Project Description

#Zhangjiajie#Tianmen#Brume#Avatar#72km

Dimanche soir nous prenons l'avion en direction de Zhangjiajie. Charmante bourgade du centre de la Chine, sortie de terre en quelques années. Cette sino mytho ville ne nous servira que de tarmac d'atterrissage car nous prenons dans la foulée la direction de Wuligyuan en taxi. Autre ville dortoir qui accueille les flots continus de touristes chinois.
Magie des taxis qui à 23h un dimanche, cherchant leur dernière course, se jettent sur vous comme des chiens enragés. Ils proposent 200 yuans, on sait que 150 reste un prix somme toute raisonnable. On en tirera 110 après d'âpres négociations. On devient intraitables sur le sujet. On s'est faites eues une fois pour un kilo de pommes, principe oblige, ça ne se reproduira plus de si tôt. Enfin on va éviter.

Alors vous vous demandez pour Wuligyuan. Très bonne question ! C'est la ville qui donne accès à l'entrée principale du parc de Zhangjiajie. Parc qui inspira James Cameron pour son célèbre Avatar en raison de ses pics karstiques et de ses paysages à couper le souffle.
La raison première pour laquelle nous sommes venues en Chine quand il y a un an on réfléchissait à l'itinéraire et que l'on est tombées sur des images de ce lieu.

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Mais tout ne s'est pas passé aussi simplement.
Martine qui voulait un point météo dans nos articles, elle va être servie.
Jour 1. Parc Zhangjiajie. Brume à couper au couteau.
Jour 2. Parc Zhangjiajie. Brume, pluie, éclaircies.
Jour 3. Tianmen Mountain. Brume de malade, pluie.

Quand on parle de brume ici, on ne parle pas de cette vague blanchâtre le matin qui vous oblige à allumer vos codes 5 minutes en campagne et qui passe aussi vite qu'elle est venue. Non. On parle d'une "putain de purée de pois" comme l'a si élégamment appelée Fred. Un truc qui fait que tu ne vois pas à 10 m. Alors les paysages à couper le souffle, vous imaginez bien...
Des marches, il y en a eu encore un certain nombre voire un nombre certain puisque l'on se fait un point d'honneur à monter par nos propres moyens lorsque cela est possible.
1h30 de marches, normalement récompensées par la vue et là... Sortez vos machettes, vous allez pouvoir découper tout ça au couteau. Marcher pendant des heures, chercher des points de vue, on aura tout essayé toute la journée à plus de 2000 m d'altitude. Avant de se résoudre à redescendre.
La bonne surprise c'est la balade de la descente qui, davantage en sous bois, laisse apercevoir une perspective de premier et second plan que nous avions oubliée depuis le matin. L'arrivée le long d'un cour d'eau, ponctuée d'un rayon lumineux, sans pour autant parler de soleil, viendra illuminer cette fin de journée. L'horizon enfin découvert nous laissera apercevoir le majestueux de ces pics. La fin de balade est très agréable et c'est ragaillardies par l'idée de passer une seconde journée ici que nous rentrons à l'hôtel, en même temps qu'une horde de touristes chinois.

Pour l'anecdote, le touriste chinois, appelons-le TC (non pas pas pour Tête de Con mais bien pour Touriste Chinois :), il est discipliné le temps de faire la queue dans les zigzags d'attente et dès que le bus arrive, il se rue dessus. En langage TC, aller prendre le bus ça veut dire à la vie à la mort, le premier assis a gagné. Haha. Ils ont essayé. On s'est retrouvées prises dans une mêlée digne des All Blacks. Un regard entre nous 2 a suffi à valider le fait que nous aussi en France on savait jouer au rugby et que l'essai, ils n'allaient pas le transformer de si tôt. La ptite au blouson rose a fait un "face to face" avec la vitre de la porte et sa pineco n'a vu que nos derrières.
PETITE PARENTHÈSE. Le TC est fou. De l'avis général, de bloggers, après récents échanges sur le sujet. A l'unanimité, ce n'est pas le chinois qui est insupportable, quoique des fois leur attitude est déplorable mais c'est une question de point de vue qui n'engage que nous, bref, mais le TC, il est carrément sur une autre galaxie. Comprenez il paie, il est roi. Il paie cher, nous aussi ceci dit en passant, donc il est seul au monde, hurlant, chantant, bousculant, crachant, salissant... Un rouleau compresseur. Qui, quelque peu usant, en vient à nous faire nous réjouir (danse du ventre et offrandes à Bouddha incluses) de la moindre seconde de répit, voire de silence. Car le silence n'existe pas chez les TC. Même seuls ils font du bruit. Téléphone, chant, cris....
Le TC. Vaste sujet. Sur lequel nous reviendrons sûrement...

Donc cette éclaircie était de bon augure pour ce second jour. Haha. En théorie.
Jour 2 : des marches, en veux-tu en voilà, des singes aussi et des gouttes, on en parle pas. Car oui en plus de la "putain de purée de pois", il peut pleuvoir ! Magie chinoise ou simple caprice du ciel !? Heureusement ça se calmera à partir de midi et les vues se dégageront sans jamais être complètement tout à fait claires. Les balades se suivent et ne se ressemblent pas. On retrouve un peu le sourire. Humide le sourire.

Pour fêter ça on décide de se faire un petit resto à notre retour le soir. La belle idée. Comme il n'y a aucun prix ou explication, tourisme oblige, mais que chinois, on improvise dans un lieu qui nous semble assez cocasse. Avec comme convives uniquement des locaux, la viande qui sèche au dessus du feu de bois et des tables rondes où trônent des plats par dizaines à partager. Ça se complique quand le menu a des images floues et que même là choisir est difficile. D'autant que ce n'est pas donné. On choisi un plat qui nous inspire, à partager car les quantités sont toujours trop importantes. La tenancière nous montre la viande qui sèche pour expliquer ce qu'il y a dedans. En manque de protéines, cela nous semble parfait. Haha (bis). Alors oui c'était bien la bestiole qui séchait au dessus du feu sauf qu'ils avaient enlevé la viande pour ne garder que le gras. La couenne.
On ne se démonte pas, on sait qu'ici le gras est roi. En poêlée, bouillon... Le goût est bon. Accompagné de riz et de ciboule, ça passe. Juste le truc méga indigeste. L'estomac apprécie moins. Pour l'expérience OK, pour le coup de cœur, on repassera. Mais ça nous aura bien fait rire. Cher le gras.

Nous voilà donc d'attaque pour la 3ème et dernière journée en terres Naa'vi.
On décide de se diriger vers une montagne située vers l'aéroport pour faciliter notre retour du soir. Tianmen Mountain. Le genre qui a des corridors le long de la montagne, dont certains en verre pour l'effet vertigineux.
Et aussi le plus long téléphérique du monde. 7,5 km.
Pour info. Le chinois a toujours le plus grand téléphérique, pont de verre, le plus grand...

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On va monter. On va être mouillées. On va pas voir grand chose. On va reprendre le plus grand téléphérique et pis on va aller manger une soupe pour se consoler car une nouvelle fois la "putain de purée de pois" aura quelque peu gâché la journée.
Une belle expérience néanmoins.
Mais la soupe fut plus (surtout le moment où le mec a essayé de nous arnaquer et qu'on a tenu face à 10 chinois qui parlent pas anglais. On est les meilleures à Mimez c'est gagné désormais) réconfortante. Un taxi plus tard car le dernier bus partait à 19h, encore fallait-il le savoir, nous voilà à l'aéroport, Aube de notre nuit transport puisque nous atterrirons à minuit pour enchaîner à 5h45 par le train en centre ville.
Le taxi, les heures à zoner dans une gare vide sinon hantée de jeunes errant dans les couloirs, on maîtrise désormais. Ce n'est qu'à 10h que nous arrivons à l'auberge de Chengdu. Terre d'accueil pour ces 3 jours à venir et terre de départ pour l'ouest et les plateaux tibétains.
10h mais après 3h passées en compagnie de voyageurs dans un wagon en "sièges durs", comprenez 3 sièges, face à 3 autres. Des places pour des demi portions. Pas assez pour le sac que Géna gardera entre les jambes. Et après une nuit blanche, on vous laisse envisager notre seuil de tolérance. Pas fou comme expérience. Confort minimum et mollement envie de recommencer pour des trajets de plus longue durée... A aviser après une nuit de vrai sommeil.

Pour les photos canons des parcs, on vous laisse chercher sur Google. Car ce qu'on a en stock tient davantage du mariage d'Eddy Barclay et Casper que du catalogue de voyage...

A vous la France, nous, une soupe et au lit.

Publié le 27/10/2016

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