, 1 homme sur le toit, 1 jeune qui encaisse et annonce les arrêts, une poule. Tout est absolument normal.

Après 20 minutes de balade locale, nous attrapons de justesse le bus en provenance de Rangoon de passage furtif dans le coin.
HS mais ravies, nous voilà en route pour Hpa-An où nous passerons les 4 prochains jours .

Bilan de la journée :

Le Golden Rock ok, mais seulement à la force des jambes. Car ce n'est pas tant un rocher que l'on vient voir, ce sont les humains qui se trouvent sur son chemin. Les transports en commun locaux, c'est quand même plus rigolo ! (c'est pour la rime...)

Publié le 21/11/2016

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