Project Description

  #Terre de feu#Guanaco#Esmeralda#90km  

Patagonia nous voilà !

Après une nuit dans un bus et une à l'aéroport, on peut vous certifier que l'on voit rien des 3h45 de vol qui nous emmènent jusqu'à la Terre de Feu. Rien. A peine le décollage. Ça a le mérite de passer vite...

Arrivées, enfin, au bout du monde, destinations phare de notre long voyage.
5 minutes de taxi, on pose nos sacs chez notre hôte Airbnb et nous voilà parties dans le centre à la recherche d'informations pour organiser les jours à venir. Les destinations changent, les préparatifs restent.

Objectif numéro 1, faire LA visite touristique inconcournable ici, la croisière sur le canal de Beagle qui porte le nom du bateau de Darwin venu par ici faire son tour du monde entre 1831 et 1836.
Le canal relie l'océan Pacifique à l'ouest à l'Atlantique à l'est, il marque la fin de l'Amérique du Sud, pointe australe du continent, portes de l'Antarctique.

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C'est un fameux trois-mâts fin comme un oiseau hisse et hooooo

En réalité on est sur un bateau à moteur qui peut transporter jusqu'à 160 personnes. Plus gros que celui des autres compagnies, c'est néanmoins le seul qui propose encore la grande boucle sur le canal, l'occasion de pousser jusqu'à la colonie de pingouins située à l'extrémité et d'apercevoir les bestioles que l'on a maintes fois loupées jusqu'à présent.
Et ça tombe bien, aujourd'hui on est à peine 80 sur le bateau et tout le monde reste au chaud à l'intérieur à regarder les paysages le nez sur la vitre. A nous le pont ! Le soleil ! La vue version 3D iMax. Seule une poignée d'irréductibles reste à l'extérieur. Très supportable.

Cette croisière de 4h est l'occasion de voir au plus près baleine, otaries, cormorans, lions de mer, albatros et pingouins. Rien que ça !
Le pingouin statufié l'air songeur qui pose pendant les 20 minutes où l'on reste aux abords de la colonie, est renommé Rodin. Et oui comme vu avez déjà pu le constater on aime bien donner des petits noms aux animaux que nous trouvons mignons ou attachants.
Fred veut absolument que les manchots les plus beaux soient des "Magellan" car ça en impose. C'est majestueux alors que les autres manchots sont moches et ne méritent pas un tel nom. Pas faute de lui expliquer qu'ils n'y sont pour rien s'ils sont moins majestueux, qu'ils sont néanmoins mignons et qu'il ne faut pas leur jeter la pierre (de toute façon elle peut elle vise mal :).
Après vérification auprès de la bible Google, internet lui donnera tort. Ses beaux pingouins sont des Papous. Les "moches" des Magellan.
Manchots 1, Fred 0 !

C'est néanmoins la fin de la saison, les petits sont devenus grands et la plus grande partie de la colonie a déjà repris la mer. On voit néanmoins les bestioles et on se marre bien à les regarder déambuler avec leur démarche très personnelle. Comme les otaries, c'est beaucoup plus à l'aise dans l'eau ces animaux là !
C'était sur notre liste des incontournables.
Baleine, dauphin, pingouin, lion de mer, otarie, pivert de Magellan c'est bon. Reste éléphants de mer, pumas, orques. Mais les chances sont assez minces... On y croit. Sinon on ira au zoo de Beauval en rentrant au pire...

Pour le reste, on apprivoise les montagnes, le Chili d'un côté, l'Argentine de l'autre, le parc de la Terre de feu derrière nous, l'océan Atlantique droit devant, à l'embouchure.
La queue de Andes. El fin del mundo ! Pas une impression de fin du monde en soit, plus la sensation d'être au bon endroit. Au bon moment. Le soleil nous fait l'honneur de sa présence, chose rare à priori ici depuis 8 jours. On profite à fond.
On se régale des paysages et le retour à la nuit tombée nous laisse rêveuses quant aux 2 prochains jours ici. Tout cela s'annonce bien. Très bien même.

 

Fin du monde jour #2

Aujourd'hui nous partons en promenade aux abords du Glacier Martial. Situé en aplomb de la ville, il est donc accessible à pied ne nécessitant aucun transport payant. Une aubaine !
La balade de 4h qui n'en prend que 2 et qui se transforme en balade de 6h.
Comprenez on marche vite mais on ne fait pas le bon itinéraire, pas le plus proche du glacier donc quand on s'en aperçoit, on enchaîne la seconde randonnée.

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2 points de vue donc.
Un au loin, avec une vue panoramique sur la baie d'Ushuaia et le canal de Beagle en toile de fond d'une part et l'autre sur les montagnes, les forêts aux couleurs rougeoyantes de l'automne et le glacier en arrière-plan d'autre part.
Une belle promenade et un pique-nique en mode panoramique. On aime beaucoup. Sur le chemin du retour on tombe sur une route pour voitures qui semble monter tout droit vers le glacier. Après vérification sur le GPS, on monte vérifier si elle offre une vue différente de notre précédente promenade. Bien nous en prend !
Si la première rando balisée nous ayant induites en erreur était sympa, là on arrive, après une belle ascension, à 100m de la glace.
Tout autre chose donc.

On grimpe une première partie qui accueille une station de ski l'hiver, puis une seconde où l'on se retrouve les pieds dans la neige. On fait l'impasse sur la dernière partie interdite où tout le monde s'engage néanmoins. Dangereuse, très ascendante, nous ne sommes pas équipées et quelques gouttes rendent l'ensemble encore plus périlleux.
Forcées de constater qu'un panneau ne change rien, quand l'humain a décidé...
On en profite pour papoter au sommet avec un couple de français pendant que leurs amis sont partis braver les interdits.
Partis en janvier, ils ont récemment pris la décision d'écourter de 3 mois leur voyage sud-américain d'initialement 10 mois. Budget oblige. L'Amérique du sud coûte bien plus chère que prévu, tout le monde se fait avoir, crise et développement économique oblige, on est plus près des standards européens désormais. Surtout dans la partie touristique de Patagonie où tout est 25 à 30% plus cher que dans le nord. Nous aussi, entre le moment où l'on a prévu le voyage il y a 18 mois et aujourd'hui, on a pris une sacrée claque niveau projection financière...
Avec eux on parle nourriture, (il est cuistot et il parlait de sauce béarnaise quand on les a rencontrés), randonnée, expérience de voyage. On sent la frustration au détour de chaque phrase de ne pas avoir le budget suffisant, de devoir faire des choix permanents sur quoi faire ou ne pas faire. De l'importance d'anticiper ou de prévoir (un peu plus) large. A moins de savoir voyager en stop et tente.

Ce n'est pas notre cas, c'est le cas de peu de voyageurs réellement car cela ne s'improvise pas, tout du moins rarement lors d'une première expérience au long cours et on se dit en redescendant après les avoir quittés qu'on est contentes d'avoir anticipé ce genre d'aléas et prévu une poire pour la soif.
Même si le budget argentin est déjà un peu dépassé de notre côté, on sait qu'on peut tout de même assurer sans contrarier nos plans. Un voyage surement plus coûteux que ceux de nos covoyageurs rencontrés mais l'assurance d'aller au bout sereinement.
PS : De toute façon les billets d'avion sont déjà payés donc bien sûr qu'on va rentrer, vous allez pas vous débarrasser de nous comme ça et sûrement pas pour une question d'argent :)

 

Après l'effort physiques, les démarches commerciales

Fin d'après-midi studieuse, il faut faire des démarches et des choix. Louer une voiture car cela est plus rentable que les taxis pour nos futurs déplacements ici, rester une journée de plus ici, prendre quel bus et quand...

Après quelques recherches dans le centre ville, décision est prise de louer une voiture 1,5 jours pour faire ce que l'on a à faire et de ne partir que lundi. On nous a parlé d'une randonnée à la laguna Esmeralda et on n'a pas envie de la louper.
Voiture OK, billets de bus OK, tampon de la fin du monde dans notre passeport OK, on ne traîne pas plus longuement dans ce centre ville sans charme où la rue principale aux boutiques dignes d'une station de ski hors de prix juxte des quartiers beaucoup plus pauvres laissés sur le carreau du tourisme.

On rentre à notre location et on propose aux deux étudiants français en vacances ici (ils font un semestre à Montevideo) de se joindre à nous les deux prochains jours et ainsi partager les frais de route. Ils acceptent, ça nous arrange, eux aussi car ils sont à sec, parfait pour tout le monde !
Rendez-vous est pris pour demain 11h, il ne nous reste qu'à trouver un endroit où dormir les deux prochaines nuits puisque suite à un faux bond du propriétaire des lieux, on ne peut plus rester dans le airbnb...

 

Fin du monde jour #3

Une fois la voiture prise en main, la même que dans notre road-trip dans le nord argentin, nous prenons la route de la Laguna Esmeralda avec les garçons, Adrien et Arthur.
Si les deux premiers kilomètres sont une balade dans les bois, les suivants sont une autre paire de manche. Un plateau, un marais. De l'eau. Partout. De la boue. De la mousse. Baignade assurée.

 

Cendrillon mode Patagonie

Il y a les gens patients et il y a les autres. Il y a surtout Géna l'impatiente. Qui là où tout le monde galère et essaie de sauver sa paire de chaussures, tente un autre chemin qui s'avère une catastrophe.
Elle en perd une chaussure, qui, heureusement, celle-ci étant jaune est retrouvée in-extremis par 20 centimètres de profondeur. En chaussette d'une part, enlisée ventousée de l'autre chaussure d'autre part, ça a le mérite de faire rire l'assemblée, un peu trop nombreuse à son goût. A vouloir faire la maligne... Elle se transforme en Cendrillon des temps modernes, prince charmant en moins.
Sans déconner c'est quoi cette zone pourrie à traverser ?!

Ça dure un bon moment, plus ou moins profond, plus ou moins humide, plus ou moins balisé, mais surtout pas vraiment drôle au bout d'un certain temps.
Ce sont les pieds humides, voire très humides pour certaine (facile de deviner de qui on parle) que nous arrivons enfin aux abords du lac. Enclavé dans la montagne, soleil pleine face, il offre une plage et des accotements propices au pique-nique bien mérité. En t-shirt s'il-vous-plaît ! Soleil, pas de vent. Pas la canicule non plus mais le froid tant redouté n'est pas là encore aujourd'hui et c'est tant mieux !

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Cendrillon épisode 2 ?!

Parce que l'expérience de l'aller n'a été géniale pour personne on tente un autre chemin au retour, plus à flanc de montage, sur les hauteurs, pensant ainsi s'éviter les mares des bas plateaux. Cela implique de beaucoup couper à travers buissons, arbres et arbustes, parfois pénible mais le plus souvent très au sec, cet itinéraire s'avère payant et différent de celui de l'aller. 2 bons points !
Enfin presque. Puisque le deuxième pied de Cendrillon en a également pour son grade.
Pas de la mousse trempée cette fois. De la gadoue. Juste un énorme trou de gadoue bien caché. Pied, cheville, tout y passe. Même s'il est plus facile cette fois d'en sortir, effet ventouse en moins, les dégâts n'en sont que plus importants. Si la première fois il a fallu vider un kilo de mousse des deux escarpins de randonneuse, il faut cette fois simplement passer le tout à grandes eaux.
Nature 2, Géna 0.

 

Une dernière pour la route

Il est 16h, on a 2h devant nous avant que le froid ne s'installe véritablement et décision est prise de passer sur le chemin du retour à la Playa Larga, plage longeant le canal peu avant l'entrée de la ville.
Lieu de balade de la population, pas mal de monde traîne dans le coin en ce dimanche de Pâques, profitant des derniers jours ensoleillés où les températures sont encore assez clémentes.
Autre point de vue que les précédents, on aperçoit la ville depuis l'est, le parc national en arrière plan, le Chili en face.

Le vent se lève et c'est encore humides que tous les 4 prenons le chemin retour. Un chocolat chaud nous aide à nous réchauffer un peu avant de rentrer prendre une bonne douche et passer la soirée dans notre nouvelle habitation pour la nuit, une auberge de jeunesse du centre, un peu usine mais le moins exorbitant du coin avec un dortoir filles en sous-effectif. On ne s'en sort pas si mal finalement...

 

Fin du monde jour #4, étape #1

Ce matin, pas de grasse matinée, le réveil sonne à 6h30. Il n'a pas le temps de sonner, réveillées avant avec le bruit des fêtards de retour d'une longue soirée, on épargne notre colocataire d'une nuit d'une sonnerie. Ça pique tout de même un peu. Il fait nuit. Il fait froid.
On saute dans nos pantalons et nos chaussures et on file récupérer les garçons. Pourquoi un réveil si tôt vous demandez-vous ?

2 raisons. On veut une longue journée de randonnée pour être sûres de pouvoir faire les 2 parcours repérés et si l'on passe les barrières du parc Tierra del Fuego avant 8h on s'épargne les frais d'entrée. Compte tenu du prix et des frais déjà engendrés ici (on vous l'a déjà dit tout est hors de prix dans cette partie du monde) on tente le coup, la combine ne marche pas à tous les coups car on peut vous faire payer en sortant. Mais ça se tente.

 

Mode trekker pirates activé

On passe donc les portes du parc à 7h20 sans encombres, le guichet n'ouvrant qu'à 8h. Le temps de rejoindre le début du sentier de randonnée situé à l'autre bout, de se poser 10 minutes à attendre une meilleure luminosité et peu après 8h nous partons arpenter les sentiers abruptes du Cerro Guanaco.
Le soleil peine à poindre, il reste longuement caché, mais les lumières du matin sont superbes et nous sommes seuls au mondes et ce pour les 3 prochaines heures au moins.

La première partie, très ascendante nous fait couper tout droit à travers bois. Racines, roches, arbres, troncs morts, courants d'eau, les obstacles sont nombreux et c'est assez rapidement que le froid se fait oublier. 1h ainsi à grimper avant d'atteindre une partie plus plate.
Souvenez-vous de la journée d'hier. Ascension puis partie plate = marécages ! Rebelote.
En peut-être un peu moins pire mais beaucoup plus gadouilleux. On s'aide des arbustes, racines apparentes pour éviter de trop s'enliser. Mais c'est tout de même les pieds humides que nous sortons de ce calvaire.

 

Pieds humides + altitude = pieds gelés

Car après avoir passé un dernier tronçon presque facile laissant apparaître un panorama commençant à être particulièrement impressionnant, se dresse, face à nous, un mur.
Purement et simplement. Une montagne, droite comme un i.
Il reste deux kilomètres. Un à flanc de montagne qui grimpe doucement mais sûrement. Un dernier qui pour le coup, ne fait pas semblant. Le palpitant est désormais habitué, on prend le temps, de grimper, d'admirer mais sans s'arrêter. Une course de fond contre la montagne que l'on a jusqu'à présent toujours gagnée.

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En haut, seuls au monde, la vie s'offre à nous. Baie, glaciers, marais, lacs, canaux, Chili, Argentine. L'effort est toujours récompensé, ça valait le coup de se donner du mal. Tant de mal.
Sur les 4h annoncées en bas du sentier, 2h30 nous suffisent à compléter le parcours. Un bon rythme qui nous permet de redescendre et d'envisager sereinement la suite de la journée.
Car en haut une bise souffle gentiment et le froid se fait rapidement sentir, même en tentant de se mettre à l'abri. On ne traîne donc pas trop et entreprenons la descente, pas si simple tant le chemin est escarpé et abrupte.

Même topo que la veille, on tente de prendre plus large pour éviter de se retremper les pieds. C'est à moitié réussi car Fred trouve quand même le moyen de mettre les pieds dans l'eau mais qui ne tente rien...
La descente en 1h30 est sportive, Adrien que l'on a failli perdre à l'aller fait le cabris au retour, le cardio étant moins sollicité dans cet effort.

 

Fin du monde jour #4, étape #2

Un pique-nique en bord de lac au pied de la montagne et on reprend la route pour notre deuxième randonnée. Les garçons abandonnent là et préfèrent rentrer en stop. Petits joueurs...

On va donc toutes deux se dégourdir les jambes en bord du littoral, sur la Coastal trek. Autre point de vue, en bord de canal, cette balade s'annonce quelque peu décevante surtout après ce que l'on a vécu le matin même. Pas que cela ne soit pas intéressant. Juste que pour un sentier côtier on trouve que l'on voit trop peu la mer, trop souvent dans les bois, dans les terres. Mais la faune et la flore sont riches. On aperçoit des piverts dont un pivert de Magellan avec sa crête rouge. Cette fois les piverts de Magellan sont les plus majestueux comparés aux autres piverts, rien à voir avec les pingouins. La nature donne enfin raison à Fred.
On prend donc le temps d'un mirador ou deux, on marche quand même une bonne heure aller avant de revenir sur nos pas.
La plage où nous somme garées baigne en plein soleil, on profite de ce moment agréable avant de reprendre la route pour notre trajet retour.

Il est déjà 16h30, 10h que nous sommes debout, presque 7h de randonnée, le repos du guerrier autour d'un goûter s'annonce bien mérité.
On récupère en stop 2 françaises et un américain sans moyen de locomotion pour rentrer à la ville, on papote un peu pour apprendre que les 2 filles vivent ici quelques temps, l'une prof, l'autre travaillant dans une auberge, le garçon rendant visite à la prof pour un mois. Il vient d'Alaska, au moins le froid ne le dérange pas... Elles sont du sud de la France et redoutent davantage leur premier hiver ici... On peut comprendre !

On passe sans problème la sortie du parc. Tentative réussie nous n'avons pas payé le parc.

Le soir, le temps de rendre la voiture, boucler les sacs, prendre une bonne douche, avaler un dîner et on décide d'aller au lit tôt.
C'est sans compter sur nos deux nouvelles colocataires d'une nuit qui viennent tout juste d'arriver. 2 frangines d'Angers (personne n'est parfait :) qui sont sur la fin de leurs 4 mois en Amérique du Sud. Pour elles c'est camping et... camping. Ces nuits en auberge sont exceptionnelles car le camping d'Ushuaia vient de fermer ses portes pour la saison, mais sinon, qu'il pleuve, vente, neige, elles campent.
Monter la tente à 19h avant la nuit, la dépiquer le matin à 7h30 avant de partir en rando. Cuisiner à la frontale. Dans le froid et l'humidité. Porter tout le matériel. Depuis 4 mois. Respect.
Rien que d'y penser on n'a froid et on n'a pas envie.
Par contre elles viennent de faire le trajet que nous pensons emprunter les 3 ou 4 prochaines semaines donc leurs informations sont précieuses. En échange on leur donne des tuyaux sur Ushuaia. Et il est déjà minuit et demi.
Une heure trente se sont écoulées, le réveil sonne dans moins de 4h.

 

Fin du monde jour #5

Lever à 4h20 donc. Dans trente minutes on sera dans le bus qui nous emmène à Puerto Natales, ville chilienne, porte du parc Torres del Paine, site de randonnées incontournable dans cette région du monde.
Une (très) longue journée de bus nous attend avec un nouveau passage de frontière. C'est à ce prix que l'on se déplace pour découvrir les merveilles cachées de la Patagonie...

 

Ces 4 jours au bout du monde ont été une première belle expérience de ce que la Patagonie a à offrir.
Souvent critiquée, cette région peu accessible et assez chère (mais pas vraiment plus que tout la partie patagonienne) est souvent évitée pour ne commencer le périple qu'à Puerto Natales où nous nous rendons. Pour notre part aucun regret, on a beaucoup aimé. A chacun ses choix, ses itinéraires...

Publié le 23/04/2017

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