Project Description

#Sipalay#Plage#Farniente#Noël

Sipalay ça se mérite !

Pour s'y rendre nous prenons, de notre précédente auberge, un tricycle partagé pour aller à la station de bus. On fait le tour de la ville car il dépose d'autres personnes avant nous. Sinon c'est trop facile. C'est le risque mais comme à notre habitude nous avons pris une (grande) marge de sécurité. Une fois au terminal nous sautons dans un premier bus direction Bayawan. C'est parti pour 3h de transport. Le bus est non climatisé et bien chargé car les locaux venus faire leurs emplettes de Noël à Dumaguete rentrent chez eux pour les fêtes. Première correspondance, Bayawan où nous prenons le temps de trouver une boulangerie (pas folles les guêpes) car nous n'avons pas encore petit-déjeuné. Mais il faut faire vite car le bus pour Hinoba An part dans 5 min. On a failli laisser Géna en ville, fallu demander au bus prêt à partir de ne pas l'abandonner ici. Quoique , Fred se pose encore la question ! Pas de perte de temps, on aime bien quand ça s'enchaîne de la sorte et c'est suffisamment rare pour s'en réjouir.

Les bus ont l'avantage de nous permettre de découvrir des paysages variés et de nombreux villages. De cotoyer du local qui gratte une guitare qui n'a de guitare que le nom, des enfants qui jouent à cache-cache derrière les sièges, d'admirer le balai de vendeurs ambulants... Un spectacle continu. Après 1h de route nous arrivons à Hinoba An où nous changeons une nouvelle fois de véhicule mais là l'attente se fait un peu plus longue et nous sommes coincées au terminal qui se situe tout simplement au milieu de nulle part. Hélas pour nous. Rien à faire sauf patienter.

Ce dernier tronçon est assez rapide. En 45 min nous atteignons Sipalay. Mais comme nous sommes très futées nous ne descendons pas à Sipalay même mais un peu plus loin car l'auberge où nous allons passer les 4 prochains jours est un peu isolée et pas facile d'accès. En effet il y a un arrêt qui nous évite de payer 300 pesos de bateau mais qui nous impose quelques négociations de plus. A la place du bateau à touristes qui pense que nous sommes milliardaires, on prend un tricycle à 80 pesos puis une banka à 30 qui nous fait traverser l'embouchure de la rivière avant de finalement débarquer sur la fameuse Sugar beach. Plus que quelques mètres à faire dans le sable et nous arrivons enfin à notre villégiature de Noël.

 
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Repérage

La Sugar beach est une plage de 800 mètres de long où les resorts se succèdent discrètement entre les cocotiers et où l'on est coupées du monde car il faut faire minimum 30 minutes de transport pour aller à la ville (reprendre le bateau à touristes ou refaire un périple banka, tricycle, bus). La plage n'a rien à voir avec celle de Siquijor. Elle est grande et surtout on peut se baigner sans devoir faire des kilomètres dans l'eau pour l'avoir à hauteur suffisante. Heureusement pour nous donc. Cela semble très prometteur et nous impose une farniente (quasi) totale. Baignade est donc le mot d'ordre de ces quelques jours. Mais contrairement à ce que tout le monde pense ici, la mer n'est pas vraiment calme et nous affrontons régulièrement des vagues d'un mètre de haut. Dommage on n'a pas mis dans nos bagages la planche de surf ! Mais ça fait travailler nos petits muscles.

Par contre pas de supermarché juste un tout petit sari-sari au bord de l'eau à l'autre bout de la plage. Nous avons anticipé avec quelques réserves de nourriture en tout genre pour ne pas être totalement dépendantes de l'auberge pour les repas. Autonomie, économie, parcimonie. Oui oui oui. On négocie avec le sari-sari qui devient notre fournisseur officiel d'eau chaude. Chez lui c'est gratuit alors qu'à l'hôtel c'est payant. On a du mal à comprendre pourquoi étant donné que dans la plupart des autres établissements où nous avons séjourné, l'eau chaude est gratuite, un simple service pour le client. Grâce à cette eau précieuse nous assurons nos petits-déjeuners de café/chocolat chaud brioche sur la plage les pieds dans l'eau et nous nous épargnons le petit-déjeuner collectif hors de prix au restaurant. Plus typique, plus nature, ça nous ressemble davantage. D'autant que nous faisons désormais tous nos petits achats et réserves d'eau à cette échoppe. Donnant donnant. On fait marcher le business local et c'est tant mieux.

 

Nos dures journées

Les journées commencent donc par un petit-déjeuner au bord de l'eau suivi de quelques baignades entrecoupées de pauses lecture. Et pour diversifier un peu l'après-midi c'est plutôt lecture entrecoupée de pauses baignade. Et oui trop dure la vie. Et assez bizarrement, on ne voit pas le temps passer. On se demande encore comment cela est possible. Mais ça fait du bien de se poser un peu surtout en cette fin d'année.

Tous les jours nous assistons au coucher du soleil sur un transat, les pieds dans le sable. Souvent nuageux certes mais cela ne nous empêche pas de profiter des magnifiques couleurs du ciel, des reflets dans la mer et du bruit des vagues... Par contre nous n'étions pas préparées à l'attaque des "sandflies" alias "little monsters", petites bébêtes très méchantes qui sont pires que les moustiques car elles sont résistantes à l'antimoustique et leurs piqûres provoquent des démangeaisons incontrôlables qui peuvent durer pendant 2 semaines. Elles sévissent au lever et au coucher du soleil, il ne faut donc surtout pas s'allonger sur le sable. Quelle poisse car vu que nous n'étions pas au courant, on a passé le premier soir face au sunset et hop, invasion !!! Donc on morfle un peu, beaucoup, à la folie. On a même l'impression que le matelas en est infesté tellement nous avons de piqûres. Et il va falloir trouver un remède car il y en a aussi en Indonésie et en Nouvelle Zélande. Ça promet !!! Notre ami internet nous conseille de l'huile de coco en prévention et de la Biafine en remède. Nous allons essayer mais pas à Sipalay car trouver de l'huile de coco ici est difficile.

 

Le 24 décembre

Pour fêter dignement Noël car ce n'est pas parce qu'on est en Tdm qu'il ne faut pas le fêter, nous décidons d'aller plonger au large l'après-midi. Belle plongée de plus d'une heure qui nous permet de découvrir notre première épave. C'est allucinant comme ça grouille de vie là-dedans. En plus, la "dive master" est très forte pour nous montrer des poissons et crustacés microscopiques. C'est une nouvelle fois avec des yeux d'enfants que nous découvrons ce fond marin riche en poissons, coraux, algues... Cette après-midi est suivie d'une petite baignade car nous n'en avons jamais assez. La mer ça vous gagne !!! (on est toujours à se demander comment certains clients de l'hôtel ont réussi à ne pas mettre un pied dans l'eau ni même parfois sur la plage pendant les 4 jours où nous y avons séjourné. Accoudés au bar toute la journée, ça fait chère la bière, autant rester chez soi, ça évite le déplacement).

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Une fois le soleil couché, nous nous empressons de revêtir notre plus belle tenue de soirée car c'est fête ce soir. Buffet de fruits de mer et poissons à l'auberge. Au menu, crudités, tempura, crevettes et thon grillés, encornets, calamars, pommes de terre sautées, riz et diverses sauces donc celle au curry qui est une tuerie. On reprend deux assiettes tellement c'est bon. Et en dessert c'est une sorte de tiramisu philippin au chocolat ou à la mangue. Géna la gourmande, en manque de dessert depuis notre départ de France, en déguste 3 parts pour le plus grand plaisir de ses papilles. Mais son estomac ne dira pas la même chose quelques heures plus tard :). Une sieste au clair de lune bercées par la mer est la bienvenue pour digérer un peu avant de filer au lit. Car ici l'ambiance n'est pas folle, c'est presqu'une soirée comme les autres, pas de grosse soirée.

 

La poisse

On tente quelques envois de messages car avec 7h sur la France, quand il est l'heure d'aller au dodo pour nous, vous petits français, vous n'avez pas encore commencé votre réveillon. Mais rien ne passe. Que se passe-t-il ? On demande à l'auberge et apparemment c'est coupure globale sur la région. Pile le jour où il ne faut pas. Et penser que cela sera réparé le 25 est totalement utopique. On est déçues de ne pas pouvoir donner de nouvelles et en recevoir. Surtout qu'un typhon sévit aux Philippines et que même s'il est loin de nous, il n'en faut pas plus à certains pour faire l'amalgame et s'inquiéter un peu. Cela ne nous empêche pas de penser à tout le monde et de profiter du jour de Noël pour continuer à faire ce que nous aimons beaucoup à savoir se baigner, bouquiner, écouter des podcasts... Premier Noël au soleil pour toutes les deux, premier loin de tous. Ça fait bizarre mais c'est bien aussi. Ça change et on aime le changement.

Le 26 c'est le grand départ pour Iloilo, ville sur l'île lointainement voisine de Panay où nous attend notre vol pour rejoindre notre dernière étape, Palawan.

Publié le 04/01/2017

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