Project Description

  #Iguazu#Chutes#Coatis#22km  

Welcome to Iguazu!

Puerto Iguazu c'est la ville la plus au nord de l'Argentine, dans une région enclavée entre le Paraguay et le Brésil.
20h de bus tout de même pour venir depuis Buenos Aires ! Première expérience du bus de nuit en Argentine, plutôt réussie il faut dire. Après avoir testé le bus en Chine, n'importe quel bus est un jeu d'enfant désormais. On bosse la suite de l'itinéraire, on comate, on papote, le tout à l'étage au premier rang, vue sur la route. Les paysages. Décevants ces paysages. Alors que tout le monde dort à 21h, on veille jusqu'à 1h le nez entre les phares de la route et les lignes du Routard.  

¡ Bienvenido à Puerto Iguazú ! >

Le lendemain, à l'arrivée à Iguazú, Puerto Iguazú de son vrai nom, on a l'après-midi pour prendre possession de notre auberge, la première après notre séjour 5* chez Pedro à BA, chercher des informations pour les 2 jours de visites à venir et sur comment repartir d'ici. Larges !
Une fois le sac posé et découvert que les standards argentins ne sont pas les mêmes qu'en Asie et qu'il va falloir s'habituer aux dortoirs trop chers, riquiqui, qui puent des pieds, on retourne à la gare routière faire nos premiers devis.
Sur place on rencontre, disons que Géna provoque quelque peu la rencontre, Laura et Guilhem, 2 français en road trip autour du globe pour un an. Ils cherchent les mêmes informations que nous, on s'échange les plans pour gagner du temps et on apprend rapidement que le parc côté argentin que nous souhaitons visiter le lendemain est à moitié fermé pour cause de pumas errants.
Mais revenons d'abord sur la raison de notre venue ici.

 

Les chutes d'Iguazu, merveille du monde

Elles se bataillent la vedette avec celles de Niagara, les chutes sont la fierté nationale de 2 pays limitrophes et s'étendent sur quelques 3 kilomètres de long pour rien de moins que 123 cascades. Et oui ! Ça explique les 20h de bus.
Étape incontournable de tout road trip argentin, les chutes, mêmes extrêmement éloignées et dans une région peu intéressante, voient passer chaque année beaucoup de visiteurs (difficile d'avoir un chiffre). Vous comprenez mieux ?!
Le Parc National se partage entre le Brésil et l'Argentine, 2 points de vue différents, 2 billets à payer. Après la bataille avec le Canada, les 2 pays aussi voient leur combat vain. Les touristes ont tous leur avis sur la question, à savoir, quel côté est le plus beau. On a voulu vérifier par nous-mêmes.

 

Des pumas non. Des Coatis oui !

Donc la partie inférieure du parc argentin est fermée, la moitié, celle avec la randonnée dans une nature luxuriante et qui a terme permet d'approcher au plus près la cascade.
Quand on demande si le prix est lui aussi divisé par 2, ils rient et répondent par la négative. Car l'entrée côté argentin est presque 2 fois plus chère qu'en face lorsqu'on inclut le transport et qu'à cela s'ajoute le bus, les nuits pas données, ça commence à faire un budget pour une demi prestation.
Bon et bien c'est plein pot.

Alors on fait quoi quand on apprend que les 5 pumas qui zonent depuis 10 jours vous pourrissent vos plans ? Ira, ira pas... Même réflexion que nos français du bout du monde. On prend rapidement la décision d'y aller. Pour se faire un avis. Et parce que quitte à avoir craqué le budget on va au bout du craquage.
Une fois décidées, on achète nos billets de bus pour dans 3 jours et demain direction Brésil !

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Passer la frontière ou la chose la plus simple du monde

On descend du bus, on se fait tamponner côté argentin que l'on sort du territoire et... Et bah rien côté samba, rien qui dit qu'on est rentrées sur leur territoire. Il en est donc de même pour la sortie. 1 journée invisible dans le passeport donc...

A l'entrée du parc, des panneaux nous interdisent de nourrir les fameux Coatis sous peine de blessures graves dues à leurs griffes et dents. Mais qu'est ce que c'est ?!? Wikipedia votre ami, cliquez ici !
Ces boules de poils trop mignonnes sont en vrai les cousines germaines des singes chinois, pas pour leur aspect mais pour leurs attaques furtives dès que la nourriture est en jeu.
On le vérifie bien vite, un touriste pose un sac en plastique entre ses jambes pour prendre une photo, dedans, une bouteille d'eau et une brique de jus d'orange. Il a pu dire adieu à son jus, impuissant devant la vivacité de la bête, qui a embarqué le liquide en 2 temps 3 mouvements. Nos compatriotes rencontrés la veille en feront les frais également le lendemain. Adieu le sandwich au saucisson !

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Bon, terminée la minute Brigitte Bardot, passons au cœur du sujet. Les chutes. Pim Pam Poum, boum!
OK, en arrivant, on comprend rapidement pourquoi on est venues jusque là, pourquoi ces chutes qui n'ont pourtant hélas pas la réputation de celles du Canada valent le déplacement. Y'en a partout. Des hautes, des petites, des bruyantes, des marrons, des blanches, toutes spectaculaires.
IMG-20170320-WA0003On chemine le long de la falaise avec une vue sans fin sur l'Argentine et ses cascades. Un spectacle étonnant. Et ce n'est que le début. À chaque fois que l'on pense que c'est fini, d'autres suivent, apparaissent derrière les nuages de vapeur d'eau créés par les millions de litres qui tombent en continu. Jusqu'à arriver au bout. La Gorge du diable. Un condensé de ce que l'on vient de voir depuis 1h30. Les photos ne sont qu'un vague aperçu de l'ampleur du décor. Se retrouver au milieu de cette nature est impressionnant. Le bruit est d'ailleurs assourdissant. La douche très humidifiante, un brumisateur naturel bienvenu avec la chaleur qu'il fait.
On nous avait prévenu, côté brésilien c'est du lourd et on était loin d'imaginer à quel point.

On quitte le site encore ébaubies par ce que l'on vient de voir. Le trajet retour en bus nous laisse le temps de redescendre tranquillement de notre nuage.
Un stop au retour par la ville de Foz de Iguazu (sans intérêt), sœur de Puerto Iguazu mais côté brésilien. L'attente du bus est écourtée par la rencontre d'un nouveau duo français (Marine et Philippe) sur les routes depuis 2 mois et qui se rend au même endroit que nous. Quelques échanges, une douane et un trajet en bus plus tard, on les convie à se joindre à notre apéritif franco-français déjà prévu le soir même avec nos concitoyens rencontrés hier.

 

Une bière peut en cacher une autre

Nous voilà donc à 19h à notre point de rendez-vous, celui d'hier où nous avions déjà retrouvé Laura et Guilhem. Direction le même endroit que la veille, une rue à quelques encablures du côté touristique de la ville pour ne trouver que des bars et terrasses de locaux. De quoi partager une Quilles bon marché tranquillement.
Même topo que la veille. On se raconte nos voyages, nos aventures, on s'échange de bonnes idées. Certains ont visité des pays où d'autres vont se rendre, d'autres hésitent à aller là où certains se sont déjà rendus et sont avides de conseils. Bref 6 joyeux lurons qui, ne voyant pas les heures passer, loupent le coche des empañadas. Bah oui, servis surtout en apero, à 22h, y'en a plus. On se dit que ça doit être le prix à payer pour un peu de fraîcheur. Qu'à cela ne tienne, un sandwich saucisse sur la route du retour cale les estomacs les plus exigeants.

Continuant le même itinéraire dans les jours à venir (un circuit un peu rodé par nombre de nos prédécesseurs), nous sommes amenés à nous revoir, à commencer par les 25h de bus du surlendemain que nous ferons déjà à 4.

Une belle journée dans le nord argentin s'achève. Les jours se suivent et se ressemblent au pays des belles découvertes. Demain, direction les chutes mais côté bleu ciel et blanc cette fois.

 

Les chutes version Argentine

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Postulat de base. Billet plein pot. Demi parc. Ouf on est lundi et on sent déjà une nette différence. Beaucoup moins de monde, beaucoup moins de locaux.
La fermeture de la partie basse impose que l'on prenne obligatoirement le train pour les 2 circuits restants. Attente. Un peu trop de touristes concentrés tout de même. On opte pour descendre à la première station, l'option que tous choisissent en second privilégiant la fameuse gorge du diable en priorité. C'était LA bonne idée trouvée autour d'une bière la veille. Personne pendant 1h30. Au dessus de la rivière, des chutes. Calme. Quiétude. Parfait.

Autre ambiance que côté Brésil. On est carrément au dessus de l'eau et non plus face aux chutes. On chemine tranquillement et on aperçoit au loin quelques chutes. Ou parfois on en surplombe d'autres. Puis on navigue sur une passerelle au-dessus de l'eau pendant un long moment.
Le clou du spectacle c'est la passerelle qui mène à la gorge. Si hier on avait une vue d'ensemble de plus loin. Là on est carrément au-dessus, pour ne pas dire dedans. Une nouvelle fois le bruit est assourdissant et le spectacle époustouflant. On est par contre plus près du bain que de la douche, légère brise oblige, la brumisation est parfois synonyme de seau d'eau. On reste tout de même un bon quart d'heure à profiter de la vue. Mouillées pour mouillées...

 

Revanche chinoise !

On assiste une nouvelle fois à cette scène qui nous agace au plus haut point, nous avons nommé "la séance photo mannequin des chinois". Ils viennent, ils prennent la pause. Jusque là rien d'anormal car on a déjà passé de longues minutes la veille à observer des touristes de toutes les nationalités et de tous âges ne prenant même pas la peine de regarder les chutes mais par contre prenant par dizaines des Selfies devant ces chutes. Pathétiques.
Le chinois lui il prend la pause mais il veut être seul sur la photo. Imaginez une passerelle. Un point de vue. Des dizaines de touristes souhaitant TOUS voir la chute d'eau, souhaitant s'approcher. Et un chinois, chinoise en l'occurrence, faisant le ménage sur 1 mètre autour d'elle, poussant carrément les gens.
Nous on ne bouge pas en géneral. Marre de se faire éjecter. La scène drôle c'est donc cette chinoise qui souhaite pousser une femme avec son enfant dans les bras qui tente elle aussi de se faire prendre en photo devant cette immensité d'eau mais ne pousse pas les gens pour autant. La chinoise la pousse une fois. Elle bouge pas. Feint de l'ignorer. Et la scène se reproduit 3 puis 4 fois. La limite de la chinoise c'est qu'elle ne parle pas anglais. Ni espagnol. Elle essaie de se faire comprendre par des gestes qu'elle veut de la place mais l'espagnole lui dit que elle aussi veut une photo mais n'emmerde pas son monde pour autant (on le traduit ainsi mais c'est clairement ce que ses gestes à elle voulaient dire). La chinoise aura une demi photo sans humain. Posant les bras ouvert tout sourire pour le clic-clac et tirant une tête de 15km une fois l'appareil rangé.
Les gens. Profitez du moment. Rangez les appareils.

 

3 pays en 1, mieux qu'un shampoing !

Pour finir la journée en beauté, direction le spot des "3 fronteras". Comprenez l'endroit où l'on aperçoit les 3 pays en un seul coup d'œil. On se trouve en Argentine. De l'autre côté de l'eau (pas à Deauville hein, comprendra qui voudra) à gauche le Paraguay, à droite le Brésil. Plus symbolique qu'esthétique, le lieu est l'occasion d'une balade avant de rentrer faire un brin de lessive et bosser un peu la suite de nos aventures.

 

Bilan Argentine vs Brésil

Bilan de ces 2 visites ?
Difficile de se faire un vrai avis en ayant vu qu'un demi-parc argentin. Le mieux est de prendre la peine de visiter les 2 pour se faire un avis par soi-même. Avec le sentier normalement ouvert qui propose une balade au cœur de la jungle, cela aurait un vrai plus pour varier les plaisirs et pour que chaque parc apporte quelque chose de différent tout en étant complémentaire. Peu importe, chaque journée reste un super souvenir même sans avoir vu de puma !

 

PS : Fred passe le reste de la journée à essayer de me faire croire qu'elle a vu un tatou nageant dans les eaux marrons de la rivière. Preuve Wikipedia à l'appui de l'aptitude des bestioles à nager habilement. Géna n'est toujours pas convaincue...

Publié le /03/2017

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