Project Description

#Siquijor#Plage#Snorkeling

Nous arrivons à Siquijor après un trajet en bateau de nuit. Il est 23h30 lorsque nous accostons au port. On sait que Othuk, un "small guy" comme nous l'a indiqué par mail le manager de l'hôtel, doit nous récupérer. Comment on reconnaît un small guy parmi tant de philippins attendant à l'arrivée du bateau ? Pas de problème, c'est Othuk qui va nous trouver. Plus facile de repérer des occidentales au milieu de ce bazar que l'inverse. 25 minutes de tricycle plus tard, nous voilà arrivées à notre nipa hut, logement traditionnel en feuille de palmier des Philippines. Il fait nuit noire mais l'on entend le bruit des vagues. Le réveil devrait être sympa.

 

Première journée à Siquijor

Nuit paisible, réveil maritime.
En effet en ouvrant la fenêtre le matin, vue sur la terrasse de l'hôtel et la mer. Sauf que comme l'on souhaite rester 4 nuits et que celle-ci n'est pas disponible toute la durée du séjour, on bouge un cran plus haut dans une nipa hut plus grande, avec cuisine !
Alors ça a l'air d'un détail comme ça mais en vrai on cherchait ça depuis quelques temps. Pouvoir se faire chauffer de l'eau, cuire des pâtes, avoir un frigo pour mettre des bricoles au frais. L'idée nous ravit, on déménage, vue sur la mer moins dégagée mais plus éloignées de la terrasse commune. Tranquillité assurée.

La matinée file vite, après avoir mis les pieds dans l'eau, décision est prise de louer un scooter pour aller faire un tour dans l'île. Direction chutes d'eau et montagne.
Le paysage est magnifique, d'en haut on aperçoit la mer de chaque côté, la végétation est luxuriante, les gens adorables. Première étape les chutes de Cambugahay. Quelques locaux, davantage de touristes occidentaux. Rien d'insurmontable. On enfile les maillots et on pique une tête. Saut d'en haut, vidéo stupide, on s'amuse et on ne s'attarde pas.
La balade en scooter en tant que telle vaut le détour. On longe la mer, on grimpe la montagne, on traverse des villages...

 

Payer pour profiter de mer nature...

Deuxième étape la plage de Salagdoong indiquée par le manager de notre hôtel. Sauf que mauvaise surprise en arrivant, la plage est privée, appartenant à un resort, il faut en payer l'entrée. A 2, scooter compris, cela nous coûte 70 pesos philippins. Soit 1,35€. Rien en somme. Sauf qu'on n'aime pas l'idée de payer pour avoir accès à un espace naturel, le tout pour se retrouver avec une horde de touristes en sus.
Comme on n'est pas non plus venues jusque là en vain, on s'aquitte du droit d'entrée et on descend vers la mer. Le mec de l'entrée nous avait dit qu'il y avait plein de monde, en vrai y a personne. 20 personnes tout au plus. Les notions de quantité et de distance sont très relatives d'une personne à l'autre.
La plage n'est pas ouf mais l'espace de baignade est chouette, ça nous change des plages où il nous faut parcourir 200m avant d'avoir de l'eau jusqu'aux genoux. On enfile nos masques et tubas et on se met à l'eau, une belle occasion de tester sous l'eau la Gopro que les collègues de Fred lui ont offerte.
On filme n'importe comment, on fait les gourdichailles, on teste, on prend des photos. Ça mérite pas un Oscar mais on sera plus à l'aise le jour de vraies plongées, lors de vraies rencontres sous l'eau.

Il est déjà 16h30 avec tout ça et comme le soleil se couche à 17h30, il ne nous faut pas trop traîner si l'on veut aller faire nos courses avant la pénombre totale.
Direction Larena, ville voisine où se concentre la principale activité de la côte nord ouest. Objectif quelques réserves pour profiter de notre cuisine et ne pas avoir à trop bouger les jours à venir. Oui, ça nous arrive de trop rien faire, enfin on n'est pas encore tout à fait au point sur le sujet.
Pâtes, sauces tomates, gingembre, apéro, ptit déj frais à la boulangerie, café, chocolat. L'idée d'un peu d'autonomie et de stagnation nous fait briller les yeux et c'est bien chargées que nous repartons du mini supermarché.

 

Basket-ball time !

En sortant, on aperçoit une arena pleine de joueurs. Le sport national étant le basket, nos 6 litres d'eau, nos 2 sacs de provisions et nous, pointons notre nez dans l'enceinte sportive à l'étonnement général des nombreux locaux présents. On se renseigne pour savoir si du basket va bien se jouer ici car beaucoup d'officiels parlent, comme pour l'ouverture d'un tournoi, on nous assure que oui. Nous restons donc patientes les 20 minutes suivantes à attendre le coup de sifflet de début match, coup de sifflet lançant les hostilités. Lorsque le blabla auquel nous ne comprenons que quelques mots d'anglais sortis à la volée se termine, au lieu de jouer, tous les joueurs s'en vont.
WTF ?!
On apprend qu'il ne s'agit en fait que de l'ouverture du tournoi et du tirage au sort et que les matchs sont désormais dispatchés sur les différents terrains avoisinants dans la ville. Déçues, sans adresse pour trouver ces terrains et toujours avec nos courses, nous repartons en scooter direction l'hôtel.
Quelle bonne surprise que d'apercevoir sur notre chemin retour un terrain éclairé où se prépare un match. Ni une ni deux, on gare le bolide, et on part avec nos courses nous asseoir au bord du terrain.

Les joueurs ont en moyenne entre 15 et 18 ans, ni petits ni grands, tous biberonnés à la NBA. Ça se sent dans leur jeu. Point trop de technique, beaucoup de m'as-tu vu.
Alors que le fameux et tant attendu coup de sifflet de début match est sur le point d'être donné, quelques gouttes commencent à tomber. Suivies de trombes d'eau. Le terrain étant en plein air, nous nous réfugions dans l'espace abrité servant de table de marque et autre réserve à matières.
Nos courses, une vingtaine de joueurs, des coachs, quelques organisateurs et nous, attendons donc patiemment la fin de l'averse espérant que le jeu débute enfin. Vous vous en doutez, ça ne se calme pas vraiment et au bout de 20 bonnes minutes, profitant d'une accalmie, nous reprenons la route du retour.

 

Le philippin est taquin

Durant ces vingt minutes, nous faisons la connaissance d'un arbitre et de Chito, un philippin, ancien basketteur, désormais bénévole. On sympathise un peu et on sent bien que 2 filles, blanches, venues voir un match, ça ne doit pas être courant. Il nous propose de revenir demain soir puisqu'il y aura match tous les soirs jusqu'au 26 décembre, date de la finale.
Nous lui répondons ne pas avoir de moyen de locomotion demain, ayant prévu une journée molle à l'hôtel, sans location. Ni une ni deux, il nous indique passer nous chercher à 17h30/18h le lendemain.Nous le remercions sans trop y croire et lui souhaitons une bonne soirée.
C'était sans compter sur le fait que le philippin n'a qu'une parole. Le lendemain, en fin d'après-midi, après une journée pluvieuse et studieuse où nous prenons quand même la peine de nous tremper dans la mer entre 2 averses, voilà que l'on entend au loin un "Géna ?!"
Chito est là, en chair et en os, prêt à nous embarquer sur son 2 roues (ici tout le monde circule à 3 sur un scooter plus de l'ordre de la petite moto 125. Gratuit ou payant, en Birmanie ou ici, tout le monde s'improvise taxi facilement).

Nous voici donc à 18h, dans la nuit, sur le chemin du terrain. Après 15 minutes, le terrain est en vue, glissant car encore très humide des averses du jour. Peu importe, il leur en faut plus. On attend que la deuxième équipe arrive quand nous apprenons que cette dernière ne viendra pas et que de ce fait le match est annulé.   Raison bidon

Vous voulez connaître la raison de ce forfait ?! Elle nous a tellement fait rire.
L'équipe venant d'un village plus lointain dans la montagne, elle se déplace en minibus pour faciliter sa venue.Le chauffeur du bus ayant trop festoyé ce midi lors d'un repas de Noël, il est ivre et ne peut donc pas conduire les sportifs à bon port. Elle est pas magique cette excuse ?! Mouhaha.
Sur les matchs, les 2 premiers sont annulés. Le temps de prévenir les joueurs du troisième match que celui-ci est avancé et le jeu peut enfin débuter.
En attendant on se joint aux 6 basketteurs jouant sous un panier pour faire passer le temps. Pas convaincus au début, ils ont pu voir qu'on n'était pas si nulles et ainsi gagner leur respect. Jouer par cette chaleur, en tongs, sur un terrain glissant, autant vous dire que c'est souvent entre Bambi et Cendrillon, une tong étant vite en fugue.
Durant le match que l'équipe de Chito gagne sur le fil après avoir pourtant mené assez largement tout du long, ce dernier joue les George Eddy philippin. Pour les non initiés, George Eddy est un commentateur de basket, américain, commentant les matchs de NBA en français avec un accent américain à couper au couteau même après 20 ans en France. Bref Chito, à l'aide d'un micro, commente tout, citant les noms des joueurs, leur numéro, soulignant les belles actions collectives.
Score final 58-55 pour Barangay Hélène. Ouf, l'équipe de notre chauffeur a gagné. Il nous ramène, nous échangeons nos Facebook et nous donnons rendez-vous dimanche pour un autre match.

 

Farniente humide

Les deux jours suivants nous les passons à l'hôtel, en bord de mer. Baignades entre les gouttes, recherches studieuses pour nos futures aventures, goûter face à la mer. On a enfin un peu pris le temps, la météo nous y obligeant.
Ça fait du bien et malgré tout, le temps passe très vite. Les journées défilent et l'heure de nos pâtes à la sauce tomate aussi (on en fait un stock car on ne sait jamais quand on pourra en remanger, sûrement pas avant la Nouvelle-Zélande). Ça change du riz !

Dimanche, dernier jour à Siquijor, nous louons un scooter pour l'après-midi et partons à la découverte de la seconde moitié de l'île, la côte ouest et le centre de l'île. La route est sympa, on découvre au détour des kilomètres de nouveaux villages, de nouveaux visages, de nouvelles plages (triple rime, momomotus).
La baignade sur une plage de sable blanc bordée de cocotiers est originale puisque particulièrement humide. Il tombe des trombes d'eau, il fait meilleur dedans que dehors. On attend que ça se calme pour sauter dans nos affaires et enfourcher de nouveau notre 2 roues. Bien qu'obligées de nous arrêter encore à cause du déluge, la fin de la balade en altitude est comme à notre habitude (festival de la rime) brumeuse !
Le point de vue au sommet est une 3P (putain de purée de pois pour ceux qui n'ont pas suivi), impossible de voir quoique ce soit. Néanmoins cela vaut le détour car les chemins empruntés sont ponctués de découvertes et d'authenticité.

4ème et dernier jour donc, le temps de refaire les sacs et nous voilà parties à l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, pour Dumaguete, île de Negros, située en face, où nous passerons la semaine suivante et donc Noël !

A vous Paris, la France, L'Europe, les Philippines vont se baigner !

Publié le 23/12/2016

Project Details

Tags: