Project Description

Durant nos longues heures de transport, on écoute depuis décembre, grâce au précieux conseil de Geneu, des podcasts via l'application RF Podcast. Catalogue d'émissions de France Inter, France Culture, France Info, elle propose une grande diversité de sujets qui selon nos humeurs viennent occuper nos trajets.

Un des derniers écoutés, une série documentaire, "Variations sur la beauté" (France Inter, émission LSD), en 4 épisodes, le premier traitant de la beauté qui soigne.
Au delà de l'idée de curer, elle parle du ressenti, de l'émerveillement, de la sensation de bien-être et d'épanouissement qui se trouve dans chaque instant, lieu, événement qui, selon nos propres références, va provoquer ces moments d'harmonie et de bonheur. Et également, comment, d'un point de vue scientifique, notre corps réagit face au beau et pourquoi il en redemande.

 

Cet épisode fait écho à ce voyage.
Nous n'avons rien à soigner mais nous sommes en quête perpétuelle du beau qui se cache dans une montagne, une vue sur la mer, une musique traditionnelle, une œuvre d'art, une rencontre et le sourire d'un souvenir à jamais gravé. Sensation d'ivresse et de complétude devant ces moments souvent simples mais à nos yeux on ne peut plus remarquables.
Car après tout, pourquoi parcourir des milliers de kilomètres si ce n'est pour emmagasiner ces moments de beauté qui, faute de soigner, augmente considérablement notre capital bonheur.
Et on en redemande. Une quête perpétuelle, telle une drogue, le cerveau réclamant sa dose de dopamine, d'adrénaline, d'endorphines. Toujours plus, plus souvent.

A notre arrivée en Birmanie, nous avions entendu une conversation entre 2 françaises, une se demandant "ce que tous ces gens avaient à faire des tours du monde d'autant qu'à force d'accumulation, on ne profitait plus, on ne pouvait plus dissocier tant de moments uniques, que voyager ainsi, n'avait pas de sens". Cette conversation nous avait posé question.
Aux premiers pas de notre périple, il nous était encore difficile d'avoir un avis précis sur la question faute de recul. Néanmoins un doute était né. Après 7 mois de voyage, il n'est plus. Car oui on passe encore des heures à regarder l'océan, à s'émerveiller devant une montagne, que l'on a toujours un sourire complice lorsque l'on sait vivre un moment unique. Un de plus. Chanceuses que nous sommes...

Ce qui n'aurait pas de sens serait de se priver de ces moments. Et pas besoin de partir si loin pour les vivre, le beau se cache partout, il suffit d'ouvrir grand ses yeux pour le débusquer. Et de profiter.

 

A développer sur le même sujet, le syndrome de Stendhal. A couper le souffle.

Project Details