Project Description

#El Nido#Coron#Poissons

On passe sur les 4h de van qui nous mène à El Nido depuis Port Barton. Une fois n'est pas coutume, le transport, on s'y fait. Son inconfort. Sa durée...

Arrivées autour de midi sur place, on sait que l'on a l'après-midi pour : - trouver un logement pour 2 nuits, - trouver des tickets de bateau pour Coron notre étape suivante, - trouver un Island hoping pour demain. Larges.

Votre mission si vous l'acceptez

Accostées par un gérant d'hôtel à notre arrivée au terminal de jeepney, on part en quête de son auberge, nous arrêtant partout en route pour vérifier ce que l'on pouvait trouver et à quel prix. On a pour habitude de booker sur le net un hôtel sans payer, comme ça si on ne trouve rien de mieux en arrivant, on est pas à la rue. On pensait l'avoir fait pour ici aussi. C'était sans compter sur l'erreur de saisie. Fred a réservé pour le 31 janvier au lieu de décembre. Un peu moins larges. D'autant que les 5 premières auberges nous informent être complètes. La sixième a une chambre mais assez chère. On savait que le budget ne serait pas le même ici donc on continue notre quête de l'auberge prometteuse du gars du terminal. En arrivant, ce qui devait être une chambre de 2 se transforme en dortoir de 12. Moins prometteur. On est pas difficiles mais 12 dans 15 mètres carré avec salle de bain commune et sans ventilateur. L'endroit a beau avoir l'air cool, on a moins envie d'un coup. Par conséquent on prend la plus chère qui s'avèrera être top. Chambre impeccable. Salle de bain nickel. Petit déjeuner. Filles de l'accueil trop sympas et super aidantes. On ne regrette pas une seconde.

 

Mission 2

Pour le bateau, Pierre Richard attitude oblige, grâce à la fille de l'hôtel qui a appelé partout pour nous, nous savons que le prendre le 2 janvier est compliqué. Certaines compagnies n'ont que 3 allers par semaine. Celle pas chère qui bosse tous les jours est en congé le 2. Car c'est le lendemain du 1er. Qui est le lendemain du réveillon. Allez comprendre. Du coup ultime possibilité. La plus chère. On décide de réserver. Notre planning est serré et nous préférons privilégier Coron à El Nido. Il faut aller pour 14h30 à la guitoune du gars. 15h, toujours personne en vue. On retourne à l'hôtel et la réceptionniste joint la personne par téléphone. Qui lui dit que désormais le bateau est complet. Ha ha. Ha. Ou pas. On décide de se pointer à la guitoune râler. Car les français râlent. Car ça défoule. Car... Inutile de s'énerver au final, le surbooking est monnaie courante ici et le petit gars de l'agence nous vend 2 billets en 2 minutes. Nous, effarées mais rassurées, le island hoping également réservé par l'hôtel, il ne nous reste plus qu'à préparer notre réveillon et à aller nous baigner.

La mer d'El Nido n'est pas très belle mais le cadre au top et il est trop tard pour nous rendre autre part. Installées sur le sable, nous assistons au balai des bateaux qui rentrent de leur journée en mer. Un nombre impressionnant !! Le tout en papotant avec un couple de suisses (encore des suisses) que le hasard nous fera rencontrer un bonne dizaine de fois encore ici ou ailleurs.

 

A la philippine, en mode typique low cost

Le réveillon ? Sur la plage. Pique-nique amélioré. Entourées de philippins qui font la chose que nous pendant que les occidentaux s'ennivrent dans les bars. Rhum ananas, apéro grignotti au rythme des vagues, au son de la mer et un final en beauté à minuit avec un superbe feu d'artifice sur l'eau. En rentrant nous prenons un dernier verre avec les filles de l'hôtel et la nouvelle année est déjà entamée. Dans 6h, il nous faudra nous lever pour une journée dans les îles.

 

Island hoping un jour, island hoping toujours !

Programme du jour, lagons, corail, barbecue sur la plage, snorkeling, banc de sable, îles, tortue, poissons. Dure vie !! Les couleurs sont une nouvelle fois à couper le souffle, tout va pour le mieux jusqu'à ce que Géna se fasse attaquer par un poisson d'au moins dix mètres de long. Bon ok 10 centimètres (elle est devenue un peu mythowoman depuis cette morsure). Mais bordel ! Marque des dents sur le pied, Fred derrière assiste à l'attaque sanglante sans broncher. Poisson fourbe qui prend en traître. Ça la fait rire. Géna beaucoup moins. Depuis, elle aurait presque peur des poissons !

La tempête de l'après-midi raccourcit un peu promptement la balade. Et oui, il ne fait pas toujours un temps superbe aux Philippines ! Il semblerait que décembre ne soit pas top cette année. Bien notre veine. Enfin on n'est pas à plaindre non plus, nous au moins, on a des températures positives...

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Le bilan El Nido ?

On s'attendait à un endroit touristique, on a pas été déçues. Pour 36h cela reste supportable. Néanmoins beaucoup trop concentré à notre goût. Les prix s'en ressentent. L'atmosphère aussi. Les paysages valent le déplacement mais ce n'est pas pour ce genre d'ambiance que nous sommes venues ici. Chacun ses goûts.

 

Le surbooking et ses conséquences

5h30 direction le port pour notre bateau de 6h30 qui ne partira qu'à 8h. "Philippino time" ils appellent ça. Un joyeux folklore. Un bateau full de blancs et qui laisse tout de même sur le carreau une trentaine de personnes. Premiers arrivés, premiers servis. Pour nous, tout se passe bien. 4h de navigation plus tard, nous arrivons à Coron, dernière étape de notre voyage aux Philippines.

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3 jours devant nous. Objectif plongée !

Quelques heures pour caler notre séjour à notre arrivée. L'auberge est super. Sur pilotis. Au cœur de la ville dans les habitations des locaux, cuisine à disposition. Basique mais efficace. Ça nous convient parfaitement. Après une tournée dans le centre (4 rues à tout casser), la plongée du lendemain est réservée. Au programme, deux épaves en bouteille et 1h de snorkeling. Le island hoping du surlendemain est aussi calé. Épave, lagons, lac... De l'eau. Turquoise. Du soleil. Un ciel azur.

Nous disposons donc de notre première soirée pour mettre le site à jour et cuisiner. Nous qui redoutions la Birmanie niveau réseau internet, c'est finalement ici que nous rencontrons le plus de problème. Dans la cuisine commune, deux gaz, des couteaux, des gamelles, un frigo. Un moment de bonheur qui n'augure que du bon pour nos prochaines trois semaines en camping-car en Nouvelle-Zélande. Hâte hâte ! Légumes sautés, marinade soja calamansi et gingembre, nouilles. Au top ! Ça change du riz et ça fait du bien !

 

Une première sur épave

Notre tout jeune niveau 1 de plongée est encore peu expérimenté. Coraux, récifs, pleine mer OK. Mais épaves peu ou pas. La petite de Sipalay nous l'avions contournée. Là nous allons rentrer dedans ! Vestiges de vaisseaux japonais datant de la seconde guerre mondiale, elles offrent une très grande biodiversité et sont l'occasion de varier les plaisirs.

La première, East Tangat, est petite, les incursions réduites et la palanquée trop importante. Contre 4 maximum normalement, nos 3 compères du jour sont maladroits, remuent le font et troublent l'eau. On garde nos distances et on profite de notre côté. On allait râler (encore) pour cette seconde plongée mais inutile, le guide l'a bien remarqué et propose de scinder le groupe en 2. Les françaises d'un côté, les néerlandais de l'autre. Dommage de ne pas l'avoir fait avant d'autant que le second guide était dispo sur le bateau. Bref. La seconde. Olympya Maru. 3 fois plus grosse. De grosses visites intérieures. Notre guide nous dit que si nous ne le sentons pas de part la noirceur du lieu, la possible claustrophobie, il sera temps sous l'eau de renoncer. C'est mal nous connaître ! Un check 15 mètres plus bas et nous pénétrons dans l'enceinte. Impressionnant !

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Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir !

On découvre à la lueur de la torche les interstices qui cachent de nombreux poissons. Leurs ombres sont plus grosses qu'eux. La vie foisonne ici bas. Le bateau est grand et nous passons d'une pièce à l'autre avant de le contourner par l'extérieur. Un check sur notre réserve d'air et le chef de palanquée est rassuré. Nous consommons peu, on peut y pénétrer de nouveau. Les photos, hélas, ne rendent rien mais croyez-nous, cette expérience restera gravée dans nos mémoires. Drôle de découvrir dans le faisceau lumineux toute cette vie qui sommeille. Ça donnerait presque envie de faire une plongée de nuit finalement !

Le lendemain, nous partons de nouveau en bateau mais cette fois à la découverte des îles environnantes. Nage, snorkeling, apnée sur épave à 8/10 mètres. Nous sommes quasiment les seules à parvenir à descendre. Pas de problème d'un point de vue air. Davantage sur celui de la décompression des oreilles. Beaucoup de choses à gérer. Une fille rencontrée le lendemain venue à Coron pour un stage de free diving finira d'achever notre envie de nous y initier. La bouteille c'est bien mais c'est un budget. L'apnée reste une alternative sur de nombreux sites peu profonds. Et de possibles nouvelles sensations...

 
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La demi-journée précédent notre départ en bateau pour Manille devait être à scooter, dans les environs. Une averse et une envie de grasse mat viennent mettre à mal ce projet. Finalement nous trainons, l'auberge s'y prête bien. Agréable, nous y faisons des rencontres. Un lieu de vie que l'on pourrait s'approprier facilement.

Les dernières cartes postales, notre achat bracelet souvenir comme dans chaque pays, quelques courses pour cuisiner notre dernier déjeuner maison. Les heures filent et l'heure d'embarquer sur le ferry arrive à grand pas. Nous y passons la nuit, esquivant la classe "touriste" pour partager notre pont avec quelques 200 autres personnes. Tv à fond, odeur de poisson, chien aboyant, coq hurlant. Un bonheur pour 15h de trajet. Le coucher de soleil sur le pont supérieur avec comme décor l'île de Coron et ses petites sœurs font oublier toute nuit difficile. L'expérience, l'aventure, la vie quoi ! Lever du jour au large de Manille, nous arrivons à l'heure, chose assez rare pour être soulignée.

Nous choisissons une auberge à 10 minutes de l'aéroport pour faciliter notre départ du lendemain à 5h30 et pour éviter de nous engouffrer dans le cœur de la capitale qui viendrait nous pomper toute l'énergie positive acquise au fil des îles ces dernières semaines. Balade au "Mall of Asia", plus grand centre commercial d'Asie si l'on en croit certains sites, courses, déambulations, déjeuner, goûter, pique-nique le soir en bord de mer. L'heure de se coucher arrive. Cette fois, le réveil sonne avant le lever du soleil. Là où les guides et hôtels recommandent le taxi pour l'aéroport, on privilégie un dernier jeepney collectif. Encore une bonne centaine de pesos économisées. D'autant que ce fut facile comme bonjour.

 

Au revoir les Philippines. Tes îles et ton soleil vont nous manquer mais cela sera vite compensé par tes voisines indonésiennes. Merci pour ton accueil et ta chaleur, encore une belle expérience que ta visite.

Publié le 07/01/2017

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