Project Description

  #Van#Rando#Montagne#Mer#28km

Prise en main du van, mode escargot activé

‪Réserver un van, c'est déjà une aventure. Mille agences, des prix et des configurations très variées, une demande plus forte que l'offre. Suffit que comme nous vous vous y preniez fin décembre au lieu des 6 mois à l'avance recommandés et vous vous retrouvez avec, ce qu'il reste. 
‬ ‪Un van "4 personnes" récent. En plutôt bon état. Cher.
‪ Qu'à cela ne tienne. Nos 25 jours sur les routes seront inoubliables alors oublions les dollars pour penser au rêve à venir. 

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Et une maison pour quelques semaines

A‪voir un van, dans notre cas ça veut dire avoir une cuisine avec 2 feux, un évier et un frigo. Donc pouvoir se faire à manger ! Direction le Pack'n Save de Christchurch pour notre plein hebdomadaire. 
‬ ‪Une première liste est faite, le reste des menus se décidera en fonction des promos. Sac de poivrons chez le primeur du coin en mega promo, qu'à cela ne tienne, on adore, ça sera pasta tomate poivron, poulet de coco poivrons...  On s'adapte. 
‬ ‪Aller faire les courses en supermarché on aime beaucoup, vous l'avez compris. On y passe un temps fou, on compare, on teste, on tente. 
‬ ‪Pour le vin essayé cette fois, on repassera, vraiment pas fou. Pour le reste les prix sont corrects et on va se régaler. 

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‪Après cette étape "bonne mère de famille", nous devons filer vers la côte est vers un village d'anciens colons français mais compte tenu de la météo 4P, on zappe cette étape, filons directement vers l'étape suivante pour arriver tôt à ce qui sera notre première nuit sur une aire de campervan. 
‬ ‪On se rend donc vers le Arthur's Pass, premiers paysages de malades, premières photos pour faire baver les copains, première nuit dans notre chez nous provisoire, première rando demain. 

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Des premières fois à la pelle ! 

Ce soir légumes frais sautés et saucisses au thym et miel. Un verre de blanc. Nous sommes l'été et le soleil se couche à 21h derrière la montagne, de quoi largement profiter de la soirée. Tout s'annonce bien. 
Le réveil sonne à 7h pour aller crapahuter. 
Pendant la nuit quelques bruits étranges proviennent du bas. En bougeant un peu ils s'arrêtent avant de reprendre de plus belle. 
On découvre le lendemain qu'une souris avait trouvé le chemin jusque l'appui coude conducteur où nous avions laissé notre paquet de poulet et chips du déjeuner n'ayant pas trouvé de poubelles (on reviendra sur le sujet mais ce pays manque cruellement de poubelles, ce qui nous oblige parfois à promener nos détritus sur plusieurs dizaines voir centaines de kilometres). 
La petite bête à poils s'est faite plaisir. Ça sera là première et dernière fois ! 

 

Cliffhanger attitude ou comment escalader la montagne

Lorsque nous écrivons cet article nous avons le recul nécessaire pour vous dire que cette randonnée était la plus physique de la semaine. Commencer par le plus raide vous permet de voir les randonnées suivantes comme une balade de santé. 
Même si on aime grimper, surtout Fred, pour sa part Géna est à 2 doigts de commander un baudrier sur Ebay et d'attendre la livraison express à flanc de montagne. 
Escalader est bien le mot. Pas un petit chemin bien entretenu comme les autres montagnes. Des rochers à pic. Des passages tortueux. De la caillasse à foison qui ferait passer le pèlerinage de St Jacques de Compostelle pour une balade digestive.  Avalanche Peak Creek, 3h30 annoncées pour finalement 2h30 de montée et 1200m de dénivelé et... Une vue à couper le souffle. Premier sommet. Premier panorama à 360°, premier pique-nique en altitude. Enfin tentatives de pique-nique. Car une bestiole à plumes se charge quelque peu de venir perturber notre pause méridienne.

 
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Après les singes, les perroquets ! Kea de son petit nom, volatile vert au plumage rouge lorsque il s'envole. Lorsqu'il daigne prendre son envol. Car peu farouche, il guette votre déjeuner du coin de l'œil, qu'il a à plus de 180°. Il adore aussi le caoutchouc mais n'ayant pas sous la main de pneu à lui lancer, on privilégie la fuite, terminant notre repas à quelques encablures de la bestiole. Une deuxième s'approche mais on a tout englouti. Suffisamment de force pour entreprendre la descente de 2h qui n'est pas de tout repos elle non plus. 

 
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N'allez pas croire que c'est plus facile. Ça l'est pour le cœur, beaucoup moins pour les articulations, le dos... Les glissades sont fréquentes, le popotin est mis à rude épreuve. La vue est pour autant sublime car la descente se fait sur un autre versant. Autre point de vue. Autre panorama, non moins magnifique malgré la présence de grisaille au loin. Le temps tourne, le DOC (Department of Conservation) situé au pied de la montagne avait prévenu, le temps est changeant, c'est pour cela que l'on a privilégié un départ matinal, là où beaucoup choisissent un départ dans l'après-midi ce qui nous semble un peu hasardeux comme choix surtout quand on voit la difficulté à affronter. Bref. Chacun ses choix. 
Redescendues à 14h30, le temps d'une douche sauvage en bord de rivière avant de prendre la route pour retrouver le littoral que l'on longera les 2 prochains jours. Autres paysages à venir, tous aussi beaux nous l'espérons. 

 

La côte, ses plages

Pour le littoral, le lundi ne fut pas génialissime. Le réserve de pingouins est en rénovation donc impossible d'y accéder, quelques kilomètres plus loin, la marée étant haute, les Cathedral Caves ne sont pas accessibles... 
Et il nous reste à passer à Dunedin chez un réparateur de van préconisé par l'agence pour régler deux ou trois merdouilles.

Avant cela, ne souhaitant pas rester sur un échec (qui n'en est jamais vraiment un dans ce pays tant les paysages sont splendides) et recherchant activement un lieu de pique-nique, on s'octroie une balade sur une plage, celle des "boulders", comprenez énormes rochers parfaitement ronds échoués sur la plage. La magie de la nature. L'occasion de se dégourdir les jambes dans le sable. 

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Le déjeuner face à la plage est parfait, la magie du van. La liberté. La Nouvelle-Zélande. 10 jours que l'on est là et rien ne nous déçoit. 
La nuit au bord d'un fleuve, seules au monde à part ce héron qui nous fixe en est une preuve supplémentaire...

 

Le jour 2 au bord du littoral est plus concluant. Des balades en bord de lac caché, des chutes d'eau en pleine forêt tropicale et un café en plein soleil en haut d'une colline avec vue sur la Curio Bay. Le van garé, l'eau dans la bouilloire, les chaises installées face à la mer. Que demander de plus ? 
Nager avec des dauphins par exemple ? Rien de plus simple. 
Suffit d'enfiler son maillot, de pénétrer dans l'eau à 12 degrés et d'attendre. Les dauphins Hector ont pour habitude de longer la baie. Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour en voir se diriger vers nous. Même constat que pour les tortues, même si on les sait amicaux, difficile de ne pas frémir lorsque l'on voit leurs nageoires à un mètre venir vers vous. Ils sont 8, naviguent d'est en ouest, du nord au sud. Peu d'humains résistent à la température de l'eau, au bout de 30 minutes nous ne sommes plus que 6 et même si l'on tétanise un peu à cause du froid on ne parvient plus à sortir. A chaque fois que l'on pense qu'ils ne reviendront plus, ils se pointent non loin et comme des gosses de 5 ans, les yeux ronds comme des billes on s'étonne encore de la chance que l'on a de vivre ce moment. 
Il faut pour autant sortir. Toute bonne chose a une fin et il nous reste encore tant à voir...

On s'arrête à une autre baie mais point de pingouins à l'horizon. Il nous reste à rejoindre Slope Point, extrême sud de l'île du sud et de la Nouvelle Zélande donc. Le plus proche de l'Antarctique. Le plus loin de L'équateur.

 

Fin de journée direction les fjords. Finie la mer, à nous la montagne pour les fameuses Milford Sounds, terre de trekking, montagnes et décors surnaturels. De la route. On avale les kilomètres mais chaque mètre est un régal, on emmagasine les images, les souvenirs... Imaginez vous prendre de la voiture pour 3h de route. Pas 3h sur l'A13 ou l'A11. Non une toute autre qui en quelques kilomètres vous permettrait de voir, Etretat, les Alpes, le Lac d'Annecy, les volcans d'Auvergne, les prairies françaises. C'est un peu ça la Nouvelle-Zélande. Un film en haute définition. Très proche du cliché que l'on entend partout. Chanceuses que nous sommes pour le moment c'est grand soleil sans nuages. 
Le plus dur en fait c'est de choisir où aller, quoi voir tant il y a à faire. 
Il faudrait plus de temps. Toute une vie...

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  Publié le 27/02/2017

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