Project Description

#Retrouvailles#Chocolat#Baignades

Arrivées en Indonésie 2 jours avant les filles le temps de caler 2 ou 3 derniers préparatifs concernant notre semaine à 4.
Mission prioritaire, trouver un moyen de locomotion pour les différentes activités.
A Ubud les bus publics n'existent peu ou pas et pour se rendre à des endroits stratégiques pour ne pas dire touristiques, le chauffeur privé est monnaie courante. Ce qui est bien c'est qu'à 4, cela devient très intéressant comme moyen de se déplacer librement en privatisant la voiture et en établissant en amont les points à visiter durant les heures à venir.

  ;

Tout un programme

Notre dernière étape asiatique s'annonce donc parfaite. Des îles. Du soleil. Des amies.
La semaine est déjà pensée, les réservations d'hôtel faites, les filles ont tout géré depuis la France, à nous les 8 jours de repos. Repos relatif car le programme est sport et que la farniente aura peu libre cours. Mais bien plus qu'à notre accoutumée, on vous l'accorde.

Avec les filles on a rendez-vous directement à notre premier hôtel ensemble. On y arrive 10 minutes avant elles, juste le temps d'apprendre qu'ils ont fait du surbooking et que finalement aucune chambre ne nous est réservée.. Haha. Ou pas. Ça fait rire la fille de l'accueil. Nous beaucoup moins. Nous devions piquer une tête dans la piscine pour bien commencer les vacances, c'est raté !
Qu'à cela ne tienne, petit sprint jusqu'à la guesthouse où toutes 2 nous avons passé la précédente nuit afin d'essayer de nous dégoter 2 chambres de dernière minute.
En route nous rencontrons les filles fraîchement arrivées de l'aéroport déjà en plein reportage photo dans les ruelles balinaises. On prend une minute pour leur expliquer et les charier, on réserve notre nuit dans notre hôtel de secours et nous voilà après une bonne douche prêtes pour partir à la découverte d'Ubud.

 

Les retrouvailles

Bizarre de voir des têtes connues après 3 mois à 2. Bizarre et naturel. Les amies, ici ou ailleurs, cela ne fait aucune différence et notre soirée à papoter autour d'un premier (d'une longue liste) plat de nouilles sautées n'est qu'une de plus parmi celles qui ont lieu en France.
Prendre des nouvelles, échanger les premières impressions, parler de la France... Blablabla. 4 filles. On ne vous fait pas de tableau.
En rentrant retrouver notre chez nous d'une nuit, il est l'heure d'ouvrir les colis. Car oui, nous avions passé commande de pas mal de choses, profitant de leur venue dans notre lointaine contrée.

Au menu (note importante pour nos lectrices et lecteurs : des extras ont été ajoutés à notre commande initiale par les filles) : - 1,5kg de M&M's (on est des accros on l'avoue), - 4 tablettes de chocolat, - des Célébrations, Ferrero Rocher et Raffaello pour fêter Noël, - des Crocodiles, - 2 polaires (car avec une seule c'est difficile le jour des lessives), - 1 livre (on continue à se culturer au bout du monde sur une plage de sable fin), - 1 téléphone (celui de Géna est capricieux), - une prise USB allume-cigare pour notre van en NZ, - des médicaments (pour remplacer ceux avalés), - 2 déodorants (on veut sentir bon), - 2 dentifrices (ce sont des spéciaux pour Fred), - 2 boîtes de tampons (car c'est une denrée rare en Asie). A vous de deviner ce qui n'était pas commandé :)
A cela s'ajoute une casquette digne de ce nom (les amies stylistes de pacotille de Géna n'aimaient pas la précédente) et un bracelet (cadeau de Noël).

De quoi alourdir considérablement nos sacs ! C'est pourquoi assez rapidement nous décidons de les alléger en ingurgitant massivement toute la partie sucrée. Et bim dans les... Sens du sacrifice oblige.

Waterproof palace Tirtagangga IMG-20170112-WA0041
 

Ubud. Mont Batur. Amed. Tirtagangga. Sidemen. Gili Air. 8 jours.

Balades, visites de temples, pauses sucrées, ascension de nuit du volcan Batur, apprentissage de la belote, plats de nouilles, pieds dans l'eau, averses, jus de fruit, baignades, découverte du snorkeling, poncho attitude et selfies narcissiques (vive la perche achetée par Audrey tout spécialement pour cette occasion).
En gros. Pendant 8 jours.

 ,

Les filles ont bien profité de leur vacances

2 massages au bord de la piscine pour se détendre en mode princesses qui ressortent toute flagada.
Une première en snorkeling pour Nathalie qui a pu découvrir les fonds marin de Amed en compagnie de Fred.
Et un challenge accompli à 4, gravir le Mont Batur pour le lever du soleil. Mission accomplie. De beaux souvenirs entre filles.

Par contre la pluie dès que les filles ont eu posé un pied sur le sol Indonésien on en parle ? Et pas une goutte après leur départ. Drôle de coïncidence non ? Merci qui ? Merci les filles...

Ça file vite 8 jours. Car après 48h passées sur Gili Air, il est déjà temps de séparer nos routes.
Finies les soirées belote en mangeant des Chacha (M&M's locaux, car les 1,5kg ne sont plus), les hôtels luxueux, les après-midis farniente.
Les filles retournent vers Bali, nous poursuivons vers Lomboc, île voisine.

IMG-20170112-WA0033 IMG-20170111-WA0016
 

Lomboc, on a mal joué

Comme on a voulu profiter des filles au maximum, un peu de laisser-aller dans nos préparatifs s'est imposé et on le sent passer.
Première déconvenue, la croisière de 4 jours ralliant Lombok à Flores, l'étape suivante, est fermée pour 2 mois. On arrive une semaine trop tard.
Un peu (voire beaucoup) dégoûtées, on décide néanmoins de nous rendre à Lombok, encore assez peu touristique et à portée de rames.

20170118_070149
 

Deuxième déconvenue, nous qui décidons de nous poser 4 jours au même endroit pour naviguer autour et rester pas trop loin de l'aéroport et ainsi faciliter notre départ (plus de croisière donc avion, on fait l'impasse sur les 30h de bus/bateau proposés par les agences de tourisme à un prix même pas vraiment intéressant), on apprend que l'aéroport est en fait fermé et qu'il faut aller au nouveau plus au sud.
Nous qui hésitions entre nous poser au nord ou au sud...

Troisième déconvenue, les spots de plongée sont autour de Gili Air et ses 2 petites sœurs, îles dont nous venons et où nous n'avons pas particulièrement envie de retourner.
Le second spot n'est accessible qu'aux seuls niveaux 2 que nous n'avons pas (j'entends déjà Patrick ajouter "encore" à mon "pas").
Décidées à au moins aller snorkeler vers des îles plus au sud, elles s'avèrent moins accessibles par la mer due à une météo capricieuse et sont peu aguichantes par la terre pour ensuite prendre un bateau. Ajoutez à cela un coût très (trop) important, on abandonne l'idée.

Quatrième déconvenue, alors que nous apprenions que la croisière entre Lombok et Flores n'était plus, à cela s'ajoute l'ascension du volcan Rinjani. 3 jours 2 nuits avec de trop gros risques de pluie, il en faut moins pour stopper la saison (on apprendra ensuite que le 2 jours 1 nuit était possible mais de ce fait on accédait pas à la même hauteur et au même panorama, le tout pour une coût toujours aussi important).
Autre plan pourri donc. Des volcans, on a encore 2 semaines pour en voir.

 

"On aurait dû"

- On aurait dû venir à une autre saison, plus sèche (ça on s'en doutait mais on ne pensait pas que cela impacterait autant notre programme).
- stratégiquement, on aurait dû se poser au sud directement en arrivant à Lombok. Les plages y sont paraît-il superbes.
- On aurait dû anticiper davantage (mais d'habitude on anticipe trop alors faudrait savoir un peu !)

Changer maintenant de ville pour 2 jours c'est beaucoup de logistique et on n'a pas envie de se compliquer la vie. Et surtout pas pour des plages aussi belles soient-elles.
Comme on sait manquer sûrement de temps sur notre prochaine étape, on décide donc de ne passer qu'une seule grosse journée à Lombok sur un 2 roues pour visiter terre et mer et de partir le surlendemain pour Flores.
Réactivité. Choix. Compromis.

 

Notre 2 roues et nous

Difficile de trouver un scooter qui a tout pour plaire. Pneus non usés jusqu'à la moelle, freins corrects, lumières et clignotants, rétroviseurs. Comme on est exigeantes on ajoute bien sûr papiers d'assurance à la liste. Haha. Le scooter de notre guesthouse qu'il nous vend comme top moumoute récent trop bien n'a pas de feux stop derrière. Vu la conduite des indonésiens, on rechigne un peu. Le propriétaire prend la mouche et nous dit d'aller louer dans le centre dans ce cas. Bon bah on n'a plus trop le choix en fait.
On récupère le centre et le premier vendeur le bon. L'heure tourne et notre patience est limitée.
Celui-là a tout pour plaire, on négocie (un peu) le prix pour le principe et pour l'avoir moins cher qu'à la guesthouse. Le frein arrière est un peu pourri mais les papiers sont dans le coffre. On sait les flics un peu tatillons et aux aguets pour récupérer le moindre back chiche. Là ça n'arrivera pas, nous sommes en règle.

 

Plage et campagne

130 kilomètres. Dans les collines, les rizières, les chemins embourbés, caillouteux (le GPS ne faisant aucune distinction entre route goudronnée et route où un 4x4 aurait été utile), les villages, les bords de mer.
Si les visages de la ville sont fermés, ceux des coins plus reculés s'ouvrent régulièrement.
Les enfants d'abord. On circule au sein de nombreux bourgs vers midi, heure de sortie de l'école. Belle coïncidence. Les nains en uniformes sont nombreux en bord de route et les "Hellooooo", "how are you" et autres high-five à notre passage sont légion.
Également des grands gestes et "hello" spontanés de mères de famille.
Le sourire est un langage international qui nous réconcilie avec notre début compliqué sur cette île.
Le soleil brille et brillera tout du long et le vert des rizières vient une nouvelle fois contraster avec splendeur le bleu du ciel.

20170118_072952 20170118_070156
 

Lomboc

C'est une (grande) île où la religion musulmane prédomine grandement. Les mosquées sont innombrables. Dans des états toutes très différents. De la flambant neuve à la délabrée, de l'immense à la riquiqui, seul point commun, un appel à la prière audible de partout quelque soit l'état. Déjà testé sur Gili Air, cet appel ponctue la journée de moments plus ou moins agréables à l'oreille, qualité vocale du muezzin oblige.
Les petites filles sont elles plus ou moins voire entièrement voilées pendant que les petits garçons jouent en short et chemisette. Aucun jugement mais toujours autant d'étonnement et de questionnement à ce sujet. Liberté de choisir ou non. Bref. Autre débat.

 

Pause déjeuner indonésien

Au menu, des fruits locaux achetés sur le bord de la route, salak pour l'un, odeur et forme peu ragoutante au prim abord mais délice pour Géna et un autre chevelu rouge donc le nom nous est inconnu mais qui à l'intérieur ressemble à un litchi (Fred adore). Ajoutez à cela quelques crackers, voilà le repas parfait !
Notre pause alimentaire sur une plage perdue en compagnie de pêcheurs revenus de la mer provoque également l'étonnement.
On aura l'occasion à de nombreuses reprises de se faire la remarque que les occidentaux doivent peu traîner dans les parages. Mais c'est exactement ce que nous recherchons.

On admire le travail collégial des habitants du "village". A peine le bateau poind à l'horizon et voilà déjà 10 bonnes âmes au moins qui s'approchent du rivage pour sortir le navire de l'eau et participer activement au "dépouillage" du filet. Le dîner est en jeu, femmes et hommes travaillent main dans la main pendant que les enfants se baignent nus dans les rouleaux. Ces moments où l'on se dit qu'il fait meilleur vivre ici qu'à Paris quand on est sans le sou.
Une vie de village, de partage, de mer. Autre chose que les trottoirs gris de la capitale. Ça nous rappelle une chanson tiens. "... la misère serait. Moins pénible au soleil".

Les photos sont peu faciles à prendre lorsque des visages sont en jeux. Certains refusent, d'autres se tournent, on n'insiste pas, on garde des souvenirs plein la tête. C'est là l'essentiel.

Une seule journée certes. Mais une belle. Un beau tour d'horizon. Alors non, nous n'avons pas visité Lombok, on ne peut le prétendre. Néanmoins nous repartons avec une belle image de cette île qui a sûrement beaucoup à offrir. Rapidement néanmoins. Car le tourisme se développe très rapidement.
Resorts et agences de tours organisés à la journée jalonnent les bords de plage et il en faudra peu pour rendre cet endroit rapidement insupportable, d'autant que cette île apprend vite et elle s'économise les années d'expérience de ses voisines en prenant directement les mauvais plis.
Matraquage touristique dans la rue, manque de respect de la nature au profit du tourisme, prix à la hausse et manque de possibilité de faire les randonnées et visites librement, sans guides, sans donations finalement obligatoires, bref sans payer. Dommage.

 

Le temps de booker note vol pour le lendemain matin et nous filons aux premières heures de la journée pour l'aéroport.
Flores, autre étape, pour 2 semaines.
Un beau programme qui va vite tourner court...

Publié le 25/01/2017

Project Details

Tags: