Project Description

#Mer#Plongees#Iles

Les Philippines. Changement de décor. Objectif plage, plongées, balades, plaisir.
Un rythme moins soutenu puisque peu de randonnées sont réellement possibles. On va être obligées de lézarder. Enfin vous nous connaissez, on reste tout de même assez peu à ne rien faire.

Pour notre arrivée parmi les 7107 îles de l'archipel, nous choisissons Cebu city, île de Cebu, étape stratégique de très courte durée pour organiser la suite de notre séjour. Heureusement car cette ville est sans intérêt, bruyante, sale et assez miséreuse. Un premier aperçu de la vie locale qui ne donne que moyennement envie, espérons que la suite de notre séjour sera meilleure car on a envie de quitter cette ville très rapidement.
Ce que nous faisons 36h plus tard, le dimanche matin, en bateau, direction Bohol, l'île d'en face, qui rattache par un pont l'île de Panglao où nous séjournons 4 jours.

 

Ôooo la belle vie

Plage donc. Sable blanc. 200 mètres de marche dans l'eau pour avoir les genoux immergés. Aucun risque de noyade à l'horizon. On trempouille une heure, on papote, on profite enfin de la mer. L'eau est chaude, transparente, on voit nos pieds, des poissons, ça change de la Manche et de l'Océan Atlantique !
Cette après-midi, on fait cela sur 2 plages différentes, juste pour vérifier que la température est réellement au top. On confirme. C'est top.

 

Non, non. Point de Nutella

Deuxième jour, lundi, direction les Chocolate Hills. Alors on vous voit arriver tout de suite les aficionado du plaisir gourmand, on se calme, pas d'affolement, il n'est nullement question de chocolat dans cette promenade, enfin si, de couleur chocolat. Des pics, des monts, des collines, appelez-les comme vous voulez, quelques dizaines à perte de vue.

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A cette période, ils sont davantage verts, saison des pluies finie oblige. Le paysage est surprenant et la vie qui s'y trame également. Entre chaque "chocolate hill" se cache des cultures et ça regorge d'activité. De nombreuses rizières mais aussi des plantations de cocotiers, des hameaux. Le vert est éclatant dans ces champs où de nombreuses petites mains récoltent à une vitesse étonnante les fameux grains. Et on a le temps de bien les admirer pendant qu'un charmant monsieur regarde la roue de notre moto.

 

On est garagiste ou on ne l'est pas

Nous sommes obligées de nous arrêter dans une échoppe de bord de route, nombreuses ici compte tenu de la quantité importante de 2 roues en circulation sur l'île, car notre bolide fait un bruit pour le moins détonant. Nous l'avions signalé la veille à l'hôtel où nous nous étions vu répondre que comme personne n'avait rien dit le matin même en le rendant, c'est qu'il n'y avait pas de problème. Avec ce raisonnement là...
Donc il y a bien un problème car après 60 km de route, le bruit était très inquiétant. Le réparateur identifie de suite la cause, dit que ça vient du "blow" (on ne saura jamais ce que cela signifie), démonte la roue arrière de son axe nettoie l'ensemble, regraisse la chaine, remboite tout et c'est parti mon kiki ! 10 minutes top chrono. Le tout pour rien, pour un pourboire d'un euro (montant suggéré par sa collègue) qui semble le ravir.

  Et deux aller-retours plus tard

Nous repartons donc à travers champs, rizières, plantations, jusqu'à notre prochaine destination, la rivière Loboc. Connue pour ses croisières déjeuners en musique bondées, on s'en épargne la souffrance. On va plutôt s'amuser à traverser cette rivière pour la voir d'en haut.
La première fois en zippeline, sorte de tyrolienne allongée où nous partons pour l'aller à 2, côte à côte. La vue est splendide, le trajet hélas beaucoup trop court à notre goût. Le retour se fait cette fois l'une après l'autre, laissant le temps à chacune de capturer le moment. Drôle.
La deuxième traversée se fait sur un pont en bambou. Très déstabilisant avec la sensation quasi permanente d'être sur le point de chavirer dans la flotte saumâtre guère engageante qui se trouve quelques mètres plus bas. On s'en amuse, on se prend en photo (un certain narcissisme nous guette depuis qu'on nous réclame des photos de nos têtes plutôt que de paysages) et on repart illico presto chevaucher notre 2 roues direction les tarsiers avant que le sanctuaire ne ferme ses portes.

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Un show à 360 degrés !

Le tarsier est une espèce rare et si vous voulez en savoir plus, va falloir cliquer sur le lien ci-dessus. Pour résumer, c'est minuscule, ridicule, ça tourne la tête à 360 degrés, ça a des yeux énormes, ça pionce all day long et ça sort la nuit.
Les guides s'amusent chaque matin pendant 1h à repérer où ils se cachent pour ensuite conduire les visiteurs sur leurs traces. Comme sauf exception ils ne bougent pas entre le lever du soleil et son coucher, facile ensuite de guider les touristes d'un animal à l'autre, 2 parfois, 5 dans notre cas, journée chance nous dit-on.
Accrochés à un tronc fin comme une moule à son rocher, peu de risque que même en dormant il ne tombe. Ça a une queue deux fois plus grande que son corps qui lui sert de balancier et qui fait étrangement penser à un rat. Et quand ça ne dort pas, ça ouvre grand ses 2 globes et ça fixe. Surprenant.
On ne voit pas vraiment la rotation mais on voit bien les bestioles. Visite courte et efficace, l'espèce protégée endémique des Phillipines n'a plus de secret pour nous !

Juste le temps de filer acheter les places de bateau pour de prochains trajets et réserver les plongées du lendemain et nous finissons la journée par un bain de mer dans le noir suivi d'un pique-nique apéro sur le sable. Elle n'est pas belle la vie !!! Nous sommes à l'est donc à 17h30 il fait nuit. Nous y étions déjà un peu habituées en Birmanie mais cela continue toujours de nous surprendre chaque jour. Chaque matin réveillées entre 6 et 7h au plus, les journées ont un autre visage. Ici, lieu touristique oblige, il y a de la vie le soir, voire tard. Les locaux eux, sont déjà au lit. Ce qui nous permet d'alterner entre soirée calme et sortie plus tardive.
 

Qui a dit que les tortues ça n'avançait pas ?

Troisième jour sur Panglao et il se passe sur et sous l'eau, à quelques encablures de là.
Programme du jour, 2 plongées autour de l'île de Balicasag à trente minutes de navigation sur une barca, bateau à balancier local.

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Nous sommes 6 plongeurs, 4 coréens (le nombre de touristes coréens aux Philippines est impressionnant) et nous, 2 moniteurs, le notre Bart et son collègue. Ainsi que 2 "skippers", s'occupant du matériel, du bateau, de la logistique.
On n'est même pas obligées de porter nos bouteilles ni notre matériel, ça change de l'ASGB Plongée !
En vrai on a du mal à rester inactives et à laisser les autres bosser pour nous. On porte quand même du matériel et on installe nos détendeurs nous-mêmes, sécurité oblige. Fiers de nous les moniteurs français ?

Note pour les non initiés : nous avons passé durant la saison 2015-2016 notre niveau 1 de plongée avec le Club de l'ASGB à Bagnolet que nous recommandons chaudement.
1 an de formation là où beaucoup choisissent de passer le dit niveau en 48h. Nous ne regrettons pas le temps passé en compagnie de nos deux monos de choc, Patrick et Christophe ainsi qu'auprès des autres plongeurs moniteurs du club toujours prêts à partager leur savoir.

Nous abordons ainsi cette plongée sereinement, dans des conditions idéales, en possession des notions de sécurité indispensables qui ne font qu'accroître notre plaisir sous l'eau.
Ce niveau nous permet de descendre à 20m de profondeur pour une durée bien supérieure à celle d'un baptême de plongée de vingt minutes.
On est à l'aise avec le matériel, avec notre ressenti, on profite d'un moniteur rien que pour nous 2, moniteur au rythme lent et efficace, comme celui de Christophe que nous apprécions tant (le rythme hein, pas Christophe :)
Cela nous laisse le temps d'observer, d'économiser notre oxygène en limitant nos efforts. Bref parfait.

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Nous plongeons donc deux fois. Une fois à la Marine Sanctuary où dès les premiers mètres sous l'eau nous tombons sur une très belle tortue. La première pour Fred. Moment magique. Nous en rencontrons deux autres lors de cette plongée, dont une qui vient droit sur nous, s'arrêtant à 1 mètre, nous fixant, avant de reprendre sa route sur la droite.
Ça attaque une tortue ? Nous n'avons pas la certitude du pacifisme total de la bête mais pas une once de violence dans son regard lorsqu'elle se dirige droit sur nous et puissiez-vous être certains que nous avons le temps de l'observer d'assez près pour le voir.
Bien que la tortue reste THE rencontre, de par sa taille et sa popularité auprès des humains, la mer regorge d'autres poissons.
Bleus, verts, jaunes, oranges, noirs, rouges, bicolores, tricolores, multicolores, avec ou sans dégradé, avec ou sans antenne, nageoire unique ou double, nez long, fin ou gros ventre, œil vif, poisson téméraire, poisson peureux, poisson solitaire ou en bande. Tous différents. Tous splendides. Après plus d'une heure nous ressortons de l'eau enchantées. Ravies. Émerveillées. C'est beau sous l'eau.

La deuxième plongée se fait à la Black Forest, mur qui tombe à pic et regorge de poiscailles, de coraux et d'une riche biodiversité. Le tout pendant 76 minutes, pour le plus grand plaisir de notre moniteur, pas peu fier d'une plongée dans la zenitude où notre consommation d'oxygène est plus que raisonnable permettant une si longue sortie. Avec une eau aux alentours de 25 degrés, soit 2 fois la température de notre dernière sortie en Bretagne, autant vous dire que cela aide quelque peu.

Pendant que les coréens plongent une troisième fois, nous choisissons l'option snorkeling, palmes, masque, tuba et bien nous en a pris. Dans ces mers aquarium, il est parfois inutile de descendre profond pour profiter du spectacle. Celui qui nous est offert cette fois est encore somptueux.

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A quoi bon un niveau 1 quand un tuba peut faire l'affaire !?

Depuis la surface d'où nous scrutons le fond à 5 mètres de profondeur maximum, nous suivons une première tortue que nous apercevons au bout de quelques minutes.
On l'observe, on l'admire sans se lasser. Quand nous décidons de la laisser vaquer à ses occupations, cette dernière nous amène à la rencontre de deux de ses compères, dont une particulièrement grosse voire ÉNORME, comme celle qui nous a fait face plus tôt dans la journée.
Timing parfait, la joyeuse troupe prend la direction sous marine de notre bateau que nous devons rejoindre dans quelque temps. C'est d'ailleurs étonnant comme il est facile de perdre la notion du temps sous l'eau. 10, 20, 30 minutes, 1 heure. Il est souvent très difficile de quantifier une durée de plongée sans montre.

Bref. Les 3 bestioles nagent en cadence, chacune de son côté mais toutes dans la même direction. Le ballet est majestueux et comme des gosses nous en suivons attentivement chaque seconde bouche bée, tuba en plus. Elles remontent régulièrement à la surface, pointant la tête pour s'oxygèner avant de repartir aussi vite dans les petites profondeurs. Montées, descentes, droite, gauche. On en prend plein les yeux et c'est tant mieux.
Elles finissent par se disperser, le moment est venu pour nous de leur dire au revoir et de rejoindre notre embarcation.
Une belle rencontre qui nous laisse pensives le temps du trajet retour. Le premier mot qui nous vient à l'esprit en remplissant nos carnets de plongées au retour sur la terre ferme reste celui de "tortue". Une première virée en mer très réussie donc.

 

Igname Igname !

Le soir, pour finir la journée en beauté, on teste en bord de mer le Halo Halo, dessert local fait de fruits, lait concentré, glace pilée, flocons de cornflakes et glace d'igname, tubercule local à la couleur étonnante, un violet qu'on croirait tout droit sorti d'un colorant alimentaire. Sucré mais loin d'être degueu, on fait honneur à la cuisine locale.
Sur le trajet qui nous ramène à notre 2 roues, nous écartons les propositions pour le lendemain, celle de "hoping island", tour des petites îles, visite le temps de quelques heures, ainsi que celles des plongées avec les requins-baleines.
Quoi, vous n'allez pas plonger avec les requins-baleines !? Ces magnifiques cétacés, difficiles à localiser sont appatés chaque jour afin d'assurer le spectacle aux touristes. Non seulement cela anéantit complètement leur condition sauvage mais surtout cela les rend beaucoup trop proches de l'homme pour que cela soit raisonnable.
Horde de touristes et mise en danger des bestioles, les Brigitte Bardot que nous sommes ne cautionnons pas.
De toute façon demain on sait déjà ce qu'on fait. Plage et farniente. Rien de plus.

Après cette journée en mode lézard sur la plage et sirène dans l'eau, le temps est venu de partir en bateau rejoindre notre prochaine étape, Siquijor, île voisine où nous passerons les 4 prochains jours.

A vous la France, les Philippines rendent l'antenne.

Publié le 16/12/2016

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