Project Description

#Dumaguete#Lac#Chutes#Eau chaude

Passage stratégique pour aller à l'abordage de l'île de Negros, Dumaguete est une petite ville provinciale à 1h de bateau de Siquijor, notre précédente étape. Nous avons prévu de n'y passer qu'une journée et demi avant de rejoindre la côte ouest de l'île.
La première demie-journée, souvent synonyme de recherche d'informations diverses pour la suite de notre périple, se solde par une quête rapide et efficace. Au lieu d'y passer l'après-midi, en une heure c'est bouclé. Il est 13h30. Il ne nous reste qu'à occuper intelligemment les heures à venir.

 

Gentleman on the beach

Direction la plage, celle conseillée par le guide, supposée posséder une eau cristalline. On se méfie. Le journaliste du guide souvent imprécis a tendance à tout surévaluer. Les prix, le bateau, la facilité. Qu'à cela ne tienne, le temps de faire nos sacs et de dégoter un jeepney pour 20 pesos et nous atterrissons dans la bourgade voisine. 200 mètres nous séparent désormais de la mer.
Déception, comme souvent ici, plage est synonyme de resort, de droits d'accès. Bien résolues à ne pas y laisser un centime d'autant que la plage ici n'est même pas belle, nous marchons dans les ruelles de la "ville" jusqu'à trouver notre bonheur. Du sable noir, de grosses vagues, personne. Nous nous jetons à l'eau.

Rapidement rejointes par un occidental bien portant qui nage et fait ses exercices tout du long de notre baignade, nous sortons de l'eau agitée au même moment que lui. Et nous réalisons alors que ce bellâtre est l'heureux propriétaire de la villa devant laquelle nous faisons trempette.
Alors même que nous nous séchons en vue de repartir vers notre hôtel, un de ses membres du personnel lui apporte un plateau avec 3 verres remplis de glaçons et une bouteille. Nous feignons de ne pas voir et au bout de quelques minutes, un échange de regard et un verre tendu plus tard, nous nous retrouvons tout trois à siroter et papoter au bord de l'eau.

L'américain, d'une trentaine d'années, marié à une philipine, père de 3 enfants, travaillant dans l'informatique, a passé quelques années au lycée international de St Germain en Laye. Son français est admirable et nous échangeons un long moment sur les habitudes locales et la façon dont les philippins nous perçoivent. Lui comme nous.
Nous savons ressembler à des porte-monnaie sur pattes avec nos têtes de blancs au long nez (ici ils nous appellent les longs nez, vague relan d'une expression mal employée dans les années 40). Là où le salaire moyen est de plus ou moins 300 pesos, il sait que s'il sort faire des courses, pour le même panier, il paiera plus cher que sa femme. Comme nous pour les fruits de rue ou les transports. A la tête du client souvent. Peut-être pour ça qu'il reste beaucoup enfermé dans sa cage dorée, assisté d'un vigile et d'au moins 3 ou 4 employés.
La conversation est pertinente, intéressante, source d'informations précieuses sur les us et coutumes d'ici. Comme toute bonne chose a une fin, nous reprenons ensuite en jeepney la route de notre hôtel à Dumaguete.
Reste à décider ce que nous faisons demain.

 

To do or not to do

Initialement nous sommes venues pour aller voir les Twin Lakes. Un peu comme les tours mais en plus horizontales et humides. Mais ce n'est pas donné, il y a pas mal de trajet et on a entendu quelques sales histoires sur la fréquentation du lieu. Autre option, aller plonger ou snorkeler au large, à l'île d'Apo dont nous avons entendu beaucoup de bien.
Après pas mal de tergiversations, une visite à l'équipe organisatrice et nous allons finalement demain voir les lacs. Qu'est-ce qui nous a décidé ? Un suédois s'est joint à la balade ce qui baisse considérablement le coût à la journée par personne et la plongée, encore plus chère, que nous préférons privilégier pour d'autres îles, d'autres fonds marins. Les tortues promises nous les avons vues à deux dans des conditions idéales la semaine passée, nous laissons celles d'Apo aux hordes de plongeurs du coin.

Après un copieux dîner dans une cantine de rue où les touristes sont inexistants et dont nous sommes donc l'attraction, dodo. Demain journée rythmée à venir.

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Sujet du jour. L'eau.

Nous rencontrons donc Hendrick au moment de signer la décharge pour ce qui est appelé par les philippins un trek. Une fois les centaines de pesos versés, c'est le moment que le manager choisit pour nous exposer les divers risques d'agression, de vol... Étrange méthode. Heureusement ces précautions seront inutiles. Aucun problème de cet ordre au cours de la journée. Mamans, rassurez-vous !
Une heure de jeepney plus tard nous arrivons tous 3 à l'entrée du site des Twin Lakes qui nous allège encore de quelques pesos. Hendrick s'étant proposé comme garde du corps, nous partons donc ensemble découvrir le premier lac (ça semble lui faire plus plaisir à lui que nous rassurer nous, notre altruisme nous perdra).

On a d'abord fait le tour du premier pour atteindre le second. Déception, la baignade promise n'est pas très engageante. Le point de vue quant à lui est fort agréable. Nous restons donc ensemble à contempler l'endroit dans le calme. Jusqu'au moment où l'on entend notre étalon blond crier et grimper à toute vitesse se percher sur un tronc. Il vient d'apercevoir un serpent. De là où nous sommes, impossible d'apercevoir la bête, mais vu le cri, j'espère pour sa fierté qu'il est plus gros qu'une vipère.

On passe sur la deuxième chute du jour de Géna, le cul dans l'eau ou presque, un tibia et une fesse en moins. Ouf, la serviette quant à elle est restée au sec.

Nous passons deux heures autour des étendues d'eau avant d'ingurgiter le déjeuner de noodles compris dans le forfait journalier et de prendre la direction de notre deuxième étape du jour, la chute d'eau de Cassaro.

L'occasion pour Géna d'expérimenter une troisième chute, visant cette fois le pied et la cuisse. Compte tenu du bleu sur la guibole et de l'enflement conséquent du peton, on ne se moque point trop. Mais un peu quand même !
Des rochers à escalader donc, un cours d'eau à traverser 3 fois avant d'arriver, vingt minutes plus tard, à une chute de plus de 30 mètres de haut. Belle cascade !
N'étant pas venues jusque là pour rien, dans la douleur, nous faisons trempette dans le bassin. Changement de température. Eau à 15 degrés. Ça change de la mer à 25 et ça rappelle froidement les eaux normandes et atlantiques.
Comme on dit chez nous une fois dedans, elle est bonne ! Donc on reste 15 bonnes minutes à barboter, à l'étonnement du suédois et des 3 locaux présents. Haha. On n'est pas des poules mouillées nous.

Bien qu'un peu humides, il est temps de prendre le chemin du retour et de remonter les 350 marches. Nous sommes trop rapides et prenons notre chauffeur de court, il ne nous attendait pas avant trente bonnes minutes !
Dernière étape du jour pour se réchauffer, les hot spring!

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Chaud chaud chaud !

Un bassin. Une eau à 39 degrés chauffée grâce au souffre et à la terre. Une petite heure de bain, une sieste pour Géna dans l'eau pour se détendre et c'est l'heure de rentrer pour notre dernière soirée à Dumaguete.

 

Demain direction Sipalay, côte ouest de Negros où nous passerons les quatre prochains jours dont Noël entre transat, sable et baignades.

Publié le 02/01/2017

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