Project Description

  #Valparaison#StreetArt#Visite#82km  

Après 2 jours dans la capitale, direction Valparaiso, ville côtière à 120 kilomètres de là, 1h30 de bus plus tard nous voilà déjà arrivées.
C'est aussi là que nos chemins se séparent. Les petits vont passer 2 jours ici avec une amie puis prendront la direction du sud alors que nous décidons pour notre part de poser nos valises ici pour 5 nuits.

Ô exploit, nous, au même endroit, plus de 2 nuits !
L'occasion de se poser un peu, de profiter de la ville, de mettre le site à jour.
En théorie.
Car même si pendant ces 5 jours on va clairement prendre beaucoup plus le temps que d'habitude (réveil à 8h, dîners améliorés, sieste au soleil, décollage qu'en fin de matinée), vous nous connaissez, l'inactivité n'est pas non plus notre priorité.

 

Alors que nous arrivons à 11h et que les 2 sudistes sont partis, nous avons réservé une visite à 15h. A l'image de celle de Santiago, ces 3 heures à arpenter les collines de Valparaiso poseront les bases et nous permettent de nous approprier les lieux.
Note pour nous-mêmes, faire ce genre de visite tant que faire ce peut. Cela aide clairement d'un point de vue historique et contextualise l'ensemble.

Cette première visite cible les incontournables de la ville : Cerro Alegre principalement.
Notre groupe de vingt touristes chemine dans les ruelles, les escaliers, on écoute sagement Andrea, étudiante de 23 ans à l'anglais parfait qui nous raconte la ville d'hier et d'aujourd'hui.
Ville portuaire incontournable en Amérique du Sud au XVIe siècle, la ville a été peu à peu délaissée pour se retrouver au second rang chilien derrière sa voisine San Antonio. Néanmoins l'activité portuaire reste importante, au cœur de la ville, mais le déclin économique qui a accompagné ce pôle positif s'en fait également sentir.

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Des locaux nous disent de faire attention à nos affaires, de ne pas passer par-ci, par-là. Cette bienveillance a également un effet inverse, cela nous crispe, cela ne nous donne que moyennement envie. Petite délinquance, nous n'aurons aucun problème au fil de nos balades. Du bon sens, rien d'ostentatoire pour éviter de tenter, pour le reste, pas plus d'insécurité qu'autre part. On se fait aussi voler à Paris...

 

La visite, c'est aussi l'occasion de goûter certaines choses

Un alfajor chez Don Sergio, papy chez qui il faut sonner pour acheter son précieux gâteau vendu 30 centimes pièce. Une misère. Il ouvre la porte, on commande, le petit paquet individuel est déjà prêt. On déguste le "macaron" chilien dans le passage Bavestrello qui mène à son domicile. Le genre de rencontre qu'on ne fait qu'en compagnie de locaux.
On assiste aussi le temps d'un instant au mini concert de Sergio Léon, musicien figure de la ville qui chante Valparaiso comme personne (enfin on a pas essayé nous) (même que vous pouvez l'écouter sur YouTube le Sergio).
On goûte aussi le chichón, mélange de Pipeño vin blanc jeune et chicha. Étrange. Vert en bouche. On aime. Moyennement.
On repart également avec quelques recommandations de dégustations et de visites sous le soleil couchant.

IMAG2287L'après-midi a filé et il est déjà temps de remonter sur notre colline en passant par le fameux passage du 21 mai. Avec une vue plongeante sur le port, ses porte-conteneurs, ses grues en activité permanente et également sur toute la baie, ce lieu sera notre rendez-vous quotidien chaque matin et chaque soir. On ne s'en lasse pas.

 

On rentre dans notre chez nous de la semaine qui n'est autre qu'une (grande) chambre chez Justin et Ludovic, français exilés au Chili.
Le chercheur post-doc et l'infirmier sont arrivés là au gré d'une bourse acquise à la fac de Valparaiso, louant une grande maison à la vue sublime, la chambre supplémentaire est mise sur Airbnb pour arrondir les fins de mois, pour le plus grand plaisir des touristes qui profitent d'un lieu lumineux, bien placé, bon marché et sympa le tout agrémenté de 2 félins. Le lieu idéal en somme !
Notre retour à l'appartement est aussi l'occasion de faire la rencontre de Gabriel, étudiant brésilien occupant la troisième chambre, arrivé la veille pour quelques mois. Une ambiance bon enfant dans la cuisine avec des discussions en espagnol, anglais et français qui nous laissent à penser que cette semaine au bord de l'eau sera au top.

 

Au bord de l'eau, il y a cette fille qui m'appelle (G. De Palmas)

Lors de notre seconde journée, on ne traîne pas trop non plus car l'on a décidé de participer à la seconde visite proposée par la société Tour4tips. Au programme cette fois, les dessous de la ville.
Davantage axée contexte socio-culturel et socio-économique, c'est l'occasion de compléter la visite d'hier. Pour vous donner une idée de l'importance de cette ville encore haut lieu de l'armée de mer où sont formés les matelots et officiers de demain, l'origine du coup d'état de Pinochet en 73, c'est ici, au large de la baie. Cqfd. Lors de nos déambulations, on passe par l'ancienne prison qui a vu s'amasser des centaines de prisonniers sous l'ère Pinochet, les cimetières des catholiques et des dissidents, des quartiers plus populaires et par de nombreuses places, incontournables comme lieu de vie en Amérique du Sud.

 

Sensations garanties

Ces 2 visites sont aussi l'occasion de tester les nombreux moyens de transport de la ville. Hier quelques ascenseurs qui permettent d'accéder aux différents sommets mais également le tram, aujourd'hui le bus, le 612, appelé aussi roller-coaster pour son effet grand huit.
Un mini-bus, des mini ruelles, des arrêts de bus inexistants puisqu'il suffit de lever le bras pour arrêter (très) brusquement le véhicule et un chauffeur payé à la commission sur la vente des billets suffisent à expliquer la vitesse à laquelle il roule. Plus il roule, plus il prend de voyageurs, plus il roule vite plus il a de chance de boucler rapidement son tour et d'attraper de nouveaux voyageurs. Il faut vraiment se tenir sinon un virage est vite arrivé, la chute qui va avec aussi.
Les transports sont très bon marché ici. Suffit de dire au chauffeur où l'on va, si l'on reste sur le plat ou si l'on monte sur la colline et le prix en sera différent mais toujours accessible. Ici pas de carte, pas d'abonnement, on paie à la course, et le pilote, en plus de se la jouer Schumacher (pour la vitesse, pas pour le côté légume), rend la monnaie avec le sourire entre deux passages de vitesses.

 

Musée à ciel ouvert

Si vous tapez Valparaiso sur Google, vous trouverez des maisons aux couleurs variées et du Street art en pagaille.
Pour les maisons colorées, même topo qu'à Buenos Aires, ce sont les restes de peintures utilisées sur les bateaux qui étaient réemployées sur les maisons. Ça protège, ça met un peu de soleil, ça permet de repérer une habitation facilement.

Pour le street art c'est dans les années 70 que cela a démarré pour ne plus s'arrêter.
Certaines œuvres sont très réussies, d'autres ont mal vieilli, quelques parmi elles sont désormais de renommée internationale (cherchez Itni sur internet). Cela donne néanmoins à la ville cette atmosphère légère, colorée, où l'on s'amuse à chercher à chaque instant une nouvelle pépite. On aime beaucoup !

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Aujourd'hui pour la dégustation ça sera jote, mélange de vin rouge bon marché et de coca que les jeunes affectionnent pour le côté sucré et peu cher. On aime pas !!
Autant on préfère le vin chilien au vin argentin, autant leurs autres cocktails sont quand même étranges. On va le vérifier en goûtant ensuite le terremoto. Ça remue aussi !

Dans l'après midi on fait un crochet par le marché pour faire le stock de fruits et légumes pour les soirs à venir. On repart les sacs pleins pour 5 euros. Courgettes, carottes, tomates, salade, prunes... Un peu de nourriture saine à moindre prix. On adore !

 

Les jours de suivent mais ne se ressemblent pas

Autre journée, autre visite.
Après avoir acheté nos billets pour repartir dans 3 jours, toutes les bonnes choses ont une fin, on visite le quartier près du terminal. Très populaire, il n'est pas très recommandé d'y traîner surtout la nuit. Ça tombe bien il est midi et dans ce recoin de la ville se cache l'ascenseur Polanco qui offre une vue à 360° sur la ville, à l'opposé du passage du 21 mai. L'occasion d'avoir un autre point de vue. Bien que moins impressionnante la vue n'est pas déplaisante, pour autant on ne pousse pas le vice trop longtemps, on prend la direction de la baie à la recherche de bestioles.

 

V'la les morceaux

Même si la ville ne dispose pas à proprement parler de plages (de toute façon l'eau est gelée), ici la mer est l'occasion d'apercevoir des lions de mer. Après les otaries de Nouvelle-Zélande, ça nous change !
Sur un reste de pont en béton, 30 mètres carrés à tout casser, farnientent au soleil une colonie de monstres des mers. Ils sont énormes et leur jeu favori est de pousser le copain le plus proche à la flotte.
C'est un raccourci mais c'est un peu vrai. Les dominants en haut, les dominés qui rament pour remonter à bord au prix d'un effort physique considérable pour se hisser. S'en suivent des cris, des coups de dents et des centaines de kilos qui se déplacent habilement quand il s'agit de remporter la joute.
On passera un long moment à les observer. A les écouter. Sans fin.

 

2010 tremblement de terre au Chili, 2017 tremblement de terre chez Géna

Pour finir la journée en beauté on se met en quête d'un cocktail fameux ici et recommandé par Andrea. Le "terremoto" qui signifie tremblement de terre.
Boisson sucrée adulée des jeunes, il paraît que ça secoue sérieusement. Si vous prenez une rincette vous pourrez l'appeler la "Replica", si vous êtes assez fou pour en prendre un troisième verre, il s'appellera le "tsunami". Vous visualisez ?
Sur le point d'entrer dans un bar, une femme seule se fait aussi harponner par le serveur, elle se laisse tenter par le lieu, on lui propose alors de se joindre à nous. (Même sans alcool, Géna s'est mise depuis quelques temps à parler et inviter tout le monde... De belles rencontres, rappelez-vous les français d'Iguazu !)
On prend donc un verre avec Irma, quinqua américaine vivant à New-York et ayant décidé il y a dix ans d'arrêter de travailler pour voyager plus de 6 mois par an. Charmante compagnie ! On parle voyage (où n'est-elle pas allée ?), de son prochain passage en mai en France, de nos rêves et envies de continuer à voyager à toutes les 3.
Au cours de ces échanges fructueux, on goûte toutes 2 le cocktail tant attendu (l'américaine n'est pas joueuse et se rabat sur un ceviche qui fera l'objet d'un paragraphe dans un prochain article). Pipeño à la grenadine avec une boule de glace ananas au sommet. Ça se boit tout seul. Un peu trop. Et lorsque le déjeuner se fait un peu trop lointain, ça pique un peu à la sortie.
Réaction chimique entre la grenadine, le vin et l'ananas ? Allez savoir. On laisse Irma prendre son bus retour vers Santiago pendant que pour notre part la remontée sur la colline s'annonce drôle et légère. Pas besoin de réplique, le tremblement de terre aura suffit.

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Suffit d'une bonne platrée de légumes en rentrant avec Gabriel et Justin pour atterrir en douceur, juste le temps de regoûter le vin blanc chilien avant de filer au lit.

 

Il est pas frais mon poisson ?

Aujourd'hui, il ne fait pas très beau, on troque le programme plage du jour contre celui courses et balade dans la ville. Ce soir c'est dîner à 5. Au menu, papillote de reineta, poisson bon marché local à la chair tendre, pommes de terre à la sarladaise pour faire goûter le gras de canard à Gabriel et cake au citron en dessert. Elle est pas belle la vie ?
On saute dans un bus pendant que les garçons sont à la fac, bus formule 1 oblige, aller-retour en 1h chrono à la criée qui se trouve tout de même à l'autre bout de la ville.On en profite pour prendre quelques kilos de moules pour demain soir. Dîner franco français prévu.
Les poissons et fruits de mer ne coûtent rien ici, du local bien frais qui sort de l'eau encore moins cher qu'un steak. Si on avait su on y serait allées plus tôt.

Le soleil semble vouloir pointer son nez sur l'heure du midi, l'heure pour nous de filer à la Sebastiana, maison de l'illustre poète Pablo Neruda. Il en avait 3. Une à Santiago fermée lors de notre passage dans la capitale et une autre dans une ville plus au sud où nous n'irons pas, Isla Negra, à priori la plus impressionnante.
Impossible cette fois de ne pas saisir l'occasion qui s'offre à nous de visiter la bicoque très singulière du grand littéraire qu'est ce chilien. Cerise sur la gâteau, cela nous offre la possibilité de reprendre le bus 612, celui du grand huit.
Le chauffeur semble moins expérimenté car la conduite se fait plus douce ce qui n'est pas pour nous déplaire.

Avec un audio guide en français, c'est l'occasion parfaite pour réellement s'immerger dans la vie et l'imaginaire de Pablo. La maison est à son image, originale, offrant une vue à 360° sur la ville puisque située en hauteur.
Sa vie, son œuvre, ses influences, son travail politique, son investissement pour son pays... Tout y passe. On sort de là moins bêtes et la faim au ventre. Il est donc temps pour nous de nous diriger entre 2 promenades vers une nouvelle dégustation, celle de la Chorillana.

 

Notre ami le cholestérol

Qu'est-ce que la Chorillana vous demandez-vous ? Du gras. Des frites. Des oignons frits. Des œufs frits. De la viande bœuf. Le tout en quantité. A partager.
Souvent privilégiée en début de soirée avant d'aller faire la tournée des bars afin d'estomper l'effet terremoto.
C'est marqué pour 2 ou 3 personnes sur la carte, on a fini à 2 mais ça demande tout de même un peu d'engagement physique que de terminer ce plat !
On prend donc le temps de traîner en terrasse au soleil une bonne heure afin que nos estomacs se remettent de cette attaque culinaire hautement calorique avant de partir regrimper sur la colline.

Direction les cimetières pour prendre la mesure de l'immigration au XIXe siècle. Peu de noms hispaniques, on nous avait dit qu'il y avait eu une forte immigration germanique, française et anglaise, cela se voit aux noms sur les tombes.
Situés sur le cerro Panteón (il tient son nom des colonnes type panthéon qui permettent l'accès aux différents cimetières), cela offre une nouvelle fois un point de vue différent sur la ville. A chaque mirador son panorama. On ne s'en lasse pas.
On continue la promenade, on monte, on descend, step step step, on digère tant bien que mal et on finit la journée par une balade en bateau dans le port.

Bateaux militaires, porte-conteneurs démesurés, lions de mer dormant paisiblement ou hurlant fermement à notre passage, voilier... La navigation sous le soleil est forte agréable et le port prend une autre mesure que celle que l'on a depuis 3 jours, depuis "notre" passage du 21 mai.

 

4P revisité

Papillotes, patates, petit vin blanc, purée ce que c'est bon !
La dégustation est parfaite, une petite soirée comme on les aime.
Une auberge espagnole revisitée, on parle de tout, beaucoup de nourriture et de nos pays respectifs.

 

Vamos a la playa, ho ho ho ho ho

Lors de notre dernière journée, comme chaque matin, réveil avec les 2 bestioles de la maison. A peine la porte ouverte qu'ils filent vers notre balcon, poste d'observation très privilégié de la rue. "Gros chat" et "Roméo" ronronnent et font les andouilles et ce pour notre plus grand plaisir.
IMAG2587Aujourd'hui le soleil brille et en fin de matinée on prend doucement mais sûrement la direction d'une ville côtière voisine, Concón. Ses dunes de sable type Pilat, ses bords de mer, ses plages. 40 minutes chrono en bus, mode formule 1 une nouvelle fois activé.
Les sommets des dunes offrent un panorama impressionnant. D'une part une mer agitée, de l'autre des montagnes de sable, au fond des barres d'immeubles en perpétuelle construction, inlassablement tournées vers l'océan.
La côte victime de son succès voit son visage muter au fil des tours s'ajoutant les unes aux autres. Dommage.

 

Une journée balnéaire aux doux airs de vacances

Il n'y a que la plage pour faire cet effet là. Après une semaine en ville, cette parenthèse sableuse est un bol d'air vivifiant. On n'a pas pris les maillots car une belle bise souffle. Il fait 20 degrés au mieux à l'abri du vent, l'eau doit être à 12°. Néanmoins, on en prend plein les lunettes, les mirettes, les couettes, on voit des mouettes, c'est super chouette !

La marche en bord de mer nous ramène doucement mais sûrement vers une autre ville, Viña del Mar. Collée à Valparaiso, c'est son pendant plage et ville nouvelle. Ici point d'histoire, que des barres.
On prend le temps en route de goûter les empañadas chiliens. Plus gros, souvent frits, ceux au fromage/champignons et, plus typique, au pino, à la viande et aux oignons n'ont pas été pour déplaire à nos estomacs respectifs.
Juste assez pour nous caler avant la soirée moules frites avec Justin et Ludo, notre brésilien de colocataire étant de sortie.

 

Comme à la maison

Ce qu'il y a de bien avec les chambres chez l'habitant, c'est que quand ça accroche entre nous, ça laisse place à de bons moments, le plus souvent, autour d'une table.
Moules frites donc. Les petites d'ici alias churritos sont déjà deux fois plus grosses que nos moules de bouchot. Ils préfèrent les grosses ici, les churros, nous on passe notre tour sur le côté énorme mollusque vivant. On se rabat sur la taille davantage française.
Bouillon, petits légumes, sauce curry, frites maison. Et dégustation d'un blanc local qui est une superbe découverte. L'occasion de parler un peu du contexte politique qui occupe un peu notre doux pays d'origine, d'échanger sur nos inquiétudes respectives et sur l'étrangeté de vivre tout cela de loin très loin.

Cette soirée sonne la fin de notre séjour à Valparaiso. Inutile de nous dire à quel point on a aimé cette ville, vous l'aurez compris au fil des lignes.
Étrange mélange d'histoire, de gens, de culture, de soleil, de mer, de spécialités culinaires pour le moins étranges, d'embruns, de collines. Un cocktail parfait pour poser ses bagages quelques jours.
Si c'était à refaire on ne changerait rien. Ha si, on resterait 2 jours de plus et on mettrait un chat dans nos valises !

 

Pour plus d'information sur la ville, si vous souhaitez la visiter ou juste vous promener virtuellement, consultez la page d'unsacsurledos.com. Ce blog nous a beaucoup aidé et il est tellement bien fait qu'il serait vraiment inutile de tenter de le plagier...

Publié le 14/04/2017

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