Project Description

 

T'yas cru que les poissons ils voulaient se laver les écailles au Tahiti douche ?!
Voyager en mode jeune et roots en Nouvelle-Zélande veut souvent dire dormir dans sa voiture en break et donc ne pas avoir de douche.
2 solutions s'offrent donc au voyageur : ne pas se doucher ou payer pour aller laver son corps dans une douche publique. Le pays regorge de possibilités en la matière car ici tout est pensé pour faciliter la vie du routard qui n'a pas les moyens de se payer un camping-car avec douche balnéo.

Une troisième solution, évidente après coup, émerge donc au cas où le bipède ne souhaite ni payer, ni dégager une odeur fétide. Ou tout simplement car il trouve l'idée géniale.
Attention roulement de tambour... La douche sauvage !
Pas celle dont on vous parlait en récupérant l'eau du shampoing dans un seau et en la jetant ensuite aux eaux usées. Mais celle qui consiste, tel un Robinson des temps modernes à piquer une tête dans la rivière dont la Nouvelle-Zélande est largement pourvue.
Rien de grave pensez-vous !?

Ça se complique quand le (ou "la" car la démarche est très largement mixte) rebelle emmène avec lui et sa petite serviette bleue Décathlon qui sèche en 2 minutes, son Tahiti douche ou l'un de ses nombreux cousins. Le rebelle frotte son corps et ses cheveux aux yeux de tous (souvent toute l'aire de camping profite de la scène, c'est pourquoi nous pouvons témoigner de faits avérés), fait mousser à outrance avec des produits qui n'ont pas pour vocation à se retrouver dans les eaux transparentes kiwi. Et dans n'importe quelles eaux d'ailleurs. Car NON ! Le poisson, la faune locale et les plantes ne veulent pas eux se laver les écailles avec un produit chimique senteur fraise. Que toi humain tu choisisses de le faire c'est une chose. Mais fais-le au bon endroit s'il te plaît.

On vous entend déjà penser que l'on fait du zèle avec notre pensée bio-écolo-bobo. Que nenni.
Si l'on compte 3 500 000 voyageurs par an sur ces 2 îles que forme la Nouvelle-Zélande, qu'on estime à 1% (et on est gentilles) le nombre de personnes ayant cette démarche pour le moins déroutante. Cela fait, sur une moyenne de 3 semaines de voyage et à raison d'une douche tous les 2 jours, (on arrondit à 10 douches) quelques 350 000 douches par an.
Alors toujours anodin ? Pas si l'on pense aux 10ml utilisés pour se laver soit 3 500l par an qui se mélangent tranquillement aux eaux le plus souvent sacrées de notre beau pays kiwi. Soit l'équivalent de 2 333 bouteilles de coca qui se déversent chaque année dans les eaux néo-zélandaises. Vous nous suivez ?!

Alors oui c'est roots, c'est rebelle, c'est bon, c'est vivifiant, mais non ce n'est pas acceptable. (Car en plus on ne vous parle pas de la vaisselle au Mir senteur citron qui y est aussi faite. Quotidiennement elle...) .

  A méditer...

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