Project Description

  #Communautaire#Volontaires#Chimborazo#Anniversaire  

Sur le trajet en direction de notre prochaine étape, nous faisons une halte à Ingapirca, ancien temple Maya que les Incas se sont quelque peu appropriés.
Visite avec un guide, en petit comité. 1h, le temps d'en apprendre davantage sur les croyances de ces peuples et l'évolution du pouvoir au fil des siècles. Instructif. Sous un soleil radieux. Un pique-nique et nous voilà reparties sur les routes.

Ingapirca Ingapirca
 

Completo Completo

Ça se corse quand il s'agit de prendre un car jusqu'à San Francisco de Cunuguachay où nous souhaitons passer les trois prochains jours. Du site inca, un premier bus nous jette dans la ville située à 10 km où le car en provenance de Cuenca passe pour se rendre dans la direction souhaitée. Une formalité. En théorie.

Quatre bus en 1h30 nous passent sous le nez car ils sont pleins. Il est presque 16h quand après avoir attendu dans la brûme, le crachin et le désespoir, un car, plein lui aussi, accepte de nous prendre. 1h debout dans l'allée, entre les sièges, 4h assises au fond, dans les virages, la montagne, le brouillard épais, les averses.
Interminables. D'autant que les presque 2h de retard compliquent considérablement la correspondance du terminal de bus de Riobamba à la communauté de San Francisco, quelque peu excentrée dans la pampa. En théorie une nouvelle fois.

À 21h on tente le tout pour le tout en regardant notre GPS. Voyant que le bus passe non loin du chemin qui mène à la communauté, on demande au chauffeur de nous jeter en route. Il rechigne mais finit par accepter. Cela nous évite d'aller jusqu'au terminal de la ville. On espère trouver là, au milieu de nulle part, au bord d'une route nationale, un taxi, un autre bus ou une camionnette qui nous permettra de faire les 15 derniers kilomètres.
Coup de poker qui nous réussit. Un policier attend sous un lampadaire qu'une famille monte dans une navette. Il sécurise les lieux, et nous par la même occasion. Le site est un peu dangereux avec la pénombre. Nous voyant débarquer, l'accostant pour trouver de précieuses informations, il se renseigne auprès de deux collègues en poste dans un véhicule non loin.
Compte tenu de l'heure, de la cible potentielle que nous sommes et de la dangerosité des lieux, nous voilà escortées, en véhicule de police, taxi privé, jusqu'à la communauté.
Arrivée en fanfare, ou plutôt en girophare, pas discrète. Mais après environ 7h de galère, nous sommes à bon port et c'est un vrai soulagement.

 

En terres franco-équatoriennes

C'est par Alice, Matthieu et Lucy que nous sommes accueillies. Les deux premiers sont des bénévoles français pour 6 mois dans le coin, la dernière est la cuisinière équatorienne de la pension.
L'accueil est super, on a même le droit à une plâtrée de pâtes en guise de dîner en papotant avec Alice. Une entrée en matière prometteuse.

Le lendemain, après un petit-déjeuner de pain et confiture maison, nous partons à la découverte du territoire.
La communauté de San Francisco est soutenue par l'association Ahuana qui vient en aide aux différentes communautés en présence grâce à la conduite de projets divers. Toutes les initiatives ont pour but commun la valorisation et la conservation de la culture indigène en utilisant des produits issus de l’agriculture traditionnelle indigène, et en travaillant autour des fondamentaux de la culture Kichwa.

La communauté est régie par une assemblée de femmes suite au départ de nombreux hommes pour la ville. 80 femmes gèrent donc d'une main de maître l'ensemble des activités.
Organisées en comités selon les sujets concernés, elles décident des projets à mettre en œuvre et fixent les prix.
Elles sont omniprésentes dans la vie quotidienne des différentes communautés, aussi bien dans les champs, dans les auberges, dans la fabrication et la vente de produits artisanaux. Vêtements et confections d'accessoires, confitures et tourisme sont les axes principaux.
D'autres projets sont en cours pour rénover des lieux de vie comme une hacienda, projet de jardin botanique...
En tout cas nous on a adoré les confitures tous les matins !

 

Le sentier des crêtes

Après de vertueux échanges avec nos 2 bénévoles, nous partons en journée randonnée. Au programme, 2h de balade entre les villages et 2h de retour en montant sur les montagnes et en empruntant la route des crêtes. Superbes paysages, le volcan ennuagé en arrière-plan.
Les gestes de la main sont nombreux, nous sommes à maintes reprises interpellées par les personnes que nous rencontrons. Des échanges très sympas surtout lorsque nous passons un moment avec une famille qui cultive des fèves sur le versant de la montagne. Pentu ! Ils partagent aves nous leurs fèves du déjeuner. Pour goûter, pour ramener des images en France. Pour sûr qu'on ne les oubliera pas.

Les communautés de Calpi Les communautés de Calpi
Les communautés de Calpi / volcan Chimborazo
 

Au retour nous rencontrons 2 nouveaux arrivants, une mère et son fils en vadrouille un mois en Équateur. Les échanges sont riches, bons plans, conseils, retour sur expérience. Les conversations se poursuivent au dîner que nous partageons tous ensemble.
Moment détente, il fait bon vivre en Equateur même si la pluie gagne du terrain en cette fin de journée.

 

La pluie fait des claquettes

Nous qui devions partir randonner sur le volcan Chimborazo, le plus haut du monde, nous voilà quelque peu bloquées par une pluie qui n'a pas cessé de la nuit. Qu'à cela ne tienne, journée détente, le volcan, ça sera pour demain.
Du coup on allume un feu dans la cheminée, on joue avec le chaton, on met le site à jour... Journée calme, suffisamment rare pour être précisé.

Entre 2 averses, on file tout de même à l'auberge du village voisin goûter un plat de lama, boire de la chicha et faire une petite marche d'une heure jusqu'à la première épicerie du coin, acheter de quoi faire des crêpes.
C'est meilleur que le lama, qu'on se le dise !
La pluie ça creuse, un goûter s'impose !

 

Happy birthday to youuu

Ce dernier jour à San Francisco n'est autre que l'anniversaire de Géna. Alors un volcan et quelques 5000m d'altitude pour fêter ça s'imposent.
Après 1h de route, sous les averses, les gouttes se transforment peu à peu en flocons. La voiture commence à patiner dans les virages, la visibilité devient limite et notre chauffeur faisant ses premiers pas sur le tapis neigeux abandonne avant d'arriver au point de départ prévu.
Voyant l'inquiétude dans ses yeux, nous l'aidons à manœuvrer pour faire demi-tour. On le retrouvera dans 3h.

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Si le soleil et la pluie ont rythmé nos deux précédentes journées, ce sont désormais le vent et le grésil qui nous tiennent compagnie. Une petite heure pour atteindre le refuge avant de poursuivre jusqu'au second et la lagune.
Ça pique !! Mais ça en vaut le détour.
Matthieu prépare l'ascension de nuit jusqu'au sommet à 5800m qu'il devra affronter samedi et nous met donc joyeusement quelques longueurs dans la vue, nous cheminons néanmoins à bon rythme jusqu'à notre objectif. A 5000m d'altitude, ce n'est pas aussi simple que sur le plancher des vaches mais doucement et sûrement.

Arrivées à la lagune, petite riquiqui à 5100m, nous ne trainons pas car il nous faut redescendre à l'entrée du parc, notre chauffeur nous y attendant. Le temps se gâte, le vent est gelé et c'est avec grand plaisir que nous sautons dans la voiture quand il daigne arriver. Oui, ayant 20 minutes de retard sur l'horaire prévu, le chauffeur avait tenté de remonter nous chercher. Le chemin piétonnier étant éloigné de la route, nous ne l'avons pas vu et avons donc attendu 15 minutes supplémentaires qu'il redescende. Gelées.

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Le temps d'acheter un paquet de pâtes au retour et la fin d'après-midi est autour d'un plat chaud, d'un feu, un chat sur les genoux, un livre dans les mains, un gâteau au chocolat en dessert avec un briquet en guise de bougie. Un anniversaire au top ! Pas prêtes de l'oublier celui-là...

 

Départ

C'est un peu tristes que nous partons de San Fransisco, car le chat Ziggy, le feu de cheminée, les volontaires et la cuisinière au top nous ont permis de nous reposer. Ne pas avoir à chercher où/quoi manger, où dormir... Ça fait du bien à la tête.
Petite marche de quelques kilomètres avec nos gros sacs pour aller prendre le bus pour Riobamba car c'est de cette ville que nous devons faire la correspondance pour Baños, notre prochaine ville étape.

Publié le 30/06/2017

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