Project Description

  #Aotearoa#Auckland#Rangitoto#82km  

Pour nous, venir en Nouvelle-Zélande aura été THE périple. Le kiwi, ça se mérite !!
Partir de Paris le mardi midi pour n'arriver à Auckland que le samedi à 14h heure locale se passe de commentaires. On vous épargne les détails du vol à Bali qui, comme à l'aller, a été annulé après des heures d'attente, l'hôtel de secours, le tournicotage en rond en attendant l'annonce du prochain avion, le stress qui va avec... ajoutez à cela à peine 12h de décalage horaire entre la France et ici et 7h avec Bali, on ne vous montrera pas nos têtes à l'arrivée car... cocktail détonant d'un Picasso et de Catherine Deneuve avant le ravalement de façade.

 

Premier contact. Le bon

Ce qu'il y a de bien avec le pays des kiwis, c'est qu'à peine le pied posé à terre, tout vous semble aller paisiblement. Vous en oubliez même que, cerise sur le gâteau, vos bagages sont restés à votre escale à Sydney... Simple détail.

L'arrivée à notre appartement pour 4 nuits est directe par bus où le chauffeur est à la fois sympa et super aidant. Bref fingers in the nose. Tout s'annonce pour le mieux.
En plus mêmes pas de bagages à porter ni à déballer une fois dans notre chez nous. Ôoooo la belle vie ! À nous le soleil, le centre ville, le premier contact avec la mer, laissant les soucis loin derrière (remarquez au passage cette rime...).

Arriver un samedi sous le soleil c'est profiter d'une ambiance sympa et d'une soirée à rallonge. On ne traîne pas trop non plus, une fois les infos pour les jours à venir recueillies et la farniente dans une chaise longue au soleil quelques heures accomplie, on se rentre essayer de dormir un peu. Essayer. Pas forcément réussir donc.

 

3 jours dans cette grande ville

Le premier. Passage par le musée de la ville et exposition sur des portraits Maori de Linbauer. Un beau panel de visages de chefs de clans. Ça manque de contexte, de textes nous expliquant un peu qui quoi quand où et pourquoi. Esthétique mais peu pratique, on en ressort un peu dubitatives.

[caption id="attachment_2565" align="aligncenter" width="300"]PhotoGrid_1487226562961 Art Gallery Museum Auckland[/caption]
 

Ensuite balade en front de mer, du nord au sud. On reprend nos bonnes habitudes et on avale les kilomètres. Port, marina, plage, quartiers résidentiels, bateaux tous plus beaux les uns que les autres. La météo est nuageuse mais pouvoir marcher ainsi des heures durant nous redonne le sourire et nous fait oublier le jet lag.
Il fait bon vivre ici. Les gens sont zen. Les touristes nombreux mais très différents des pays d'Asie. Même si beaucoup d'entre eux viennent d'ailleurs d'Asie. Des chinois en veux-tu en voilà. Outre nos amis asiatiques, des randonneurs occidentaux plus ou moins jeunes ou des passagers des monstres de paquebots à quai pour quelques heures, une nuit tout au plus.

Après un passage par un nouveau quartier de front de port qui ressemble étonnement au hangar aux bananes de Nantes (et oui les nantais sont précurseurs), on termine nos déambulations par la chaise longue de la veille au soir. Vue sur l'eau, sur l'île de Devenport en face, une bouteille de cidre local en plus. Mode apéro activé !
L'appartement où l'on loge permet de partager les salles de bain et cuisine. Par chance, personne en vue pendant 4 jours. De l'espace, quelques jours chez un presque grand "chez nous" afin de s'habituer à faire de nouveau à dîner avant de prendre le van dans quelques jours. Bref se recaler après 15 jours français passer à faire tout autre chose.

 

Le lundi, on attaque le dur, la "coast to coast", randonnée de 16 kilomètres qui rallie la côte est à la côte ouest où se trouve Auckland. Passage par des volcans, parcs, campus universitaires, quartiers résidentiels, différentes ambiances, de la plus bobo à la plus populaire, un bel aperçu de ce qu'a à offrir cette région.
On se perd, on rallonge le trajet du jour d'une bonne dizaine de kilomètres car, pas assez fatiguées, on prend un bus direction la banlieue nord afin d'en rentrer ensuite à pied.

[caption id="attachment_2556" align="aligncenter" width="300"]Auckland Auckland[/caption]
 

En changeant de quartier on change de population, la plus riche nous montre des blancs entre 20 et 40 ans, étudiants ou upper class, sac de sport sur le dos en sortant du boulot là où le quartier populaire nous offre davantage une population maori, très (trop) souvent en surpoids important.
Les clichés et les clivages ont lieu même au bout du monde. Le fast food et la mal bouffe touchent néanmoins beaucoup trop de gens. L'obésité est monnaie courante quelques soient les origines.

 

Mardi pluvieux, mardi heureux

Là où le lundi nous sommes passées entre les gouttes, le mardi ne va pas nous louper.
Direction l'île de Rangitoto, 30 minutes de bateau plus tard, la petite averse devient une bruine bretonne, fine et continue 4 heures durant. La randonnée pancho nous avait manqué. Ou pas.
Plus jeune volcan néo-zélandais, 600 ans, l'île n'est que champs de lave et décor lunaire. La verdure reprend parfois le dessus, le contraste noir/vert en est d'autant plus saisissant. Cette île est attachée par un minuscule pont à sa voisine, Motutapu, davantage champêtre et à l'altitude plus élevée. On traverse des champs, rencontre des vaches, prend de la hauteur pour observer d'en face Rangitoto dont le sommet est dans un épais manteau brumeux.

 

Les 3 P

Que l'on renomme les 4 P. Putain de purée de pois à laquelle s'ajoute la pluie ! Bordel de ¥®©&#%* !
Au retour on s'évite donc la montée jusqu'au sommet (qui culmine à 280 mètres, on s'en remettra) puisqu'il n'offre aucune vue sur Auckland et les environs comme espérée. On bifurque à mi-route en montée pour aller visiter des grottes que la lave a formées. Autre décor. Mode spéléologue activé, frontale allumée, on s'engouffre. Spectacle étonnant, ça nous en fait oublier la brume.
Heureusement la pluie s'est arrêtée depuis quelque temps et la redescente vers le port pour attraper le dernier bateau et engloutir notre goûter au sec, face à la mer, à la sky tower d'Auckland et à Devenport nous ravit.
Il n'en fallait pas plus pour bien terminer cette journée !

[caption id="attachment_2537" align="aligncenter" width="300"]IMG_20170216_073012 Lave de Rangitoto [/caption]
 

Le retour sur la terre ferme étant assez tôt, nous avons même le temps et le courage de rentrer prendre une douche chaude et un thé avant de ressortir le soir goûter quelques bières locales. Infatigables.
La Emerlson 1880 remporte le concours. Dense et épicée, une bière comme on les aime. Pensée émue pour notre Belgique houblonnée que l'on apprécie tant.

 

Il est déjà temps demain de reprendre un avion direction l'île du sud. 48h chez l'habitant avant de prendre possession de notre van qui sera notre maison roulante pour les 3 semaines à venir. Se poser avant de vagabonder. Tout un programme !

Publié le 17/02/2017

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