Project Description

  #Ile#Soleil#Rencontres#Fun  

Chabadabada chabadabada

L'île de Chiloe est un peu le genre d'île dont on tombe assez rapidement amoureuse, un certain contexte aidant, et ce pour 3 raisons évidentes.

1- le soleil

Après huit jours de temps très humide, l'arrivée sous le soleil donnerait au coin le plus reculé et moche du monde un air de paradis.
Et comme au-delà du soleil, Chiloe c'est plutôt mimi, ça aide grandement.
Le temps de déposer les sacs après 30h de voyage enfermées et on file se dégourdir les jambes et se caler en plein rayons. Que c'est bon !

2- un morceau de terre dans la mer

On ne sait pas vous mais nous, les îles, on adore. Il y règne un esprit particulier et y souffle un vent de tranquillité. Ici pas de revendication à la Corse, juste des gens qui aiment leur île et une île qui la leur rend bien. Ça se sent ces choses là. Et on s'y sent tout de suite bien.

3- les rencontres

Enfin la dernière, cerise sur le gâteau, ce sont les gens que l'on rencontre sur ce grand caillou.
Les insulaires d'abord, nos chauffeurs d'un instant Hector et la directrice d'école et sa maman, les propositions spontanées d'aide et les bénévoles de l'auberge.
On en parle de ces deux routards là ? Vous en saurez un peu plus sur eux rapidement grâce à un portrait plus détaillé, néanmoins, quand on arrive dans une auberge, la première, que l'on est accueillies très gentiment, qu'il y fait bon vivre, que tout est impeccable et que le prix de la nuit, déjà bas, inclus un petit-déjeuner complet et bon, on dit chapeau. Les humains avec lesquels on partage des repas, des histoires, des conseils, ils ont d'autant plus la saveur du bonheur..

Chili - Chiloé - Dalcahue
 

Entre autres aventures

Notre temps se partage entre l'auberge où nous pouvons travailler efficacement, mettre à jour le site, développer une nouvelle idée dont on vous parlera rapidement et l'extérieur sous un soleil qui nous réchauffe de l'intérieur.

 

Premier jour en terres chileottes

Le premier jour on file sur l'île de Quinchao, accessible par la ville de Dalcuahue vingt kilomètres au nord. On embarque sur le bac pour traverser la baie et on décide de marcher, d'errer et de prendre un transport plus tard.. C'était sans compter sur Hector.
Bref on a rencontré Hector
Hector c'est le genre de chilien qui réconcilie avec l'être humain.
D'abord il s'arrête en pleine côte avec son gros camion rouge alors qu'on ne fait même pas de stop. Et comme un stop ça ne se refuse pas...
Le genre qui t'explique où il va et que même si tu ne comprend pas tu décides de grimper car de toute façon le soleil brille, tu as la journée devant toi et tu es sur une île avec des bus. Il sera donc toujours temps de s'inquiéter du retour plus tard. En fait on passe presque deux heures avec lui. Dans son camion d'abord, à répondre à ses questions, à parler voyages puis à La Planchada, "port" de chargement des tonnes de moules élevées dans la région.
Car oui Hector, 68 ans, travaille pour une entreprise d'Ancud, ville de nord de Chiloe et il vient quotidiennement charger son camion en moules avant de repartir à la ville. On arrive dans ce monde d'hommes à l'étonnement général. Livreurs. Porteurs. Pêcheurs. Voilà qui se trouvent ici.

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Les barges sont en rotation permanente, ramènent de pas si loin du large les sacs de 25kg de mollusques et les chargent inlassablement dans les véhicules. Le travail est pénible, très pénible et on devine à la vue des bras des travailleurs qu'il leur est inutile de se rendre en salle de musculation. Tout est naturel. On admire le ballet, on papote, pose des questions, conscientes de l'expérience singulière à laquelle nous assistons.
En discutant plus tard, on se rend même compte que la plupart des locaux ne connaissent pas la Planchada, lieu qui mérite le gros détour pour en découvrir la vie qui y règne, lieu qui nourrit en moules l'île et ses très larges environs.

 

Leeeet the sunshine

Le camion est chargé, Hector doit prendre la route du retour pour déposer sa cargaison. Il nous jette en route dans la ville de de Curaco de Velez d'où nous souhaitons marcher pour rentrer à Chiloe.. On lui laisse notre mail pour le jour où il prendra enfin le temps d'apprendre à se servir d'un ordinateur.
Le soleil brille plus que jamais et les terres vallonnées et vertes ont des airs de Normandie, vaches oblige.
L'île est déserte à cette saison et notre marche est rythmée par la cueillette de mûres, les aboiements des chiens très nombreux, des vaches les pieds dans l'eau et de la mer. Sublime.
Le soleil nous chauffe le dos, le vent est tombé, une journée printanière en somme.

Chili - Chiloé - Quinchao
 

On se rentre doucement jusqu'au bac pour retrouver Dalcuahue et trouver à se sustenter. La petite vieille en face du port vend du ceviche de saumon. Il n'en faut pas plus pour aiguiser notre appétit.
Si, du pain frais. Le derrière posé sur le quai, les pieds dans l'eau, on profite. Une certaine quiétude retrouvée après la semaine passée.

La journée se finit au mieux. Une directrice d'école et sa maman nous prennent en stop pour parcourir les vingt derniers kilomètres jusqu'à notre auberge. L'occasion de discussions encore, de renforcer notre espagnol qui devient plus fluide au fil des rencontres et d'apprendre qu'elles ne prennent habituellement jamais personne sur le bord de la route mais que là, nos gueules d'ange leur ont tapé dans l'œil. Il n'en faut pas plus pour être sous le charme. La journée se termine en beauté avec un délicieux repas partagé avec Loïs et Jeremy les 2 bénévoles de l'auberge.
Papillotes de saumon marinées, moules, riz et sauce beurre soja. Un vent de Nantes souffle par ici !
Succulent. Nous voilà requinquées comme jamais après cette première journée.

 

Cap sur l'ouest !

Aujourd'hui nous partons sur la côte opposée de l'île. Le stop ne prend pas. Peut-être à cause de Goupil, le chien de l'auberge, énorme, qui nous suit partout et attend avec nous lorsque nous sommes le pouce en l'air. Pas sûres que les gens soient fans à l'idée d'embarquer le quatre pattes en plus de deux gourdichailles.
Qu'à cela ne tienne, on saute dans un bus qui arrive finalement et parcourons les 50km qui nous séparent de notre destination finale. On longe le lac, miroir d'eau parfait, pour arriver à Cucao.
Suite aux conseils de Jeremy, choix est fait de prendre la route qui longe l'océan plutôt que d'aller dans la réserve naturelle. La mer plutôt que les arbres. Ça change. 2h de balade au gré des vagues, des falaises, des vues à couper le souffle.
L'occasion d'un nouveau pique-nique les pieds dans l'eau où nous nous attardons à recharger nos batteries en vitamine D et à profiter du spectacle.
Au retour on grimpe dans la seule voiture rencontrée depuis le début de notre marche (cette partie de l'île est particulièrement déserte), un couple de cinquantenaires de Santiago accompagné de la sœur de madame. Des touristes chiliens. Ça change. On gagne ainsi une bonne heure de marche pour nous permette d'aller arpenter le nord de Cucao, côté réserve.

Chili - Chiloé - Cucao Chili - Chiloé - Cucao
 

On y rencontre de nouveaux Amélie et Marine, les françaises avec qui nous avions dormi chez la sorcière de Rio Tranquillo et sur lesquelles nous sommes déjà retombées hier. Même le bout du monde est petit et les trajets touristiques assez banalisés au final.
On finit la balade en compagnie de Jean-Louis alias Flipette, le chien le plus doux et soumis du monde. 2h à huit pattes, océan, bosquets, bord de canal, tout y passe, rien ne lasse.
Le soleil est au zénith, le ciel plus bleu que jamais. On s'émerveille devant cette météo qui nous a tant fait défaut. Bonheur de chaque instant.

 

Back home

Le retour à l'auberge est sensé être studieux, il est davantage linquistique. 5 français, 2 hollandais, ça discute voyage, coutumes de nos pays et beaucoup politique. On passe de l'espagnol à l'anglais, on essaie d'éviter le français. Pas si facile.
En fin de soirée on sort toutes deux manger dehors pour goûter le Curanto, spécialité locale, sorte de potée terre et mer. Moules, palourdes, bœuf, porc, saucisse, pomme de terre, bouillon, galettes de... on ne sait pas !
Pas grave. C'est sympa. Bon. Voilà l'essentiel.

 

Le temps de reprendre un thé avec les garçons, de faire les sacs et déjà demain il nous faut reprendre la route aux aurores.
Un nouveau petit-déjeuner de compétition nous attend au réveil, fruit de la bienveillance des 2 garçons. Y a pas à dire, cette auberge est l'endroit idéal. Au moment où nous en avions le plus besoin.
Merci boys !

Même qu'on est reparties un peu tristouilles. Les belles rencontres...

Publié le 12/05/2017

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