Project Description

  #Golden Bay#Abel Tasman#Amazing#54km  

La grosse surprise

On avait prévu d'aller au parc Abel Tasman et on décide finalement de pousser un peu plus loin, au bout du bout, pour la Golden Bay.
Bien nous en a pris. Grosse claque visuelle.
En route on découvre le principe de l'Honesty box, des producteurs mettent à disposition leurs fruits et/ou légumes sur le bord de la route. Moyennant finances qu'il faut mettre dans la "boîte de l'honnêteté", vous repartez avec des produits frais, locaux et bon marché. On a pris un sac de 25 golden kiwis pour 2€ et 3 kilos de pommes pour le même prix. Les pommes ne sont vraiment pas géniales, elles ont fini en compote (pas de perte, on ne se laisse pas abattre), les kiwis sont top. On a fait nos réserves pour un an...

IMAG0738
 

Plage Wharariki pas du tout riquiqui

On débarque en début d'aprèm sur cette plage de sable. Immeeeeense plage. Un première écriteau sur le chemin y menant dit de ne pas trop s'approcher des otaries. Vous avez dit otaries ?!
A la base on souhaite faire une rando coast to coast mais la fille de l'office du tourisme nous a dit que ce n'était pas faisable en une journée. On décide donc de faire le début dans les 3 heures à venir avant de revenir en fin d'après-midi à marée basse essayer d'apercevoir les bêtes à poils (otaries à fourrure, espèce du coin).
Un peu la rage de découvrir qu'en fait la randonnée est tout à fait faisable et que la fille de l'office n'y connaît rien (on devrait les obliger à faire toutes les randos avant de donner des conseils bidons. Des informations de terrain quoi...) .
On en fait donc la moitié en 3h et on fera le reste demain par l'autre bout. S'agirait de se renseigner avant de dire des bêtises madame ! Car ça aurait été quand même sacrément dommage de louper ça !

IMAG0861
 

Êtretat néo-zélandais

Si la plage de sable est plate à perte de vue, elle est surmontée de dunes de sables elles-mêmes surplombées par des falaises calcaires.
Comme une impression de Normandie par ici !
On longe la côte en traversant des prés privés. Des échelles et marches sont à disposition pour passer d'un enclos à l'autre. Zigzag au milieu des moutons qui moutonnent.
D'en haut on peut même entendre ce que l'on identifie comme des cris d'otaries. Bingo. D'une centaine de mètres en altitude, on les aperçoit sur les plages du bas. Des parents, des bébés. Ça couine. C'est mignon tout plein.
On continue notre marche sous le soleil jusqu'à arriver à oh surprise, un Êtretat Néo-zélandais. Qui de l'un ou l'autre était là avant, allez savoir, c'est comme l'œuf ou la poule mais il se trouve que c'est tout à fait splendide et que les grottes et autres cavités tout du long de la falaise et des points de vues sont surprenants. Cette balade est ravissante. Quasi personne. Bien plus de moutons que d'humains. Le temps de se poser et d'admirer la vue et il est temps de repartir pour notre apéro bord de l'eau avec nos animaux.

IMAG0778 IMAG0784
 

Apéro dans l'eau

À notre retour, munies de chips, limonade et livres, la lumière tombante donne un tout autre visage à cette plage visitée quelques heures auparavant.
La marée est descendue et nous apercevons au loin des bassins le long des roches laissant tout le loisir à une vingtaine d'otaries de nous offrir un ballet aquatique des plus touchant.

 

C'est pataud mais pas dans l'eau !

Les otaries à fourrure sont les ancêtres de nos amis les chiens et ça se voit direct quand ils sortent de l'eau et qu'ils avancent sur 4 "pattes". Plutôt des moignons en fait concernant les attributs arrières. Un brin ridicule cette démarche. Autant c'est habile et souple dans l'eau, autant sur le sable c'est aussi gracieux qu'un humain avec des palmes. A mourir de rire.
On fait les malignes là mais en vrai on n'arrive pas à partir et on reste les yeux rivés sur le bassin une bonne heure, bien après que le soleil ne soit passé derrière le rocher, bien après que tout le monde ne soit parti. La petite boule de poils qui vient aux pieds de Géna, à 30 cm d'elle, la fixant le temps d'un instant qui lui paraît une éternité lui tape dans l'œil. Aussitôt rebaptisé "Sac à puces" en raison d'une gratouille persistante, c'est difficile de le laisser partir.
Aussi mimi soit-il, il commence à se faire vraiment tard. Un tour sur l'immeeeeense plage, quelques photos plus tard et la nuit point à l'horizon. Il est temps de se trouver une place pour la nuit avant la balade de demain.
Prometteuse cette région, on aime déjà beaucoup et c'est pas fini !

IMAG0807
 

Farewell Spit jusqu'à Pilar Point

Comme convenu le lendemain nous entreprenons l'autre bout de randonnée. En arrivant au parking on découvre que la gourdichaille de l'office du tourisme nous a encore dit que des balivernes. La pointe de sable, Farewell Spit, classée réserve naturelle n'est pas vraiment inaccessible. On peut en parcourir un tiers sans l'aide d'un guide.
Haha ! Bon ça rajoute 2h de marche au programme mais quand même ! On est pas venues là pour rien. On entreprend donc 1h de marche d'un côté du bras de sable. Facile. Vent dans le dos. Sable humide et dur. Arrivées à la limite de l'accessibilité, on entreprend de traverser et de faire le chemin retour de l'autre côté.
La belle idée !
Dunes de sable blanc et fin, impression de désert à perte de vue, beaucoup moins rapides, vent en pleine face, il nous faut un temps fou pour rejoindre l'extrémité. Mais quelle expérience ! La mer, le désert, personne en vue, un paysage à couper le souffle. Dire qu'on a failli louper ça !!

IMAG0902
 

Fin du désert, début des falaises normandes

Fini le désert, on rattaque les prés, les falaises, les moutons, on serpente sur les crêtes. Sur notre droite la mer, notre gauche les prairies vallonnées où les moutons moutonnent. Pas d'aiguille d'Etretat en vue mais encore de beaux paysages. 1h de va et vient entre les champs, les buissons pour arriver à notre objectif du jour, le Pilar point.

On a du croiser 10 humains aujourd'hui. Pour une haute saison, on est pas embêtées.

Une bonne douche (pas sauvage cette fois, dans un camping, négociée par Fred avec son plus beau sourire pour pas un dollar) pour enlever le kilo de sable qui s'est logé un peu dans tous les interstices possibles du corps humain et nous reprenons la route vers le parc Abel Tasman un peu plus au sud. 1h tout au plus, propres, sous le soleil, ravies de notre journée.
La Golden Bay porte bien son nom. Et nous on a la banane.

 

Le parc Abel Tasman

Minute culture, Abel Tasman, c'est le mec qui soit dit en passant à quand même découvert la Nouvelle-Zélande milieu XVIIème siècle. Excusez du peu. En Nouvelle-Zélande, c'est aussi un parc sublime passant de la montagne à la plage.
Comme à notre habitude, une grosse journée de crapahutage, la dernière de L' Abel Tasman coast track, un sentier de randonnée (tramping comme on dit ici) qui vous emmène sur plusieurs kilomètres à travers le bush et le long des plages au sable orange. Une randonnée très prisée également, surtout l'été (de novembre à mars ici). L'ensemble du parcours fait 60 kilomètres, il faut compter entre 3 et 5 jours selon votre vitesse de marche. Vous pouvez dormir sous tente (avec votre propre matériel) ou en refuge.
On ne fait donc pas tout le long, simplement une journée, mais la boucle que l'on emprunte nous permet de fouler pas loin de 30 kilomètres. 5 jours pour faire 60 kilomètres. En moonwalk peut-être ?!

20170306_124815
 

Bref. Le chemin vaut sa réputation. Car alterner sous-bois, montagne et plages paradisiaques c'est quand même assez rare. On trouve en route un spot à otaries. Avec leur cri bien spécifique, il nous est désormais possible de les repérer au loin. Encore une bonne demi-heure à les observer jouer dans l'eau. Des animaux en milieu naturel, y'a pas à dire, c'est quand même bien plus sympa. A cela s'ajoutent des oiseaux en tout genre dont celui rebaptisé R2-D2. On pense que Lucas s'est inspiré de lui pour fabriquer le bruit du robot dans le film. Tellement réaliste qu'on est à 2 doigts de sortir nos sabres laser et on s'attend à voir débarquer Darkvador au détour d'un bosquet. Que nenni. Point de Jedi en vue non plus. Juste un boule de plumes. Drôle.
Au moins autant que l'oiseau badminton, ainsi appelé par nos soins en raison de sa queue en plumes de volant à badminton. Si c'est pas déjà exploité comme filon, va falloir y penser en cas de pénurie. On va lui plumer le derrière au zozio.
Par contre pas de photos à l'appui, ça bouge trop, ça virevolte, ça fait le malin. Mais croyez nous. Queue en plume de volant et voix de robot !

Nous disions donc. Les plages sont tellement superbes qu'on décide de s'y rendre le lendemain mais par un tout autre moyen de locomotion, le kayak !

 

Pocahontas le retour ?

8h. Déjà devant le magasin de location de kayak. Comme on a pas pré-réservé l'embarcation, on tente le tout pour le tout. Ouf, il reste des bateaux.
Ici on ne plaisante pas avec la sécurité alors rien de moins qu'un briefing d'1h avec un kiwi à la langue bien pendue qui nous explique tout. Pas du Kayak loisir. Un vrai. Avec jupe, pompe et compartiment au sec. Du bon matos et des explications professionnelles qui vont avec.
Le bateau se retourne ? C'est bon on sait gérer et se remettre à flot. De l'eau dans le rafiot. On gère ! À chaque situation sa solution. On part rassurées pour 4h de bateau.

IMAG1023 IMAG1029
 

Île Adele, des otaries comme pêcheurs

1h pour rejoindre l'île à la force des bras et en parcourir la partie ouest et nord. Le reste des côtes de l'île nous est interdit pour cause de vent fort. Sécurité oblige, nous ne prenons pas de risques inutiles.
Ça joue, ça flotte, ça couine, les otaries se suivent et se ressemblent. On ne se lasse pas.
Le temps de retraverser vers la côte, une bonne demi-heure plus tard et nous voilà en mode pique-nique sur une plage déserte, accessible que par la mer. Une bonne sieste bronzette s'impose pour saluer cet endroit. La chaleur est torride, le vent tombé, personne en vue. A poil ! Bronzage sans marques !! Une belle baignade bien que fraîche. Mais une fois dedans elle est bonne (proverbe Normand de cabaneux).

Suffisamment revigorant pour repartir sur notre chemin retour. 1 bonne heure de pagaie version Pocahontas sans la tresse. À droite, à gauche, on donne tout. On longe la côte, on découvre d'autres plages, d'autres recoins, grottes, végétations. Un autre point de vue qui diffère grandement de celui que l'on a depuis la terre.

Une bonne douche plus tard, un goûter dans le ventre, on prend la route direction notre dernière destination sur l'île du sud, Picton et ses sounds. Même genre de paysages qu'aux Milford, au pied du ferry qui nous emmènera sur l'île du nord.

 

Dernière journée sur l'île du Sud

Juste le temps d'une petite randonnée, le début de la Queen Charlotte Track. Les maux de tête de Géna persistent et la flemme la gagne. 1h pour grimper au point de vue qui vaut tout de même le détour, pique-nique car il est déjà l'heure de déjeuner en raison de notre départ tardif et un retour de bonne heure pour finir l'aprèm à bouquiner en bord de lac. Journée plus calme. Ça fait du bien aussi ! Les paysages sont sympas, changent de ceux des jours passés. Bonne alternance !

 

Le soir venu, l'aire gatuite à proximité du bateau est déjà full à notre arrivée à 18h30. La lecture a eu raison de notre timing. On se dirige donc 20 km plus loin pour un autre espace, presque désert, au milieu de vignes et à côté d'une forêt. Loin de la route, ce qui ne gâche rien, la première étant située en bord de voie rapide.
Bonus, cette aire est agrémentée d'une balançoire. Pensez bien que Pti Rouleau fait un caprice. Comme les balançoires ne sont pas adaptées à sa taille, il faut l'accompagner, se forcer à pratiquer ce jeu d'enfant, nous, adultes engagées que nous sommes :)

IMG-20170306-WA0002
 

Fin de l'île du sud après 17 jours. Trop peu. Jamais assez. Mais cette région du monde regorge d'endroits magnifiques. Tellement différents.
Reste une semaine dans l'île du nord. On continue de garder les yeux écarquillés pour se laisser surprendre chaque jour.

Publié le 14/03/2017

Project Details