Project Description

  #Wellington#Tongariro#Rando#Rafting#57km  

Deuxième partie de notre voyage, pour une semaine, l'île du nord

 

Le Ferry qui nous emmène d'une île à l'autre prend tout de même 3h, une heure trente dans les fjords du sud, une heure en mer, puis l'arrivée dans les fjords du Nord.
Un voyage en soi, même si la météo une nouvelle fois n'est pas de la partie. L'occasion néanmoins d'avoir un autre point de vue, celui depuis un géant maritime et pour Fred (Géna dort au chaud, on ne change pas les bonnes habitudes) de voir surfer les dauphins dans les vagues autour du rafiot. Moment magique !!!

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Arrivées à Wellington, l'occasion de faire notre étape technique grande ville. Pas de bol, comme à Christchurch et Queenstown, la pluie nous accueille. Heureusement que dans un premier temps on prévoit une sortie musée, ça permet à la pluie de passer. 

Le musée Te Papa de Wellington, gratuit ce qui n'est pas négligeable vu qu'il n'y a aucune visite à moins de 20€ dans ce pays est particulièrement top. Fred avait lu qu'il était incontournable et nous a fait un caprice pour y aller. Bien lui en a pris. 
En vrac et dans le désordre, le plus grand poulpe en formol, le traité maori bien saboté par les colons lors de la traduction en anglais ainsi que des reproductions de leurs habitats, un espace faune et flore locale, sur les tremblements de terre et sur l'activité volcanique du pays. Impressionnant surtout quand on sait que cela peut arriver à n'importe quel moment et après avoir vu les traces à Christchurch.

Oui l'île du Nord est réputée pour son activité volcanique et géothermique. Donc ajoutez à ça leur légère obsession pour les tremblements de terre, vous avez les deux tiers d'un musée. 
Aussi un espace sur l'art Maori, les premiers immigrants et les derniers, récemment arrivés. Un beau panel d'histoire néo-zélandaise intéressant, de quoi y passer 3h en espérant que la pluie cesse. En vain. 

 

Wellington, well, well, well... 

La pluie, un lundi, un temps gris. Du coup ça donne moyen envie de traîner ici. On est déjà trempées. Quelques courses pour préparer les prochains jours et on s'en va avancer vers notre étape suivante. La balade en bord de mer, le fish&chips et les bières en terrasse, on repassera. On est gelées. 
À nous le van, le chauffage, les chaussettes qui sèchent sur les sorties de ventilation... La route sous la pluie va être courte. Cela cesse au bout d'une heure et on avale les kilomètres.

 

Le lendemain on arrive au sud de la zone volcanique. Le temps est toujours bof mais sec. On est sensées apercevoir au loin les grands volcans mais la couronne de nuages en altitude ne laisse apercevoir qu'une pointe enneigée. 
On passe à l'office du tourisme prendre quelques informations et là, le bulletin météo s'annonce catastrophique pour toute la semaine. Les randonnées risquent d'être compromises. Oh rage, oh désespoir !

 

3P le retour 

On tente quand même une ascension en voiture pour avoir un point de vue. En vain. Brume totale. Rien à voir. On pique-nique dans le blanc du blanc. Seules. Sur un parking qui sert en hiver pour accéder aux pistes de ski. Impression de bout du monde ultime. 
La randonnée conseillée à l'office n'est pas ouf. Mène à une cascade. 1h aller/retour. Aucune vue. Des cascades on en a vues mille. Même si celle-là est jolie on est un peu déçues. 

 

Action réaction ! 

Le bulletin météo de demain n'est pas génial donc mais comme ça va être le cas toute la semaine il nous faut passer à l'action. On réserve pour le lendemain une navette qui nous emmènera au départ de la "Tongariro Alpine Crossing", départ à 6h30 car ce n'est pas une boucle. 20 km entre les volcans, un petit challenge physique comme on les aime. 
Une fois cette décision prise, on se fait un goûter avec vue sur les sommets avant d'aller trouver notre aire pour la nuit stratégiquement à 20 min du départ de demain pour n'avoir à partir qu'à 5h30. Oui oui 5h30...

 

Tongariro Alpine Crossing

Garées à 5h50. On avale notre petit déjeuner le temps que le balai de véhicules ne se gare. La navette nous attend et nous emmène à l'autre bout de la randonnée. Un aller simple de 20 km qui nous laisse la liberté de revenir à notre rythme. On ne dépend pas de la navette à la fin. Et oui notre liberté avant tout !
20km, enfin 19,8km pour être précises, entre 6 et 9h de marche annoncée.
  On mettra 5h30. Une nouvelle fois un peu difficile de réellement trouver de longues randonnées. 

La première partie, 1h, simple, plate, sur un petit chemin de bois. Il y a du monde mais on part plutôt devant. Au fil des kilomètres la foule s'égrène. La première montée à 1200m, abrupte, 1h, en sèche plus d'un et ça devient plus calme. 
Drôle de constater que les randonneurs sont très variés. Du mec ultra-équipé et préparé aux jeunes en baskets glissantes et jean. Du jeune au beaucoup moins jeune. La randonnée est accessible à tous, chacun son rythme, même si parfois sur ce genre de tronçon très couru certains sous-estiment un peu la difficulté de la journée. 

 

3P encore et toujours

 

Le problème reste le même. D'en-bas on ne voit pas le haut. D'en-haut on ne voit pas le bas. Au sommet la visibilité est à peine de 40m, il est donc inutile de passer 1h30 à aller au cratère et espérer en voir son intérieur, les rares qui s'y aventurent disparaissent dans la brume épaisse au bout de quelques pas. La température est basse et le vent annoncé est bien présent. On mise sur davantage de visibilité un peu plus bas, en arrivant aux lacs. Et ça finit par payer. 

 

Lacs turquoises sur fond blanc..

 

Les lacs émeraudes portent le nom de Ngarotopounamu qui signifie « les lacs couleur pounamu ». Le pounamu est une pierre qui ressemble à du jade. Pierre précieuse que l'on trouve partout en Nouvelle-Zélande. 
En faisant quelques recherches sur les noms des lacs et sur la randonnée, nous sommes tombées sur ce site de Wikipedia qui retrace toute la randonnée. Les photos sont superbes. C'est ce qu'on a plus ou moins pas vu pendant ces 20km. En exagérant à peine, il y a des choses que l'on aurait du voir que l'on découvre sur ce site, ça a l'air top. En fait on en aura vu la moitié. Faudra revenir pour voir la seconde moitié par beau temps. Allez jeter un coup d'œil à ce lien. Ça vaut le détour et ça devrait donner envie aux lecteurs randonneurs. 

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Nous on poursuit notre descente direction les lacs. Au début on ne les distingue pas puis ils apparaissent. Entre les gouttes (les nuages et la brume c'est humide, comble de tout), on prend le temps de savourer le moment. Les couleurs sont très belles et elles doivent l'être davantage sous un soleil apparent. 

Finie la roche, la descente alterne sable volcanique, chemin, bush, et sous-bois. Le tout est plus facile mais pas beaucoup moins éprouvant. Encore 2h de marche où les vues sur les lacs de Rotoaira et Taupo sont magiques d'autant que le ciel se dévoile davantage à cette altitude. On y croit. On finit même la randonnée en t-shirt. 
Bien nous en a pris de choisir cette solution transport car nous sommes libres en arrivant de partir alors que les rares déjà arrivés attendent la première navette qui ne sera là que dans un heure. 
Nous on quitte le parking pour se trouver un coin en bord de lac pour se faire une omelette et un thé au bord de l'eau. 1h en tongs à décompresser. Et encore l'après-midi devant nous.

 

Chaud devant

Zone volcanique oblige, les sources chaudes sont nombreuses et le bassin en plein air nous tend les bras. Après avoir réservé notre activité du lendemain, on file donc aux bains chauds de Turangi, notre escale suivante. 
1h à tremper au chaud avant qu'un groupe de jeunes ne débarque. Avant il n'y avait quasi que des touristes backpackers qui, s'acquittant d'une modique somme à l'entrée, profite du lieu pour se détendre et prendre une douche. 
Fin d'après-midi à bouquiner en bord de lac où nous passons la nuit. Après un vague échange de bon procédé avec le voisin qui laisse ses phares allumés, il paie sa bière, nous les gâteaux apéro. Une fin de journée comme on les aime. 

 

Quitte à être mouillées

 

Le lendemain la météo annoncée n'est pas beaucoup plus sèche ni clémente on décide donc, quitte à être mouillées, d'aller naviguer. Direction activité rafting ! 
Une belle promotion trouvée sur le site bookme, la référence du genre ici nous offre 2h sur les eaux cristallines de la rivière Waikato pour 50€ contre 95 initialement. La belle affaire ! 

 

Première leçon Maori

 

Jack, Captain Jack est notre pilote du jour. Un beau bébé Maori de 25 ans, ancien rugbyman de haut niveau qui a dû se reconvertir après diverses blessures, parlant couramment maori. Personnage atypique qui sait nous mener au gré des flots toute l'après-midi. 
On a choisi le grade 3 (1 étant plat et familial, 5 haut niveau) car il n'y avait pas de 4 et que le 5 n'était que le samedi à 140$. Pour une première fois, c'est top même si ça manque un peu de frisson à notre goût. A en juger par quelques cris, c'est déjà beaucoup pour certains. 

Une soixantaine de passages à affronter, des faciles, des plus techniques, le navigateur maori cadence le tout à base de "paddle forward, back paddle, get down, get back, hold on". On obéit tous au doigt et à l'œil. D'abord parce que vu le jus faut pas déconner et aussi vu le gabarit du gars, t'as pas trop envie de te louper. 
Chaque passage a son petit nom, son anecdote. Une certaine mise en scène est de rigueur, le tour agrémenté de détails historiques, et géologiques sur les paysages que nous passons. Belle leçon même si nous ne retenons pas tout.
Les 2h filent vite. Trop vite. Même la pause chocolat chaud et poisson chocolat guimauve est trop courte ! 

 

Au retour, après quelques photos souvenir vendues ensuite à prix d'or que nous n'achetons pas (il va falloir nous imaginer avec combi, gilet de sauvetage et casque car il n'y a pas de preuve à l'appui), retour au chaud sous la douche et fin de journée avec bière et hot-dog offerts par la maison. Savent recevoir ici ! 

 

Les jours se suivent...

Et se ressemblent d'un point de vue météo. Incertitude. Pluie. Éclaircies. Nuages. Trombes d'eau... 
Galère. 
L'activité du matin est donc couverte. On varie les plaisirs. C'est escalade ! 

On se trouve un mur où crapahuter, moyennant finance, l'association accueille le public et fournit le harnais. On profite sur place pendant que le pluie tombe massivement. 
Autant Fred avait pris quelques cours et, grâce à l'association à côté de chez elle, grimpé à de multiples reprises, autant Géna restait sur un échec cuisant à 5 ans où les pleurs l'avaient emporté sur l'envie de monter si haut. 
Qu'à cela ne tienne, avant de partir elle avait quand même passé le baudrier pour une séance découverte qui lui avait bien plu laissant derrière elle les mauvais souvenirs. 

L'animatrice du jour nous fait un rappel des procédures de sécurité et nous voici parties sur des voies 5b voire 5c sur la fin. Dur dur. Si nos cuissots sont sur-entraînés ces derniers temps, les baskets c'est pas super adapté et les doigts et les petits bras n'ont pas l'habitude. Au bout d'un moment ça tétanise sérieux ! 
3h quand même, on assure, on s'amuse, l'activité change et ça nous fait oublier la météo. 

A notre sortie, la pluie persiste. On a faim. On décide de faire une lessive pendant qu'on déjeune dans le van histoire de partir pour l'Amérique avec une belle valise propre. 
En fin d'après-midi, face à des gouttes intermittentes, la randonnée de 2h se transforme en promenade de santé de 10 min moyennant un accès parking à 200m pour aller voir les Huka Falls, LES chutes d'eau à ne pas manquer. C'est sympa mais il y a trop de monde et sans efforts, on aime moins. 
Sur ce genre d'activités accessibles en car, les chinois sont en masse. Omniprésents. Toujours aussi sans gêne et bruyants. Bizarrement on les a beaucoup moins vus en haut des montagnes. Et c'était tant mieux ! 

 

Wai-O-Tapu, sources Maori sacrées

Si dans l'île du sud le sujet Maori n'est quasiment pas abordé, dans l'île du nord, terres sacrées, tout tourne autour de ça. 
Tout est sacré. Tout est Maori. Les villages folkloriques à 20€. Les parcs jalonnant la vallée volcanique aussi. En fait dans l'île du nord il est quasi impossible de faire quoique ce soit sans sortir la carte bleue. 
Comme on est pas venues pour rien, on joue le jeu du parc géothermique. Sous la pluie. Évidemment. 

Situé au plein centre de l’île, le Wai-O-Tapu Geothermal Wonderland est un parc géothermique des plus étonnants. Il propose un parcours d'une bonne heure qui mène de spectacle en spectacle. Lady Knox, la star incontestée des lieux, est un geyser qui projette son eau à plus de 20 m de haut, impressionnant !
Son éruption est déclenchée chaque jour à 10h30 à l'aide de savon qui moyennant une réaction chimique propulse le liquide en l'air sous les yeux ébahis des visiteurs. La nature peut être manipulée. Et bien bravo ! 

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2h dans le parc alternant bouillonnement, souffre, couleurs étranges, cratères, boue... 
« Champagne Pool », un bassin de 65 m de diamètre, aussi large que profond. Il doit son nom aux bulles de gaz qui remontent à la surface. Des explications sur chaque site permettent de mieux comprendre les fondements de cette région. 
Une odeur d'œuf pourri restera à jamais imprégnée dans nos narines. 

 

"Touche moi pas suis Tapu"

Voilà ce qu'on dira à l'avenir quand on nous embêtera. Ici tout le monde respecte le côté sacré, même les chinois, alors pourquoi pas essayer sur nous ! 
Une tentative avortée de visite de lacs plus tard (la pluie toujours), on se parque dans la ville de Rotorua pour déguster le soir venu un mémorable fish&chips. Tenu par des chinois, le "restaurant" propose différents poissons, panés et frits accompagnés de frites. Vous dire lesquels on a mangé est impossible. Mais c'est vachement bon !! 

 

Dernier jour dans notre maison roulante

L'heure est venue de faire le sac. Ranger le van. Ce soir on le rend. Pincement au cœur. On l'aimait bien notre maison. Et quelle facilité et quelle liberté de se mouvoir ainsi sans presque aucune contrainte. 
Tellement qu'on regarde si en Argentine on ne pourrait pas en faire de même. A priori non. Pas de marché sur le sujet et des véhicules en fin de vie qu' il faudrait savoir réparer régulièrement par nos soins. On abandonne l'idée mais on la garde pour une autre aventure. 

La route pour rejoindre Auckland est longue. Derniers paysages, derniers rayons de soleil. Évidement il arrête de pleuvoir quand on décide de partir. On fait une halte de 1h en bord d'un dernier lac, celui de Rotorua pour bouquiner et écrire ces articles (2 semaines de retard dans la rédaction, ça se paie !). 
Derniers rayons donc. Une vidange de l'engin et 150 km plus tard on rend la bête. Notre dernière soirée kiwi est chez un hôte Airbnb. Non loin de l'aéroport. Venue nous chercher à l'agence de location, c'est l'occasion pour nous d'échanger un peu avec elle. La vie ici. Son expérience de voyage autour du globe. 
Notre dernière soirée est studieuse pour essayer de rattraper le retard sur le site. Tant bien que mal. Profiter du wifi et repartir sur de bonnes bases avant d'affronter notre prochaine destination, l'Argentine ! 
À l'heure où vous lisez ça on est déjà en terres sud américaines. 

 

La Nouvelle-Zélande restera un beau souvenir. Un très très beau souvenir. Ils l'avaient tous dit avant nous, ce pays est génial. On confirme ! 

Publié le 15/03/2017

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