Project Description

#Palawan#Port Barton#Copains

Initialement, sur l'île de Palawan, nous devions rejoindre directement El Nido au nord avant de finir par Coron. "The place to be" aux Philipines. Comprenez l'endroit le plus touristique de cet archipel de plus de 7000 îles.
Changement d'idée, nous décidons de faire d'abord une halte à Port Barton, à mi-chemin, moins touristique, moins pollué par ce que provoquent ces flopées d'arrivées de blancs, ce à quoi devait ressembler El Nido il y a 20 ans.
Pour rejoindre ce village, nous enchainons 2 jours de transport depuis Sipalay, précédente étape et longue succession de différents moyens de locomotion : bateau (2min), tricycle (20min), bus (5h), tricycle (15min), bateau (2h de retard pour 1h de traversée), nuit hotel à Iloilo, jeepney (20min) van aéroport (35min), avion pour Puerto Princessa (1h30 de retard pour 55min de vol), puis van (4h30).
Nous ne nous arrêtons pas plus longuement sur les temps d'attente, de transit, correspondances, retards, conditions de voyage... Éprouvant souvent. Port Barton ça se mérite !

Nous arrivons là-bas sous la pluie, dans un van prévu pour 8 où nous sommes 12, sur une route de gadoue où un 4x4 aurait souvent été utile, le tout dans une ville sans électricité. Cela reste néanmoins une délivrance de ce dire que nous sommes enfin à "bon port" et ce pour 3 jours au moins. Le plus dur est derrière nous.
Nous savions que l'électricité n'était pourvue qu'entre 18h et minuit sauf pour les resorts détenant un générateur. Comme nous avons dégoté une pension bon marché par l'intermédiaire d'une française implantée sur place, vous pensez bien que le générateur, nous, on n'en profite pas (mais on peut l'admirer car la maison des propriétaires en est pourvu alors que l'ensemble des clients sont dans le noir. Douche dans le noir. Lecture dans le noir, remplissage du sac dans le noir, lessive dans le noir. Vis ma vie de Gilbert Montagné pendant 85h).
Bien pire que les 6h prévues, les coupures à répétition réduisent ce précieux laps de temps à quelques 3h au mieux. Créneau stratégique où il nous faut charger téléphone, lampes frontales, tablettes et profiter pour faire les choses que l'obscurité rend difficile (sinon épilation et désinfection de plaie à la frontale, un grand moment !). Pour le Wi-Fi, une vague connexion aléatoire. D'où le gros retard de mise à jour du site. Bref l'EDF aurait du boulot ici.

Le premier soir, un rapide passage au restaurant du coin nous fait vite comprendre que le lieu "plus typique", aussi beau qu'El Nido tout en étant meilleur marché, est déjà pris d'assaut par les touristes occidentaux. 30 blancs attablés.
Le bon plan en prend un sérieux coup. On comprendra le lendemain que c'est à l'échelle de la minusculosité du village. Le soir tous sont au même endroit, les restaurants étant concentrés sur 2 "rues" (allées gadoueuses). En journée cela reste néanmoins très acceptable. Heureusement.
L'estomac rempli, nous partons nous coucher dans le noir absolu, profitant ainsi facilement du ciel étoilé. Advienne que pourra, demain il fera jour.

Arriver dans le noir total et découvrir la mer au petit matin le lendemain

A notre réveil nous découvrons un village boueux au ciel azur où la mer s'est nichée au bout de la rue.
Une balade sur la plage et quelques repérages plus tard nous partons pour des chutes d'eau à quelques encablures. La plage, ça sera pour plus tard !
Une bonne heure de route. Enfin un peu de marche ! Ils nous prennent pour des folles à y aller à pied, sans se faire véhiculer sur un deux roues alors que nous revivons un peu à l'idée de marcher, crapahuter, profiter de la nature.
Une fraîche baignade sous la cascade vient faire baisser la température avant de reprendre la route pour 1h de marche supplémentaire direction une plage déserte. Baignades et pique-nique seules au monde, séance photo de Pti Rouleau, il est 15h lorsque nous reprenons la route de Port Barton.
En chemin nous longeons une belle maison native en construction. Un blanc s'occupe de décharger un pick-up juste devant celle-ci, il ne faudra pas plus longtemps à Fred pour l'interpeler, l'appeler Cédric et retrouver un ami du basket d'il y a quelques années à Paris. Heureux fruit du hasard pensez-vous ?

 

Entre2basket du bout du monde

Pas tant que ça. Nous savions que Laurent et lui étaient installés ici et nous devions les voir un soir.
Mais les trouver ici au fin fond de ce village est une heureuse coïncidence et nous partons visiter la maison qu'ils sont à deux doigts d'habiter. Habitation typique. En bambou. Autant d'espace extérieur qu'intérieur. L'art de vivre à la philippine.
Après cette pause et de longs bavardages plus tard, la fin de la rando se fait en pick-up puisque Laurent part travailler. Les garçons tiennent une boutique de souvenirs qui fait bar /grignotis dans Port Barton. Un trajet les cheveux au vent que nous partageons avec un local qui sautera en route. Les philippins ont un temps d'avance sur nous sur le covoiturage...

Nous nous apprêtons à passer une nouvelle soirée dans le noir lorsqu'après avoir ingurgité notre dîner chez la mama du coin et ses fameuses gamelles, nous apercevons le terrain de basket municipal en pleine effervescence. Celui-ci est éclairé, question de priorité niveau électricité.
Quelques matchs, un vrai manque de techniques de base, plus souvent des pseudo gestes à l'américaine mal maîtrisés, du basket qui tient davantage à des matchs de rue où même les arbitres semblent être les dignes descendants de Ray Charles tant ils ne sifflent rien. Des parties inégales qui font notre soirée. Mais s'agirait de bosser les double-pas avant de regarder la NBA les gars !

 

Backstage, cours de cuisine !

Deuxième jour, réveil de 7h qui ne sonne pas, levées en 2 minutes à 7h30 car Fred nous a pris rendez-vous à 8h avec le restaurant de la veille au soir.
Après avoir émis l'idée que savoir cuisiner des plats philippins serait vraiment sympa d'autant que cuisiner nous manque cruellement, elle avait discuté en fourbe avec la gérante du lieu qui nous conviait le lendemain pour apprendre à préparer un porc à l'adobo, spécialité du coin, en compagnie de son chef de mari. Un cours de trente minutes plus théorique que pratique puisque nous restons spectatrices mais la recette est prise, il ne reste qu'à la réutiliser dans quelques mois (ail, sucre brun, sauce soja, vinaigre de coco, laurier, herbes, maïzena pour lier le tout, avec le porc coupé en gros lardons, dans un wok, 20 minutes car viande précuite au grill. A vous de jouer ! ).
Des philippins adorables et honorés d'avoir été "choisis" pour ce cours de cuisine alors que c'est nous qui sommes heureuses d'avoir été invitées en cuisine. On retournera le lendemain matin leur déposer une tour Eiffel ce qui donnera lieu à une nouvelle séance photo. Une belle rencontre.

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A chaque journée sa plage

L'estomac full d'adobo car bien sûr nous avons pris le temps de goûter le plat (pas eu le choix de toute façon) pour vérifier la perfection de la recette, nous partons explorer une autre partie de l'île, d'autres plages et un peu de marche.
Les averses du tonnerre rythment un peu notre milieu de journée. Qu'à cela ne tienne, une fois dans l'eau ou en train de ramasser des coquillages, peu importe d'être mouillées.
Il semble que le mois de décembre de cette année soit particulièrement humide. On l'avait constaté aussi. Mais les averses se font courtes et pas si pénibles que ça. A part pour la boue que cela génère.

Nous finissons la journée à la plage de Port Barton où les vagues sont tonitruantes. On ne nommera pas celle qui a perdu ses lunettes de soleil entre 2 énormes vagues. Lunettes correctrices bien sûr. Avant de les retrouver deux minutes plus tard par hasard en marchant dessus par un mètre de fond. Un peu de chance, ça fait du bien d'autant que la même vague lui a aussi mis le derrière à l'air. Un air du sud ouest ces remous !!

Nous passons dîner une nouvelle ration d'adobo avant de filer au terrain de basket pour une autre soirée matchs. Les groupies sont en rendez-vous !

 

Island hoping, une journée plein d'espoir

Aux Philippines, le concept d'Island hoping est incontournable. Le principe, une journée en bateau qui vous emmène faire le tour des îles voisines pour s'y baigner, y faire du snorkeling (alias masque et tuba), bronzer. Cela inclut aussi un déjeuner de poisson grillé sur une plage au milieu de nulle part. Nous n'y avions pas encore goûté privilégiant la plongée et les visites en scooter mais sur Palawan cela devient inévitable car les îles sont nombreuses, superbes et propices au snorkeling.

9h, nous grimpons avec 6 compagnons du jour sur une banca. 6 stops, 3 de snorkeling, 1 pour un déjeuner barbecue sur une petite île à la Robinson, 1 pour des chutes d'eau et un dernier de snorkeling autour d'un banc de sable.
Les vues sont paradisiaques, les fonds inégaux mais le snorkeling est toujours source de plaisir et les heures défilent vitesse grand V.
Des poissons de toutes les couleurs, une énorme tortue, un pique-nique de luxe seuls sur une plage et de très beaux souvenirs. Nous avons encore quelques journées de ce type à vivre, l'idée nous ravit.

Dernière soirée au bar des garçons à siroter des jus de calamansi, petit citron vert local, à papoter avec eux et un français baroudeur installé ici l'hiver. Quelques échanges instructifs sur l'Indonésie et les Philippines et il est déjà l'heure de filer au lit.
Demain départ 8h pour El Nido, la fameuse, que nous espérons autant que nous la redoutons tant les éloges sur sa beauté et les critiques sur sa surconsommation touristique sont importants.
On va aller vérifier sur le terrain.

A vous la France, derniers jours aux Philippines !

Publié le 04/01/2017

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